POSTED BY 60milliongirls | Juin, 28, 2022 |

De petits changements peuvent modifier les mentalités

« Je n’ai jamais pensé qu’une fille pouvait faire ceci. »

Ce sont les paroles d’une fille, qui a participé à notre projet en Sierra Leone, au gestionnaire du projet We Day Kam Back, un projet que nous finançons par l’intermédiaire de notre partenaire CAUSE Canada. Grâce au tutorat personnalisé, au mentorat et à l’engagement communautaire engagés, nous espérons modifier la façon de penser en ce qui a trait à l’éducation des filles, démontrant aux parents que les filles peuvent et doivent demeurer à l’école et qu’elles peuvent contribuer envers leurs communautés de façons novatrices.

Dans un district rural dans le nord de la Sierra Leone où ce projet a lieu, la plupart des familles vivent très pauvrement et avec des ressources limitées; elles ont tendance à prioriser l’éducation de leurs fils. Dès l’âge de douze ou treize ans, alors que les filles terminent leur éducation primaire, elles quittent souvent l’école pour aider leurs familles, éventuellement devenant de jeunes épouses et mères elles-mêmes. La majorité des filles dans cette communauté n’ont pas d’autres options, et, elles ne connaissent pas les possibilités qui existent autres que la prestation de soins.

En Sierra Leone, seulement 67 % des jeunes de l’école primaire et 46 % des étudiants les plus pauvres complètent l’école primaire. Moins de la moitié des enfants et adolescents terminent obtiennent un diplôme du premier cycle de l’enseignement secondaire; ainsi, le taux d’alphabétisation chez les jeunes est très faible, seulement 57 % des filles de 15 à 24 ans peuvent lire une phrase simple; mais, 80 % des garçons peuvent le faire.

En fait, la piètre qualité de l’éducation à l’école fait que les jeunes en Sierra Leone qui désirent poursuivre leurs études au secondaire sont souvent bloqués à cause de leur faible performance aux examens nationaux requis. Les succès quant à l’apprentissage en bas âge sont un bon indicateur du succès scolaire futur, et les données démontrent que seulement 6 % des jeunes de 2e et 3e années ont atteint un niveau minimal de compétence en lecture et en mathématiques.

La nouvelle politique du gouvernement quant à l’éducation, la National Policy on Radical Inclusion in Schools, a fait de grands pas afin d’améliorer l’accès à l’école et la qualité de l’éducation à la suite d’importantes consultations avec les communautés et le nouvel accent placé sur l’apprentissage de base. Le pays a aussi amélioré sa cueillette de données afin de permettre au ministère de l’éducation (et aux parents) de mieux évaluer les progrès.

Entre-temps, We Day Kam Back offre aux adolescentes une occasion de relancer leur scolarité. Le projet que nous avons financé, qui prendra fin bientôt, vise à rehausser non seulement la qualité de l’éducation mais aussi la façon de penser qui favorise le maintien des filles à la maison et non pas à l’école.

Des tutrices formées ont offert deux heures d’apprentissage par jour afin de permettre aux étudiantes d’atteindre le niveau académique requis pour réintégrer l’éducation formelle. Les clubs de mères ont reçu l’aide nécessaire pour aider les étudiantes à bien poursuivre leurs études, et des activités de sensibilisation ont permis d’impliquer toute la communauté, les parents avant tout, pour appuyer les efforts de leurs filles. Par exemple, plusieurs familles ne savaient pas que la Sierra Leone avait modifié une loi permettant aux filles enceintes d’aller à l’école. Cette information a aidé à modifier la façon de penser et favoriser la réalisation que toutes les filles devraient poursuivre leur éducation.

Le dynamisme du projet a augmenté l’engagement prévu de 640 filles à l’accueil à 800 filles au programme de tutorat dont toutes ont complété l’année scolaire avec des gains en mathématiques et en lecture démontrés lors des évaluations à la mi-session et à la fin de la session.

Plusieurs des tutrices ont grandi dans ces communautés rurales isolées; mais, elles étaient revenues après avoir complété leur éducation en ville. Toutes savaient utiliser notre Laboratoire d’apprentissage mobile – une technologie hors ligne avec des jeux amusants et interactifs ainsi que des applications pour appuyer l’apprentissage des étudiantes. En plus d’aider les étudiantes en lecture et en mathématiques, les tutrices agissaient comme mentors et offraient de l’appui et du counseling constant aux filles, les encourageant à poursuivre leur éducation.

Nos partenaires à CAUSE Canada étaient très excités de nous présenter ces résultats, transmettant l’espoir que ces petits changements pourront, au fil du temps, aider à changer les normes et que les adolescentes pourront se voir dans des rôles qui dépassent la maternité et la maison. Nous ne pouvons concevoir tout ce que ces jeunes pourront réaliser!

TAGS : CAUSE Canada Laboratoire d'apprentissage mobile Sierra Leone

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