POSTED BY 60milliongirls | Avr, 26, 2026 |

Suivre le fil d’Ariane jusqu’au bout

Ce billet de blogue fait partie de « 20 ans, 20 histoires », une série soulignant le 20e anniversaire de la Fondation 60 millions de filles. Au cours des huit prochains mois, nous partagerons les histoires des personnes qui ont façonné notre parcours — bénévoles, partenaires, donateurs et donatrices, et bien sûr, les filles qui sont au cœur de notre mission. Nous espérons que leurs voix vous inspireront autant qu’elles nous inspirent.

Une rencontre déterminante pour la Fondation

En 2005, une image fait le tour des médias québécois. La couverture du numéro spécial célébrant les 25 ans de La Vie en Rose — revue féministe légendaire, publiée entre 1980 et 1987 — représente une femme vêtue d’une burqa, posant comme Marilyn Monroe au-dessus d’une grille de métro. Réalisée par la photographe Suzanne Langevin, cette image percutante met en lumière l’ampleur de la discrimination et des stéréotypes qui pèsent encore sur le corps des femmes partout dans le monde.

Frappé par les affinités entre l’esprit de La Vie en Rose et la mission de 60 millions de filles, un membre de l’équipe de la Fondation prend contact avec l’une des cofondatrices de la revue : la journaliste Ariane Émond. Une rencontre est organisée avec Wanda Bedard, fondatrice de 60 millions de filles. Le courant passe immédiatement.

« Cette première conversation avec Wanda a coulé de source, se souvient Ariane. Ce que j’ai appris ce matin-là de la mission de 60 millions de filles, portée uniquement par des bénévoles, m’a enthousiasmée. Puis j’ai découvert chez Wanda un mélange de discrétion et de charisme foudroyant. J’ai voulu lui emboîter le pas. »

La Vie en Rose, 2005Photo : Suzanne Langevin, Les éditions du remue-ménage

La Vie en Rose, 2005 Photo : Suzanne Langevin, Les éditions du remue-ménage

Une marraine, au sens le plus fort du terme

Ariane Émond n’est pas une bénévole ordinaire. Journaliste, animatrice, figure de proue du féminisme québécois, elle a consacré sa carrière aux questions sociales et à l’engagement citoyen. Dès ses premiers échanges avec l’équipe de 60 millions de filles, elle endosse naturellement un rôle de marraine — et ce titre, elle le porte avec fierté depuis vingt ans.

« Cette désignation me touche beaucoup, confie-t-elle. J’agis comme porte-parole, parfois. Je travaille surtout à la collecte de fonds, notamment auprès des communautés religieuses en éducation des filles, et qui partagent des valeurs féministes. Plusieurs d’entre elles, année après année, nous soutiennent financièrement. Nous y avons rencontré des femmes formidables qui n’ont jamais cessé de valoriser l’éventail de nos actions — qu’elles touchent l’empowerment des filles, leur développement face aux sciences et aux nouvelles technologies, ou ce volet d’éducation à l’action climatique qui est devenu essentiel. »

Ce réseau, Ariane l’a tissé patiemment, une conversation à la fois — faisant le pont entre la mission de 60 millions de filles et des communautés qui n’auraient pas croisé le chemin de la Fondation. C’est là tout son talent : ouvrir des portes, créer des liens, et faire rayonner une cause à laquelle elle croit profondément.

« Au cœur de l’équipe de bénévoles de 60 millions de filles, j’ai découvert au fil des ans un groupe de femmes inspirantes — et quelques hommes merveilleux — de tous milieux, de tous horizons, qui s’investissent selon leur expertise et leur disponibilité, et dans la joie ! C’est cette ambiance qui me garde à 60 millions de filles. » — Ariane Émond

Ariane Émond, marraine de la Fondation 60 millions de filles depuis 20 ans.

Ariane Émond, marraine de la Fondation 60 millions de filles depuis 20 ans.

Agir pour pallier les incertitudes

Deux décennies après cette première rencontre avec Wanda Bedard, Ariane porte un regard lucide sur le chemin parcouru. « Nous vivons des avancées technologiques remarquables en éducation, mais aussi un recul inquiétant des droits. Et par-dessus tout, des bouleversements climatiques qui désorganisent la vie des populations les plus fragilisées, celles que 60 millions de filles cherche précisément à rejoindre. »

Loin de se décourager, Ariane voit dans ce contexte une raison de plus de continuer. Elle salue notamment la place croissante qu’occupe l’éducation à l’action climatique dans les projets de la Fondation — un volet qu’elle juge désormais prioritaire.

Et pour l’avenir ? « J’espère que 60 millions de filles se déploiera longtemps encore, dit-elle. Et qu’elle permettra à des centaines de milliers d’autres filles, parmi les plus marginalisées de la planète, de devenir les leaders du développement et de la résilience de leur communauté. »

Après vingt ans, la marraine n’a rien perdu de son enthousiasme. Et la Fondation, elle, a bien de la chance de l’avoir dans son camp.


Vous aussi, vous pouvez faire partie de l’histoire. Depuis 20 ans, c’est la générosité de nos donateurs et donatrices, et l’engagement de nos bénévoles, qui permettent à des filles partout dans le monde d’accéder à une éducation de qualité. Faites un don aujourd’hui ou partagez cette histoire pour amplifier notre impact.

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