POSTED BY dev@concept9.ca | Feb, 02, 2013 |

Changement et continuité
Par Wanda Bedard

Avec l’arrivée de 2013 et la fin d’une autre année remplie de succès, 60 millions de filles est prête à aller de l’avant avec de nouveaux projets continuant à promouvoir l’éducation des filles.

Depuis 2006, nous avons ensemble investi un total de 1,4 million $ dans 14 projets répartis dans 12 pays, le tout pour aider plus de 10 000 enfants. Au fil des ans, nos projets ont été fort différents : construction d’écoles, projets mettant l’accent sur l’hygiène et l’accès à l’eau potable, bourses d’études, fournitures scolaires, développement de modèles de rôles et de mentors, formation d’enseignants, clubs de filles et de femmes, classes de rattrapage, formation en droits humains ou encore implication des communautés – en fait tout ce qui était nécessaire, dans chaque communauté, pour faire en sorte que les filles puissent aller à l’école et s’y épanouir.

Chacun des projets que nous avons appuyés impliquait un montant de 100 000 $, généralement d’une durée d’un an. Certains de nos partenaires ont utilisé ces fonds sur une période de 2 ou 3 ans. Dans certains cas, lorsque survenaient des changements, de la violence ou de l’insécurité non prévus au départ, le projet était prolongé de façon à s’assurer que l’argent était sagement investi, en dépit des événements imprévus et des défis auxquels devaient faire face les communautés.

Pour 2013, nous avons privilégié autant le changement que la continuité.

Concrètement, cela signifie que 60 millions de filles va financer 2 projets, pour une valeur totale de 400 000 $. L’un se situe en Éthiopie, l’autre au Kenya.

february2013_01Le projet en Éthiopie, d’une valeur de 100 000 $, sera réalisé en partenariat avec l’organisme Right To Play. Il s’intitule « Réaliser une éducation globale pour les filles en Éthiopie ». C’est un projet qui utilise le sport pour favoriser un environnement d’apprentissage. Il mobilise les communautés afin qu’elles favorisent la scolarisation des enfants, en particulier celle des filles. Les enfants participant à ce programme vont bénéficier d’une connaissance accrue des pratiques d’hygiène et vont acquérir des connaissances de vie. Dans le passé, une participation régulière à des programmes semblables a montré qu’ils aidaient à développer des réseaux de pairs plus forts et à améliorer l’environnement social de l’école, contribuant ainsi à diminuer le décrochage tant chez les garçons que chez les filles, à favoriser le succès scolaire, à diminuer les résistances à l’éducation des filles et à améliorer la qualité de l’enseignement.

Ce programme d’apprentissage centré sur l’enfant et utilisant des méthodes basées sur le sport et le jeu constitue un moyen unique de favoriser une plus grande compréhension entre garçons et filles en les faisant participer ensemble à des activités parascolaires, les aidant par ces méthodes à devenir des partenaires égaux dans l’apprentissage et le jeu.

Un deuxième investissement majeur de 60 millions de filles pour 2013 et 2014 est une subvention de 300 000$, en partenariat avec Enfants Entraide, pour la construction de l’École secondaire pour filles Oleleshwa au Kenya. Depuis notre investissement dans ce pays en 2007 – avec le même organisme – pour mettre en place l’École primaire Oloosiyioi dans la région du Massaï Mara, le nombre d’enfants ayant complété le primaire, particulièrement les filles, a augmenté de façon continue. Par exemple, seulement l’année passée, Enfant Entraide a constaté une augmentation de 11% de l’inscription des filles à l’école primaire. Elles obtiennent d’excellents résultats scolaires, allant même au-delà des normes nationales. Le problème est que, dans bien des cas, elles ne peuvent par la suite continuer leurs études au secondaire.

february2013_02

Pourtant, une fois leur primaire complété avec succès, ces filles voudraient bien poursuivre leurs études. Cela est important pour elles. En effet, tant les recherches que notre propre expérience ont montré que cette période du début de l’adolescence est cruciale dans la vie des jeunes filles : si elles restent en classe, cela peut leur éviter des mariages forcés, des grossesses précoces et donc décroître le taux de mortalité infantile. Cela leur permet également d’augmenter leurs possibilités d’un bon revenu, offrant ainsi une base économique plus solide à la fois pour leur propre famille mais aussi pour toute leur communauté.

Grâce à notre nouveau projet, les filles Kipsigis, Kisii et Massaï vont désormais être en mesure de poursuivre ensemble leurs études secondaires dans une école offrant des laboratoires d’informatique et de sciences pures, des classes d’art et de musique, un potager scolaire, des facilités sportives et des résidences. L’établissement va suivre le programme officiel d’études secondaires du Kenya, mais en faire beaucoup plus ! C’est que l’École secondaire pour filles Oleleshwa ne fera pas qu’offrir une éducation de qualité : elle fournira en outre une formation aux compétences de vie et au leadership dans la communauté. Ces liens étroits avec leur milieu vont faire en sorte que les filles auront l’appui de leur famille et que leur culture sera conservée dans leur apprentissage. On les préparera aussi à travailler dans l’économie locale en tant que partenaires du développement de leur région.

Changement et continuité. De nouveaux projets, de nouvelles approches, oui, mais également la poursuite de ce qui a été fait dans le passé. Cela signifie développer les investissements et conserver les partenaires qui, dans le passé, ont favorisé une meilleure compréhension des communautés où qu’ils ont touchées et où ils ont eu un impact profond.

60 millions de filles est constamment à l’affût de nouvelles façons d’investir pour faire en sorte qu’un plus grand nombre de filles ait accès à une éducation de qualité. Les femmes représentent la moitié de la planète. On ne peut se passer de leur intelligence, de leurs talents et de leurs compétences. Six années passées à apprendre et à investir dans l’éducation des filles, 14 projets répartis dans 12 pays, tout cela nous a enseigné énormément au sujet de ce qui fait un bon partenariat, une écoute des communautés et l’encouragement à des programmes bien structurés dont les résultants sont tangibles et mesurables.

Nous sommes sûrs d’une chose : si l’on investit dans une fille – elle fera le reste !

Visite sur le terrain en Sierra Leone
Par Vida Fereydoonzad

C’est le temps de l’année où notre fondatrice, Wanda Bedard, fait ses bagages pour aller visiter l’un de nos projets sur le terrain. Pour 2013, sa destination est la Sierra Leone en Afrique de l’Ouest, plus précisément la région de Koinadugu.

C’est là en effet que la Fondation 60 millions de filles subventionne un projet de deux ans (2012-2013), en partenariat avec CAUSE Canada. Wanda, accompagnée de ses filles, Liah Fereydoonzad et moi-même, ainsi que de Negin Atashband, notre designer graphique, seront reçues à bras ouverts. En tant que membres du comité exécutif de 60 millions de filles, nous avons hâte de constater de visu, sur le terrain, comment ce programme, à l’instar de nombreux autres, peut transformer la vie des filles de cette région, individuellement et dans leur communauté.

Nous rencontrerons quelques-uns des 4 515 élèves et 120 enseignants de ce projet qui touche 15 écoles, ainsi que certaines des 20 boursières – le tout réalisé en partenariat entre 60 millions de filles et CAUSE Canada.

Suivez-nous sur Twitter et sur notre blogue car nous partagerons nos histoires et nos réflexions sur notre périple (et, espérons-le, une ou deux photos !).

Note : Nous voudrions préciser que ce voyage est entièrement défrayé par Wanda, Liah, Vida et Negin, et qu’aucune somme d’argent n’est prise sur les fonds de la Fondation 60 millions de filles ou de CAUSE Canada.

Vos milles font une différence
Par Lesley Stewart60 millions de filles est heureux de vous annoncer que nous sommes une œuvre de charité participante dans le programme d’entraide d’Aéroplan intitulé Mille Gestes. Vous pouvez désormais offrir vos milles Aéroplan à la fondation que nous pourrons échanger contre des vols, des locations de voiture et des dépenses d’hôtel pour nos conférenciers invités. Nous pourrons aussi recevoir des produits ou des services pour la fondation. Il n’y a que 4 étapes faciles à suivre pour faire un don ! Les voici :

  1. Cliquez sur ce lien : Aéroplan donnez.
  2. Cliquez sur DONNEZ MAINTENANT.
  3. Entrez votre numéro de compte Aéroplan ainsi que votre mot de passe.
  4. Faites votre don !

Êtes-vous branché?
Par Natalie Karneef

Êtes-vous branché? 60 millions de filles est sur Twitter, Facebook, LinkedIn et dans la blogosphère ! Suivez-nous pour vous renseigner sur nos partenaires, nos événements, nos conférences, nos projets de collecte de fonds passés et présents, ainsi que des histoires inspirantes sur l’impact de l’éducation des filles à travers le monde. Il s’agit de cliquer !

Une autre conférence, un autre succès
Par Lesley StewartNotre 7e conférence de collecte de fonds a eu lieu le 8 novembre 2012 au Collège de Montréal et a été une soirée très réussie. Le cocktail dînatoire, qui a précédé la conférence, a donné l’occasion à nos supporters de jaser et de miser sur les 70 articles de l’encan silencieux. L’encan nous a permis d’amasser 13 000 $ – incroyable, surtout sans billets de hockey à cause de la grève de la LNH! En plus, nos invités ont pu voir une petite exposition de superbes photographies de filles de nos projets en Inde et au Kenya.

Cette année, nous avons eu la chance de recevoir deux conférenciers prestigieux : Roxanne Joyal, d’Enfants Entraide, et Jackson Kaguri, de Nyaka AIDS Orphans Project. Ky’okusinga Kirunga, de notre comité exécutif, a animé la discussion de la table ronde. Chacun a parlé avec éloquence des nombreux défis que vivent les enfants dans leur lutte continue pour devenir des membres instruits de leurs communautés. Jackson, l’un de cinq enfants, a décrit son enfance en Ouganda et la grande valeur accordée à l’éducation par ses parents. Il a également parlé de son frère qui est décédé du VIH/SIDA – un événement qui a changé à jamais le cours de sa vie et l’a incité à établir sa propre fondation. Roxanne a parlé du travail d’Enfants Entraide et ses propres expériences sur le terrain avec des projets en Afrique et en Inde. Elle a insisté sur la nécessité d’une formation en leadership et des programmes d’autonomisation économique pour effectuer des changements durables dans les communautés où Enfants Entraide travaille.

february2013_03

À la fin de la soirée, nos trois partenaires, War Child Canada, Handicap International et la Fondation Stephen Lewis, ont chacun reçu un chèque de 90 000 $. Ce montant a été augmenté à 100 000 $ à la fin de l’année, grâce à la générosité de nos donateurs qui nous a permis de dépasser notre objectif de 300 000 $ pour l’année 2012 !

La citerne d’eau : l’histoire de deux écoles au Kenya
Par Lesley Stewart

En juillet dernier, j’ai twitté une vidéo intitulée : « The water tank: A tale of two Kenyan schools ». Il y était question de deux écoles primaires au Kenya, celle de Nalepo et celle de Sajiloni. Un article intitulé « The Battle for Water – Rain, rain everywhere and not a drop to drink » donnait davantage d’information au sujet de cette histoire. On y expliquait que l’Afrique reçoit davantage de pluie que l’Europe mais que, non recueillie, celle-ci s’écoule directement dans la mer. Les populations vivant dans les zones arides ou semi-arides du Kenya doivent donc lutter pour survivre à la sécheresse et à la faim. Les deux écoles, situées dans la région semi-aride du comté de Jadiado, au sud de Nairobi, doivent faire face à de sévères manques d’eau mais, bien qu’à peine 4 km les séparent, la situation de chaque école est fort différente.

À l’école de Nalepo, les élèves doivent, deux fois par jour, aller chercher de l’eau pour leur école à un puits situé à 1 kilomètre. Lorsque ce puits se tarit, il n’y a plus d’eau pour cuire les repas et les enfants ont faim. Donc, incapables de se concentrer sur leurs travaux, ils quittent l’école plus tôt dans la journée. «Un enfant qui a faim ne peut pas apprendre. Un estomac vide ne peut se concentrer intellectuellement», a dit l’enseignant Benjamin Moonka. La sécheresse oblige aussi les Masai à se déplacer sur de longues distances à la recherche d’eau et de pâturages pour leurs animaux, ce qui fait qu’ils retirent leurs enfants de l’école. Ces derniers manquent donc une partie de l’année scolaire et, à leur retour, ils se retrouvent loin derrière leurs camarades et incapables de rattraper leur retard scolaire.

À l’école de Sajiloni, toutefois, la situation est différente. Bien que faisant face à la même sécheresse que leurs voisins, l’école dispose toujours d’eau : une énorme citerne recueille en effet les eaux de pluie, ce qui permet d’obtenir de l’eau pour boire, pour la cuisine, l’hygiène et même la lessive. L’école a maintenant son propre potager qui fournit aux enfants des repas nutritifs. Les élèves sont libérés de la corvée d’eau chaque jour et peuvent mieux se concentrer sur leurs études. Depuis la mise en de ce système de collecte d’eau de pluie, la fréquentation scolaire est plus constante et les notes se sont beaucoup améliorées.

Pour ceux qui se demandent si l’aide peut faire une différence durable, tant la vidéo que l’article répondent par oui. L’école de Sajiloni illustre bien comment l’aide peut avoir des bénéfices, incluant une éducation durable. 60 millions de filles est bien consciente de l’importance de l’accès à l’eau et à l’hygiène dans les écoles, et en a fait un élément-clé de plusieurs des projets que nous appuyons.

TAGS :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *