Attirer et retenir les filles à l’école

En ce milieu de septembre, les enfants un peu partout au Canada ont repris le chemin de l’école pour acquérir des connaissances et forger de nouvelles amitiés. Ils évoluent dans la dynamique sociale alimentée par leurs pairs et leurs enseignants. Cette dynamique leur servira toute leur vie.

Et pourtant, près de 58 millions enfants d’âge primaire partout au monde n’ont pas cette chance. La fréquentation scolaire des enfants, surtout des filles, dans les pays en développement est décisive : le fait de terminer leurs études primaires peut faire une différence énorme dans leurs vies. Cela affecte les décisions que les parents prennent et les ressources auxquelles ils ont accès. Une mère qui sait lire et écrire, par exemple, a 23 % plus de chance de recourir à l’aide à l’accouchement. Ils peuvent mieux gagner leur vie et commandent plus de respect à titre de gagne-pain dans leur foyer et dans leurs communautés.

Un graphique de l’UNESCO illustre les nombreuses facettes de la vie qui sont influencées par l’éducation et l’alphabétisme. Les bienfaits de l’éducation sont nombreux. Mentionnons la santé de la mère et de l’enfant, les perspectives d’emploi, un taux réduit de mariages en bas âge, une croissance économique accrue, la tolérance et le respect de l’environnement. Plus particulièrement, comme nous l’avons déjà soulevé précédemment dans ce blogue, l’éducation donne aux femmes et aux filles l’habileté et la confiance de s’exprimer.

Sur notre page Facebook, nous avons parlé de divers facteurs tels que les conflits et les mariages en bas âge qui sont des obstacles à la fréquentation scolaire. L’UNESCO examine également « l’intention » pour mieux comprendre qui sont ces enfants qui ne fréquentent pas l’école.

À cet égard, l’UNESCO a divisé les enfants ne fréquentant pas l’école en trois catégories : ceux qui ont décroché (environ 23 %), ceux qui comptent y retourner (34 %) et ceux qui n’auront jamais la chance d’y aller (43 %).

« Alors qu’au niveau mondial, l’accès à l’éducation s’est amélioré, les progrès accomplis en matière de réduction du nombre d’enfants qui quittent l’école
avant d’accéder à la dernière année du primaire sont faibles. Environ 135 millions d’enfants ont commencé l’école primaire en 2012, mais si la tendance actuelle se confirme, 34 millions d’enfants (dont certains ont dépassé l’âge officiel du primaire) quitteront l’école avant d’avoir commencé la dernière année du primaire. »
(Document d’orientation 14/Fiche d’information 28, juin 2014)

Par le passé, nous avons parlé dans le blogue des normes sociales qui poussent les filles à quitter l’école. À vrai dire, les droits de scolarité, le coût des uniformes et le coût des livres sont aussi un facteur important. La question pécuniaire est cruciale. Au Burundi, par exemple, le gouvernement a éliminé les droits de scolarité en 2005. Le taux d’inscription dans les écoles primaires est passé de 54 % à 74 % en 2006. Dès 2010, 94 % des enfants d’âge primaire prenaient place sur les bancs d’école.

Il est clair qu’un meilleur taux de fréquentation scolaire constitue la première étape pour amener plus d’enfants à l’école. Il reste beaucoup de travail à faire, mais nos efforts pour atteindre un monde plus équitable porteront leurs fruits à long terme.

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