Conférence Global Development Network
Du 28 au 30 octobre à Clermont-Ferrand, France
Thème : La transformation numérique inclusive – impacts sociaux et innovations technologiques
Participer à cette conférence a été une occasion exceptionnelle d’entendre réfléchir des spécialistes des sciences sociales, des chercheurs de tous horizons et des acteurs du développement des quatre coins du monde, passionnés de sciences et de technologies. Les participants au colloque, venus aussi du monde entier, ont discuté d’enjeux liés au travail de 60 millions de filles pour soutenir l’éducation des filles dans les pays du Sud via les avancées technologiques.
Le panel sur la souveraineté numérique a abordé la question des données générées par les citoyens eux-mêmes, un concept qui permet aux communautés – notamment dans les pays politiquement instables – de collecter et de protéger leurs données. Les enjeux liés aux changements climatiques, au développement de contenus et à l’expansion des technologies dans les pays à faible revenu ont été largement discutés notamment pour les communautés autochtones et les états fragilisés par des secousses politiques.

L’apprentissage numérique hors ligne pour les communautés isolées – 10 ans d’expérience terrain sans connexion internet !
Notre atelier nous a permis de présenter le développement du laboratoire d’apprentissage mobile (LAM) à un nouveau public composé professionnels d’ONG et d’éducateurs. Notre session affichait complet !
Nous avons expliqué comment le serveur RACHEL combiné à l’utilisation de l’énergie solaire, avait la possibilité de fournir un contenu éducatif de qualité, à faible coût, adapté au contexte local dans les régions les plus isolées du monde. Les participant.es inscrit.es à notre atelier venaient de partout ! Du Salvador, du Vietnam, du Myanmar, du Brésil, du Nigeria, du Ghana, de l’Inde, de l’Afghanistan, du Népal, du Togo, de Papouasie-Nouvelle-Guinée… Ils ont beaucoup échangé sur les difficultés à soutenir leurs écoles communautaires. Et elles sont nombreuses.
Lorraine Swift, directrice générale de Change for Children – un partenaire de longue date de 60 millions de filles – a présenté l’ampleur du déploiement du LAM depuis six ans dans les communautés autochtones du Nicaragua et du Guatemala. Abordant la formation des enseignants, l’intégration du LAM dans les pratiques pédagogiques, en passant par la création de contenu sur les changements climatiques, tout cela à travers le prisme des réalités autochtones… les participants ont pu saisir les défis de collectivités qui s’efforcent de réduire leur fracture numérique.
Diego Demerval, professeur à l’Université fédérale d’Alagoas et membre du conseil d’administration du Centre d’excellence en technologies sociales (NEES) au Brésil, a abordé la question de l’IA« déconnectée» pour les communautés n’ayant pas accès à internet. Il a indiqué qu’au Brésil, plus de 20 000 écoles sont dans cette situation. Selon les recherches qu’il a présentées, il faudrait une centaine d’années pour que tous les élèves aient accès à internet au rythme actuel du déploiement. Dès lors, comment rejoindre plus efficacement ces élèves et leur offrir une éducation qui leur permette de développer des compétences numériques et l’esprit critique nécessaires pour évoluer dans notre monde hyperconnecté ?
NEES a développé plusieurs approches en tenant compte des technologies disponibles – ou leur absence – dans les pays à faible revenu. En identifiant les compétences des enseignants et les technologies existantes dans leur communauté, il est possible de concevoir des applications intégrant l’IA, non pas comme un accès à des outils tels que ChatGPT, mais comme un soutien direct aux enseignants dans leur mission pédagogique.
L’enseignante utilise son téléphone intelligent pour photographier les copies d’examen manuscrites de ses élèves. Les photos sont ensuite téléchargées et numérisées sur une plateforme dédiée. Les textes sont évalués par intelligence artificielle (IA) selon des critères précis ( tels que grammaire, vocabulaire, syntaxe. ) Les résultats individuels et collectifs sont retournés à l’enseignante à travers une application sur son téléphone intelligent, ce qui lui permet d’avoir une vue d’ensemble des performances de ses élèves en moins de… 5 minutes.
Dans des classes surchargées de 50, 60 ou 70 élèves, au sein de communautés aux ressources limitées, ce type d’application fait gagner un temps précieux à l’enseignante. Ce retour d’informations immédiat fournit de données pertinentes sous forme de tableau de bord pour mieux identifier les besoins de la classe. Tout cela avec la simple utilisation de crayons et de papier, et la possibilité de prendre des photos avec un téléphone intelligent. Cet exemple percutant illustre l’impact significatif que l’IA peut avoir dans les écoles qui n’ont pas accès à internet aujourd’hui.
Sous toutes les latitudes, une éducation de qualité est la base du développement des sociétés. Qu’il s’agisse d’améliorer la santé des populations, de réduire la pauvreté, d’établir la stabilité politique, d’augmenter les revenus, de lutter contre les changements climatiques, d’abaisser le taux de mortalité maternelle et infantile, d’améliorer les performances économiques, tout passe par une éducation de qualité.
Les filles et les femmes comptent pour plus de la moitié de la population de la planète. Pouvons-nous encore longtemps nous passer de leurs compétences pour la suite des choses ?
Rejoignez-nous pour soutenir les filles et leur garantir, ainsi qu’aux garçons, ce droit fondamental à une éducation de qualité.
Rejoignez la conversation
Nous vous invitons à découvrir des applications concrètes et réelles de l’IA qui soutiennent déjà les enseignants et les élèves du Brésil à l’Ouganda et au-delà. Il ne s’agit pas de possibilités théoriques, mais de solutions éprouvées qui font la différence aujourd’hui.
Ne manquez pas cette occasion de faire partie de la solution.
Nous partagerons également un aperçu de nos deux projets exceptionnels rendus possibles grâce à la générosité des donateurs qui répondront à l’appel de notre campagne de financement 2025 : l’autonomisation des filles grâce à l’éducation numérique sur le climat et l’apprentissage par l’expérience au Ghana, et le soutien à l’éducation sur le changement climatique au Rwanda.
Inscrivez-vous dès maintenant à notre conférence virtuelle
> EN FRANÇAIS : le mardi 18 novembre, de 17 h 30 à 18 h
> EN ANGLAIS : le mercredi 19 novembre, de 17 h 30 à 18 h
Ensemble, nous pouvons exploiter le potentiel de l’IA pour créer un impact durable et transformateur pour les collectivités qui en ont le plus besoin.