Pink Floyd serait ravi
| Ce billet de blogue fait partie de « 20 ans, 20 histoires », une série soulignant le 20e anniversaire de la Fondation 60 millions de filles. Au cours des huit prochains mois, nous partagerons les histoires des personnes qui ont façonné notre parcours — bénévoles, partenaires, donateurs et donatrices, et bien sûr, les filles qui sont au cœur de notre mission. Nous espérons que leurs voix vous inspireront autant qu’elles nous inspirent. |
L’enseignante qui a répondu présente
Nous sommes nombreux à connaître la pièce d’anthologie de Pink Floyd, Another Brick in the Wall, et son refrain inoubliable : « Hey, teacher, leave them kids alone ». La chanson se veut une diatribe contre un système d’éducation rigide et sans âme, de ceux qui valorisent la conformité et étouffent la créativité.
Au moment de la parution de la chanson en 1979, Roxane Pressoir rêvait déjà d’une carrière dans l’enseignement. Mais l’avenir professionnel qu’elle imaginait ne ressemblait en rien à celui contre lequel Pink Floyd s’insurgeait. Elle aspirait à être l’enseignante qui s’investit pleinement pour ses élèves — celle qui croit en eux, les motive et les aide à rêver grand.
«Depuis mon enfance, j’ai été témoin du pouvoir de l’éducation, et de sa capacité à inspirer et à autonomiser», dit-elle. « C’est peut-être ce qui influe le plus sur l’avenir d’une personne. Être enseignante, c’est être partie prenante de cet avenir d’une certaine manière. »
Cette conviction a accompagné Roxane tout au long de sa carrière. Année après année, elle rappelait à ses élèves la chance qu’ils avaient de vivre dans un pays où chaque enfant — fille ou garçon — pouvait aller à l’école. « Une société qui valorise l’éducation pour tous est plus tolérante et ouverte d’esprit », dit-elle. « À mon sens, c’est l’un des meilleurs moyens de promouvoir la paix dans le monde. »

Une voisine, un rêve et une fondation
Le parcours de Roxane vers 60 millions de filles a commencé en 2006, à un jet de pierre de chez elle, alors que sa voisine et amie Wanda Bedard démarrait une fondation visant à améliorer le sort des femmes à travers le monde. Sans hésiter, Roxane lui a emboîté le pas.
« Le rêve de Wanda était d’aider les jeunes filles vulnérables à avoir accès à une éducation de qualité afin qu’elles puissent réaliser leur potentiel inexploité », se souvient-elle. « En tant qu’enseignante, je crois vraiment que l’éducation est la voie principale vers une société plus juste et équitable. L’éducation n’est pas seulement un moyen de mener à l’indépendance des filles, elle contribue à l’autonomie et au succès de la communauté entière. Alors, bien sûr, j’étais convaincue dès le tout début ! »
Dès le premier jour, Roxane a endossé le rôle de trésorière, une fonction qu’elle occupe bénévolement depuis vingt ans. C’est un détail qui mérite qu’on s’y attarde : deux décennies passées à gérer les finances de la Fondation avec constance et rigueur — non pas comme une tâche à accomplir, mais comme un idéal à atteindre.
« En tant que trésorière, je suis fière que nos bénévoles exceptionnels permettent d’investir 99 % des dons que nous recevons dans l’éducation des filles. »
Ce chiffre — 99 cents de chaque dollar allant directement aux programmes éducatifs — n’est pas anodin. Il démontre la puissance d’une petite équipe dévouée qui a choisi d’offrir son temps plutôt que de percevoir un salaire, année après année.
Construire des ponts dans un monde incertain
La Fondation 60 millions de filles a évolué sans cesse depuis vingt ans, s’adaptant aux réalités changeantes auxquelles sont confrontées les filles et les communautés qu’elle dessert — de l’accélération de la crise climatique à l’essor de l’apprentissage numérique et de l’éducation autodirigée.
Roxane a observé cette évolution de l’intérieur, et elle en est fière. « Je suis émerveillée par la façon dont notre petit groupe de bénévoles s’est développé au fil des ans et a fait preuve d’un tel degré élevé de dévouement, de perspicacité, de connaissances et de pensée innovante. »
Pour elle, la mission a toujours été bien plus qu’une simple question de scolarisation ou d’alphabétisation. Il s’agit de préparer les jeunes — en particulier les filles — à un monde qui évolue plus vite que ne peut le suivre aucun programme scolaire. « En tant que leaders et éducateurs, nous nous efforçons de jeter de nouveaux ponts et de créer autant de voies que possible pour que chaque élève dispose des compétences, des connaissances, des valeurs et des attitudes nécessaires pour survivre — et s’épanouir — dans un monde incertain. »
Pink Floyd chantait que les professeurs devraient laisser les enfants tranquilles. Roxane Pressoir a consacré sa carrière — et les vingt dernières années auprès de 60 millions de filles — à faire exactement le contraire.
L’histoire de Roxane vous inspire ? La Fondation 60 millions de filles change la vie des filles depuis deux décennies — grâce presque exclusivement à des bénévoles comme elle. Envisagez de faire un don pour vous assurer que 99 cents de chaque dollar que vous offrez aillent directement à l’éducation des filles à travers le monde.