C’est un fait : l’éducation réduit la pauvreté

La pauvreté est inversement et inextricablement liée à l’éducation. Plus vous êtes éduqués, plus vous devriez être en mesure d’augmenter votre capacité de gagner un revenu pour sortir votre famille de la pauvreté. Mais, voici le hic : les personnes pauvres sont moins susceptibles d’aller à l’école. De plus, la plupart des enfants et des jeunes non scolarisés vivent dans des pays à faible revenu et ont moins de ressources pour accéder à une éducation de qualité. Cela a des conséquences tragiques et perpétue la pauvreté intergénérationnelle. En d’autres termes, les personnes pauvres restent pauvres.

Il est clair que les réponses politiques et les efforts d’aide au développement doivent viser à abaisser les obstacles pour briser ce cycle vicieux et donner aux personnes pauvres une chance d’apprendre.

Analysons le tout – Qui va à l’école, et qui n’y va pas

Commençons par quelques chiffres. Selon un document d’orientation de l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), 263 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés, soit un sur cinq enfants, adolescents et jeunes, un chiffre qui est demeuré constant au cours des huit dernières années. En d’autres termes, la tendance précédemment à la baisse s’est stabilisée et il n’y a pas eu d’amélioration récente du taux de déscolarisation, malgré des progrès significatifs (en particulier au niveau primaire) au début des années 2000.

D’un point de vue régional, en Afrique subsaharienne, 34 millions d’enfants d’âge primaire (soit plus de la moitié de la population mondiale non scolarisée pour ce groupe d’âge) et 62 millions de jeunes de niveau secondaire ne sont pas scolarisés. En Asie du Sud, 10 millions d’enfants et 68 millions de jeunes ne vont pas à l’école.

Dans l’ensemble, la carte ci-dessous montre que bien que dans les régions pauvres, cette tendance est encore plus prononcée : 62% des jeunes des pays à faible revenu ne sont pas scolarisés. Ce taux tombe à 47% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, à 22% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et à 7% pour les pays à revenu élevé.

La lutte contre la pauvreté est la clé pour scolariser tous les enfants

Il y a de multiples causes derrière la non scolarisation des enfants, notamment les conflits et la croissance de la population réfugiée, le sexe, le handicap et l’appartenance ethnique. De plus, le manque d’accès à une éducation de qualité signifie que, parfois, les enfants finissent l’école primaire sans les compétences de base qui leur permettraient de poursuivre leurs études au niveau secondaire.

La pauvreté, cependant, transcende toutes les autres barrières. Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, les enfants des familles parmi les 20% plus pauvres sont huit fois plus susceptibles d’être non scolarisés que les enfants des familles parmi les 20% plus riches.

L’éducation est onéreuse. Les coûts directs, comme les frais de scolarité, ainsi que les coûts indirects, tels les livres et les uniformes, restent hors de portée pour de nombreuses familles pauvres. Et parce que l’accès à l’école secondaire n’est souvent pas obligatoire, il est plus logique pour les familles pauvres d’envoyer leurs enfants au travail et, pour les filles de se marier en bas âge, ce qui réduit le coût de leur entretien pour les finances familiales.

Cela renforce encore le cycle intergénérationnel de la pauvreté. Des millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école parce que leurs familles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Pourtant, en même temps, l’éducation est le principal moyen de sortir de la pauvreté.

L’éducation est une étape cruciale dans la réduction de la pauvreté

La recherche montre que chaque année supplémentaire de scolarité peut augmenter le revenu d’une personne d’au moins 10%. En fait, le document de l’ISU montre que seulement deux années supplémentaires d’études secondaires pourraient aider à sortir 60 millions de personnes de la pauvreté. Si tous les adultes avaient fait des études secondaires, 420 millions de personnes pourraient sortir de la pauvreté. C’est impressionnant!

Une personne éduquée possède davantage de compétences et de connaissances qui, ensemble, augmentent sa productivité. Une personne plus instruite cherchera de plus des moyens de diversifier ses sources de revenu. Les personnes éduquées sont également plus résilientes au changement – économique, environnemental et personnel.

L’éducation est particulièrement stimulante pour les filles et les femmes. Les mères, en mesure de rendre des meilleures décisions pour leur famille, peuvent avoir un impact profond sur l’élimination de la pauvreté. Elles peuvent choisir d’avoir moins d’enfants et de s’assurer que leurs enfants ont accès à la vaccination, aux soins médicaux, à une meilleure nutrition et à la scolarisation.

FAIT: une mère éduquée est plus susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école. Cela peut briser les effets intergénérationnels persistants de la pauvreté et de l’inégalité.

Alors qu’est-ce qui est fait?

À l’échelle mondiale, l’objectif de développement durable pour l’éducation (ODD 4) se fonde sur les succès d’initiatives antérieures, mais avec un focus élargi, visant à inclure l’école secondaire dans l’éducation universelle pour tous. En fait, l’objectif déclaré est d’«assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie».

Cela implique des objectifs qui, par exemple, évolueront vers une éducation gratuite et universelle aux niveaux primaires et secondaires d’ici 2030, l’enseignement préscolaire, la formation des enseignants, l’égalité des sexes dans l’accès à l’éducation et une éducation de meilleure qualité pour que les élèves puissent réellement apprendre.

De notre côté, plusieurs de nos projets des dernières années se sont concentrés sur les élèves du secondaire – en offrant la possibilité aux enfants que nous avons appuyés au niveau primaire de poursuivre leurs études. Cette année, nous travaillons avec MWEDO, à travers la Fondation Stephen Lewis, pour éduquer 100 filles du Masai Mara en Tanzanie. Cette population rurale pauvre est généralement sous-scolarisée, en particulier les filles qui sont souvent mariées à l’âge de 15 ans. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre projet ICI.

À la Fondation 60 millions de filles, nous croyons sincèrement que l’éducation de tous les enfants et jeunes, en particulier les filles, est essentielle pour réduire la pauvreté et améliorer le bien-être individuel. Travaillons ensemble pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école et d’apprendre.

 

Pourquoi nous avons besoin de données pour plaider en faveur de l’éducation des filles

Ce blog a également été publié (en anglais) sur le blog de l’ISU « Data for Sustainable Development » et sur le blog de Partenariat Mondial pour L’Éducation.

La Journée internationale de la femme, le 8 mars, est l’occasion d’une réflexion sur les succès obtenus par les femmes et les filles à travers le monde en faveur de l’égalité des sexes. Mais comme le suggère le thème de la journée, nous devons également considérer les défis à venir.

Les progrès réalisés n’impliquent pas en soi un meilleur avenir – nous devons nous garder de toute complaisance et continuer à faire pression pour le changement.

En termes d’éducation au niveau mondial, cela signifie que tous les enfants devraient être à l’école, devraient apprendre et développer les compétences dont ils ont besoin pour augmenter leurs revenus et contribuer au développement de leurs communautés.

Dans l’ensemble, plus d’enfants sont scolarisés qu’auparavant – notamment plus de filles – mais de nouvelles données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) révèlent également que le nombre d’enfants non scolarisés, âgé de 6 à 17 ans, a stagné à 263 millions. Cela signifie que le monde continue de perdre les contributions potentielles de millions d’enfants privés d’éducation en raison d’obstacles tels que la pauvreté et la discrimination sexuelle.

La maîtrise du contexte est cruciale pour la mise en œuvre de projets éducatifs

La Fondation 60 millions de filles, basée à Montréal, soutient des projets d’éducation dans les communautés ayant des besoins élevés dans les pays en développement. Comprendre la dynamique entre genre, éducation et pauvreté est essentiel pour notre travail. Les données aident à confirmer les constats et guident notre réflexion en orientant les fonds là où ils sont le plus nécessaires.

Un projet d’éducation rurale au Guatemala. Source: Change for Children

Par conséquent, nous avons concentré nos efforts sur les filles vivant dans les zones rurales ou les camps de réfugiés où l’enseignement traditionnel est soit inexistant, soit comporte des risques tels que la violence sexuelle ou sexiste, ou ne fournit pas aux enfants les compétences dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté.

Les données se sont révélées extrêmement utiles pour contextualiser l’environnement scolaire des enfants autochtones dans la région de Bosawas au Nicaragua, par exemple, où nous avons financé un projet en 2015, et dans les zones rurales du Guatemala, où nous travaillons cette année.

Alors que les statistiques régionales montrent globalement des taux de scolarisation élevés, la situation spécifique de ces communautés révèle que les populations autochtones, en particulier les filles, ont échappé au radar et ont un accès à l’éducation beaucoup moindre que la population générale.

En tant que défenseurs de l’éducation, comprendre le contexte auquel les enfants sont confrontés dans leurs communautés est primordial pour comprendre quel type de projet répondra véritablement à leurs besoins. C’est également utile pour expliquer les besoins aux personnes qui nous soutiennent et à nos bailleurs de fonds. Publiés sur les réseaux sociaux et sur nos blogs, les outils de cartographie des données, tels que les eAtlas de l’UNESCO, sont utiles pour illustrer les besoins en termes de soutien et leur importance.

Les données nous indiquent que les filles restent désavantagées dans les pays à faible revenu

Globalement, le nombre de filles et de garçons non scolarisés a lentement convergé et, en 2016, on comptait 131,3 millions de garçons non scolarisés et 131,7 millions de filles non scolarisées dans tous les groupes d’âge. Cependant, les chiffres régionaux et nationaux désagrégés montrent des désavantages persistants pour les filles dans les pays à faible revenu.

L’indice ajusté de parité entre les sexes de l’ISU a diminué de manière constante au cours de la décennie jusqu’en 2011, mais a progressé au cours des quatre dernières années.

De plus, l’indice montre que les filles en âge de fréquenter le primaire sont les plus désavantagées en Asie centrale, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, trois des régions les plus pauvres du monde.

Il est intéressant de constater, à l’exception des enfants en Afrique subsaharienne, qu’une fois à l’école, les filles ont tendance à mieux réussir que les garçons, ce qui rend particulièrement affligeant l’impact de la baisse des opportunités pour les filles au niveau de l’école primaire.

L’éducation de qualité a un impact majeur sur la pauvreté

Nous savons que l’éducation d’une fille a des conséquences importantes sur la réduction de la pauvreté dans le monde. Chaque année supplémentaire de scolarité peut augmenter de 20 % le potentiel de gains futurs d’une fille. Il existe aussi un fort impact intergénérationnel, car une femme éduquée est davantage susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école, aidant ainsi à rompre le piège de la pauvreté qui maintient tant de familles démunies d’une génération à l’autre.

Les recherches montrent que la qualité de l’éducation est l’élément crucial du développement des compétences et crée de meilleures opportunités pour la croissance des salaires des ménages. Pourtant, les données nous indiquent que même les enfants qui vont à l’école n’apprennent pas. Selon l’ISU, 617 millions d’enfants et adolescents (soit 6 sur 10) n’atteignent pas les niveaux de compétence minimum en lecture, écriture et en mathématiques.

Lorsque Wanda Bedard, présidente et fondatrice de 60 millions de filles a visité un projet financé dans la région de Koinadugu au nord de la Sierra Leone, son constat a confirmé les tendances observées dans les données au niveau mondial : la mauvaise qualité de l’éducation avait un impact négatif sur l’apprentissage.

Dans l’espoir d’établir des « correspondances », un groupe d’élèves montréalais particulièrement entreprenants a donné des lettres à Wanda pour qu’elle les transmette aux écoliers locaux. Malheureusement, les enfants des villages ruraux éloignés étaient à peine capables de lire les lettres ou d’élaborer des réponses cohérentes. Nous avons décidé de concevoir un, système d’apprentissage extrascolaire mobile pour les filles et les garçons, afin de combler cette lacune.

Il est plus que temps de se mobiliser en faveur de l’éducation des filles

En cette journée internationale de femme, rappelons-nous que, même s’il est à noter une réduction au niveau global des discriminations sexistes dans le domaine de l’éducation (autant de garçons que de filles étant désormais non scolarisés), les données montrent que dans les régions à faible revenu et les communautés pauvres, les filles continuent de faire face à des obstacles plus élevés que les garçons en matière d’éducation, et que beaucoup d’enfants qui vont à l’école n’y apprennent pas.

Mobilisons-nous et faisons de notre mieux, grâce à une meilleure utilisation des données, pour que tous les enfants – filles et garçons – aillent à l’école et y apprennent.

Les Projets 2017 Apportent l’Éducation aux Enfants Vulnérables

L’accent sur la participation de la communauté assurera le succès à long terme

Hourra! Nous sommes ravis d’annoncer notre nouveau projet visant à financer l’éducation secondaire de 100 filles de Massaï Mara, en Tanzanie. Nous nous associons à la Fondation Stephen Lewis pour fournir non seulement des services d’éducation, mais aussi des services complets afin que cette population vulnérable dispose des outils et des ressources nécessaires pour apprendre, progresser et réussir ses études. Autonomiser ces jeunes femmes et travailler avec leur communauté pour promouvoir l’importance de l’éducation des filles leur donneront les outils nécessaires pour échapper au cycle de la pauvreté. Vous trouverez ICI tous les détails concernant ce projet.

Nous savons que l’éducation peut être transformatrice et que, dans les régions où les filles ne sont pas toujours considérées comme égales ou aussi importantes que les garçons, il est crucial d’encourager leurs communautés à soutenir l’éducation des filles. L’éducation des filles aide toute une communauté à devenir plus en santé et plus prospère. Les données montrent qu’une fille instruite est plus susceptible d’attendre avant de se marier et d’avoir des enfants et, lorsqu’elle commence une famille, elle est équipée pour fournir une meilleure nutrition à ses enfants, pour s’assurer qu’ils reçoivent des soins de santé et qu’ils aillent à l’école. Les femmes instruites ont un revenu plus élevé, ce qui peut aider leur famille à échapper à la pauvreté et peut lui donner une place plus élevée au sein de sa famille et de sa communauté. Enfin, l’éducation favorise un plus grand respect de l’environnement ainsi que des taux d’implication et de participation politiques plus élevés.

Dans les communautés pastorales très traditionnelles de Tanzanie, l’éducation secondaire des filles sera transformatrice. La Fondation Stephen Lewis écrit que « …. les filles de Massaï sont traditionnellement mariées quand elles ont quinze ans, et que, seulement 1 sur 100 filles a accès à l’éducation secondaire. Ce manque d’accès à l’éducation conduit à une génération de femmes qui souffrent de grossesses précoces et non désirées, d’infection au VIH, de violence sexiste, d’analphabétisme, de pauvreté et de faim. Les filles Massaï ne sont pas encouragées à connaître leurs droits ou à réfléchir et à acquérir les outils nécessaires pour réaliser leurs rêves et saisir les opportunités. Sans l’espoir de terminer un cycle éducatif complet, il y a peu d’espoir de changement, de sécurité physique ou émotionnelle et d’indépendance fiscale… Et, le cycle se poursuit. »

Le projet Sierra Leone met l’accent sur l’utilisation de la technologie pour accroître l’apprentissage

De plus, nous poursuivons notre engagement de financer pendant deux ans le projet de notre partenaire CAUSE Canada, en Sierra Leone. Ce projet se concentre sur la mise en œuvre de notre nouveau Laboratoire d’apprentissage mobile pour mettre à jour du matériel d’apprentissage riche et interactif pour les enfants de cette communauté rurale qui ont peu accès aux manuels d’enseignement traditionnels ou même à des enseignants formés.

Afin de soutenir l’alphabétisation par les pairs, des facilitatrices, soit des jeunes femmes de la communauté qui vont à l’école secondaire, travaillent également avec les enfants d’âge préscolaire dans le cadre de ce projet. Ce mentorat par les pairs encourage les jeunes filles à améliorer leurs compétences en lecture et constitue un exemple positif de ce qui est possible de faire afin de les aider à rester à l’école pour apprendre. Vous pouvez lire ce projet ICI.

La fondatrice et présidente de 60 millions de filles, Wanda Bedard, s’est rendue en Sierra Leone en novembre dernier pour mettre en œuvre le premier Laboratoire d’apprentissage mobile et constater les réactions des enfants envers ce nouvel outil. Ils l’ont adoré! Son blogue sur la Sierra Leone explique ce qu’elle a fait et l’impact attendu sur les enfants quant à leur accès à cette ressource d’apprentissage incroyablement informative et amusante.

Ensemble, ces deux projets, l’un traditionnel et l’autre utilisant les nouvelles technologies pour répondre aux besoins éducatifs des élèves, seront au cœur de notre campagne de financement de 2017. Nous visons à recueillir au moins 200 000 $ cette année pour appuyer ces nobles causes et nous savons que, avec VOTRE aide, nous pourrons y arriver.

Merci!

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Notes de la Sierra Leone : le Premier Test

Introduction du Laboratoire d’apprentissage mobile

 Par Wanda Bedard, fondatrice et présidente de 60 millions de filles

Je suis bouleversée…. Si je devais écrire les résultats de notre premier test du Laboratoire d’apprentissage mobile, je n’aurais pas pu imaginer un meilleur scénario. Et, si je n’avais pas été là pour le voir moi-même, je ne l’aurais probablement pas cru.

L’ÉQUIPE COMPREND :

Samuel et Matthew – spécialistes en TI de CAUSE, qui travaillent avec le programme d’alphabétisation par les pairs (AP), la bibliothèque mobile et les programmes CIAR (Centre intégré d’apprentissage et de ressources) après l’école.

Balla Musa – membre de CAUSE, qui supervise le programme AP et une partie du programme CAUSE Kids.

Barb – membre de CAUSE, qui travaille spécifiquement sur notre projet d’évaluation ainsi que sur le programme AP.

 UN PEU DE CONTEXTE

Nous avions installé le Laboratoire d’apprentissage mobile, le RACHEL Plus et 30 tablettes au CIAR et nous avions demandé à quatre écoles primaires locales de nous envoyer chacune 5 à 10 élèves de cinquième année. Aucun de ces élèves n’avait jamais participé au programme d’alphabétisation par les pairs de CAUSE. Trente-deux étudiants se sont présentés : 19 garçons et 13 filles. CAUSE a laissé les enseignants de ces écoles décider qui inviter.

Notre objectif initial était de voir comment les enfants allaient réagir avec les tablettes – ce serait une première étape importante pour comprendre comment notre idée d’autoapprentissage dirigé allait se concrétiser. L’intention derrière notre projet est d’offrir, après l’école, un accès à des logiciels éducatifs hors ligne pour améliorer les résultats d’apprentissage et soutenir la motivation intrinsèque des élèves à apprendre. Avec de grandes classes et des professeurs mal formés, nous cherchions une autre façon d’apprendre aux enfants par le biais de la technologie.

LE TEST

La session devait débuter à 15 h au CIAR. Nous avions installé 40 chaises avec une table et un accoudoir. Nous avions préparé de l’eau pour chacun des enfants ainsi qu’un registre afin qu’ils puissent signer. Leurs enseignants sont également venus avec les enfants, bien qu’il leur ait été dit qu’ils ne pouvaient qu’observer. On leur avait seulement mentionné que CAUSE voulait tester un nouvel outil d’apprentissage avec les enfants. Mais, ils ont insisté pour rester, car ils étaient curieux.

La moitié des enfants sont arrivés à 15h, l’autre moitié, à 15h30. Donc, le premier groupe d’enfants a dû attendre 30 minutes sans rien à faire. Samuel et Matthew discutaient avec eux et les distrayaient. Lorsque les étudiants sont finalement arrivés, ils se sont assis à côté de leurs camarades de classe et les professeurs se sont assis à l’arrière de la salle.

À 15h45, Samuel et Matthew ont distribué les tablettes éteintes. Chaque enfant en a reçu une, à l’exception de deux couples d’étudiants qui ont dû les partager. Nous n’avons pas donné d’écouteurs. Juste avant de distribuer les tablettes, Samuel a demandé à chacun des enfants si eux ou leur famille avaient un téléphone cellulaire. Trois ou quatre enfants ont répondu que oui. Aucun d’eux n’avait jamais eu accès à un ordinateur.

Chaque enfant a reçu la tablette éteinte sur son bureau, sans instructions. Samuel et Matthew sont ensuite allés se parler en avant de la classe, faisant dos aux enfants.

Les élèves semblaient surpris et intrigués par le dispositif reçu.

Les enfants ont compris comment utiliser la tablette et accéder à l’information, sans instruction ni interaction avec les adultes.

 Au bout de 30 secondes, un des élèves a trouvé comment allumer sa tablette. Au bout d’une minute, elles étaient toutes allumées et les enfants prenaient des photos et des vidéos. Ils ont pris des photos de tout, y compris des uns et des autres en train de prendre des photos! Certains ont compris comment modifier les images et les mettre ensemble dans un collage. Ils ont expérimenté avec les options portrait et paysage et ont appris que, s’ils tournaient la tablette, l’image changeait de sens. Cette activité était si intense. Les enfants prenaient la pose et riaient tellement que nous avons tous pensé qu’ils ne feraient que cela de toute la session.

Mais, après 15 minutes, un des élèves regardait une vidéo de Fantastic Phonics (FP). Il avait réussi à se connecter à RACHEL et avait sélectionné FP. En quelques minutes, une vague d’étudiants après l’autre était connectée, d’une section de la classe à l’autre. Au bout de 20 minutes, certains enfants étaient même sur Wikipédia.

Au bout de 24 minutes, j’ai vu un étudiant essayer de se connecter au service de messagerie. Moins de 10 minutes plus tard, nous avons entendu la première vidéo TED Talk, puis une autre. À ce moment, les élèves changeaient de place, s’entraidaient, parlaient aux élèves des autres écoles, partageaient ce qu’ils avaient appris. Des rires résonnaient dans la salle. Un jeune homme était tellement impressionné par les possibilités de la tablette qu’il se lançait dans une petite danse de célébration chaque fois qu’il réussissait quelque chose de nouveau!

Certains enfants se tenaient debout à ce moment; certains avaient un ami qui prenait la pose à l’extérieur pendant qu’ils le prenaient en photo. S’ils devaient quitter la pièce pour aller aux latrines, ils posaient doucement la tablette sur leur bureau. Chaque étudiant a manipulé la tablette avec soin. Certains ont prétendu qu’il s’agissait d’un téléphone cellulaire et l’ont mise à l’oreille, faisant semblant de parler.

Pas une fois, aucun des étudiants n’a demandé à un adulte de l’aide ou des conseils. Ils se parlaient les uns les autres pour obtenir de l’aide ou pour voir ce qui se passait lorsqu’ils entendaient de nouvelles voix à partir des vidéos ou pour voir des images intéressantes.

À 16h40, Samuel a dit aux élèves que la session était terminée et leur a demandé de retourner à leurs sièges. Il leur a alors dit d’éteindre les tablettes sans plus d’instructions. Comme chaque enfant était capable de l’éteindre, il a soulevé la tablette dans la main pour montrer que cela avait été fait. Les tablettes ont ensuite été ramassées. Trente tablettes dûment retournées et couvertes d’empreintes digitales!

Samuel, Matthew et Balla Musa ont ensuite demandé aux élèves ce qu’ils avaient pu faire : prendre des photos, prendre des vidéos, lire, faire des mathématiques, jouer à des jeux, lire la Bible (je ne savais pas que c’était sur RACHEL), regarder des films, etc. Lorsqu’on leur a demandé s’ils voulaient revenir la semaine prochaine, ils ont crié en chœur très fort : « OUI! »

Y avait-il quelque chose qu’ils n’aimaient pas? Très vite, ils ont répondu qu’ils aimaient tout. Qu’ont-ils apprécié le plus sur les tablettes? « Nous aimons apprendre par nous-mêmes, tranquillement. Il n’y avait pas de hurlements ni de menaces. » Ce sont les mots exacts des élèves. Et, rappelez-vous, leurs professeurs étaient assis dans la pièce et les entendaient. C’était un autre groupe d’enfants de l’heure d’avant. Ils souriaient toujours et riaient.

J’étais dépassée. J’étais sûre que les gamins prendraient un certain temps simplement pour allumer les tablettes. Une fois qu’elles étaient allumées, ils ont intuitivement essayé de toucher l’écran avant de comprendre qu’ils pouvaient faire glisser d’un côté à l’autre et de haut en bas. Ils étaient déterminés à essayer toutes les combinaisons possibles de boutons, clics et autres fonctions afin de découvrir quelque chose de nouveau.

La plupart de la classe travaillait naturellement en petits groupes, se déplaçant à volonté pour obtenir ou donner de l’aide à quelqu’un et jeter un œil à ce que les autres avaient trouvé. Mais, quelques étudiants – environ 10% – travaillaient seuls, totalement absorbés par ce qu’ils faisaient, bougeant à peine pendant tout ce temps.

Balla Musa a demandé aux enseignants ce qu’ils en pensaient. On leur avait donné des ordinateurs sans instructions alors que les enfants étaient sur les tablettes. Un seul des enseignants avait une certaine expérience en informatique. Ils ont réussi à se rendre sur FP et ont été complètement fascinés par leurs découvertes. Ils nous ont dit qu’ils ont vu la grande valeur du contenu disponible, lequel pourrait les aider dans leur enseignement, et qu’ils souhaitaient y avoir accès. Balla Musa, avec un tact et une diplomatie extraordinaires, a répondu que cela serait pris en considération, mais que, comme ils en conviendraient, ces tablettes étaient d’abord et avant tout pour aider leurs étudiants.

Après que les étudiants et les professeurs soient partis, j’ai parlé à l’équipe CAUSE. À l’écoute du premier son d’une tablette allumée, Samuel et moi nous nous sommes regardés l’un et l’autre avec émerveillement. Tant lui que Matthew étaient stupéfaits de ce que nous venions de voir. Nous ne pensions pas que les enfants seraient capables d’aller si loin aussi vite – en particulier d’être en mesure de se connecter à RACHEL, ce qui nécessite quelques commandes à exécuter dans un certain ordre. Balla Musa a admis qu’il n’était pas certain que toutes les recherches que j’avais expliquées au sujet de l’impact de l’apprentissage autodirigé sur les compétences non cognitives soient vraies. Il affirme maintenant comprendre exactement ce dont nous parlons.

Barb était également surprise de voir comment l’ambiance de la classe a changé et de constater tout ce que les enfants pouvaient accomplir. Tout le monde a noté qu’ils n’ont jamais demandé notre aide!

Je ne pense pas que j’aurais cru en la transformation de ces enfants en une heure si je ne l’avais pas constatée de mes propres yeux. Ils ont tellement faim d’apprendre et sont aussi curieux que tous autres enfants dans le monde. Ils sont intelligents, intéressés et capables et crient pratiquement pour avoir la chance d’apprendre dans un environnement paisible, à leur propre rythme en faisant ce qu’ils veulent. Et, plus que tout, j’ai vu des enfants passer un moment merveilleux! Nous sous-estimons trop ce que ces enfants sont capables de faire.

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Six Obstacles à L’Éducation dans les Pays en Développement

Partout dans le monde, les enfants souhaitent aller à l’école. Malheureusement, 124 millions d’enfants et d’adolescents dans les pays en développement sont confrontés à des obstacles à l’obtention d’une éducation de qualité. Pour certains, un obstacle particulier se dressera sur leur chemin. Pour d’autres, ce sont plusieurs obstacles qui les empêcheront de s’asseoir sur les bancs d’école.

Quels sont les obstacles?

Obstacle 1: Grandir dans une famille pauvre

La pauvreté est le facteur le plus répandu empêchant les enfants d’aller à l’école. Les familles pauvres ont plus de difficulté à payer les frais de scolarité, les uniformes et les manuels scolaires pour tous leurs enfants. Un enfant qui va à l’école ne peut pas travailler pour aider la famille et consacre moins de temps aux tâches ménagères comme celle de la corvée d’eau. Les données montrent que les enfants des ménages parmi les 20% plus pauvres sont quatre fois plus susceptibles de ne pas être scolarisés que ceux des ménages les 20 % plus riches. Ils sont aussi beaucoup moins de chance de terminer l’école primaire. Cette barrière à l’éducation renforce le cycle de la pauvreté, faisant en sorte que les pauvres restent pauvres.

Barrière 2: Être une fille

Mondialement, nous sommes plus près que jamais de l’égalité des sexes en matière de scolarisation. Sur les 124 millions d’enfants et adolescents qui ne vont pas à l’école, 63 millions sont des filles, soit un peu plus de la moitié. Mais, il y a encore du chemin à parcourir alors qu’on retrouve beaucoup d’enfants non scolarisés au sein des communautés et des groupes défavorisés, ce qui fait mentir la moyenne mondiale. En creusant davantage, nous constatons que des stéréotypes de genre très ancrés persistent : en effet, deux fois plus de filles que de garçons hors des bancs d’école n’auront jamais la chance d’y prendre place. Comme le démontre le graphique ci-dessous, cette inégalité est plus prononcée en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l’Ouest et dans les États arabes.

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Barrière 3: Habiter en zone rurale

Un enfant qui grandit dans une communauté rurale est désavantagé quant aux possibilités d’éducation et de l’écart entre la scolarisation des enfants en zones rurales et urbaines peut être très grand.

Barrière 4: Vivre dans une zone de guerre

La cohorte d’enfants vulnérables non scolarisés a augmenté au cours des dernières années, en grande partie en raison de la croissance du nombre et de l’intensité des conflits dans le monde. En fait, environ la moitié de tous les enfants non scolarisés vivent dans des zones de conflit. À elle seule, la guerre en Syrie seule a décimé les possibilités d’éducation de toute une génération d’enfants.

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Barrière 5: Avoir un handicap

Les recherches menées par l’UNESCO montrent que, dans les pays à revenu moyen, les personnes en âge de travailler et ayant un handicap étaient environ un tiers moins susceptibles d’avoir terminé l’école primaire. Environ 93 millions d’enfants vivent avec un handicap, et ce, de façon disproportionnée dans les pays pauvres.

Barrière 6: Être issu d’une minorité ethnique, linguistique ou religieuse

Un enfant qui parle langue minoritaire est susceptible de moins bien apprendre lorsque la langue d’enseignement n’est pas sa langue maternelle. Cette situation engendre davantage de décrochage scolaire et contribue à la marginalisation ainsi qu’à l’exclusion des minorités.

Ainsi, de nombreux enfants sont confrontés à des barrières à l’éducation qui se chevauchent. Une fille pauvre vivant en milieu rural en Afrique subsaharienne est donc parmi les moins susceptibles à travers le monde d’aller à l’école primaire et de terminer ses études.

Nous croyons que tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, indépendamment de leur sexe, de leur richesse ou de leur lieu de naissance.

Votre soutien à la Fondation 60 millions de filles peut aider à réduire ces obstacles. Chaque année, nous finançons un projet éducatif novateur en vue de permettre aux filles d’aller à l’école. Cette année, nous travaillons avec CAUSE Canada en Sierra Leone.

 

Éduquer les Enfants les plus Vulnérables du Monde

Chaque jour, il semble, nous entendons parler des enfants privés d’éducation. Les raisons varient énormément et incluent la guerre et les conflits, le mariage précoce, le sexe et les effets écrasants de la pauvreté. Avec 124 millions d’enfants et adolescents non scolarisés, l’ampleur du problème peut sembler intimidante. De plus, l’éducation de mauvaise qualité offerte à un grand nombre d’élèves signifie que beaucoup d’enfants peinent à acquérir les compétences de base en littératie et en numératie, lesquelles sont nécessaires pour aller de l’avant dans la vie. Beaucoup de travail est à faire pour s’assurer que chaque enfant a la chance d’aller à l’école et d’apprendre. À la Fondation 60 millions de filles, nous travaillons à découvrir de nouvelles façons de rejoindre efficacement certains de ces enfants les plus vulnérables en soutenant des projets innovants qui visent un maximum d’impact.

Pour atteindre nos objectifs, nous investissons une énorme quantité de temps et d’énergie dans le choix de nos projets et la liaison avec les partenaires internationaux afin de trouver du matériel d’apprentissage et des modes de distribution efficaces.

Les besoins sont énormes et nos ressources sont limitées. Nous en voulons le plus possible pour notre argent et nous visons un impact le plus grand et le plus durable qui soit. Nos investissements ont ainsi un «effet multiplicateur». Chaque dollar investi maintenant génère des bénéfices encore plus grands. La durabilité de nos investissements est cruciale, car les générations futures doivent pouvoir en bénéficier maintenant.

Le nombre d’enfants non scolarisés a diminué de façon importante de 2000 à 2007, avant de se stabiliser par la suite à un niveau qui demeure tout de même élevé. Les données récentes démontrent une légère augmentation du nombre d’enfants non scolarisés. Si nous continuons sur cette voie avec des améliorations marginales qui peinent à suivre la croissance de la population, il faudra près de 70 ans avant que tous les enfants puissent terminer une éducation de niveau secondaire de base. Cela n’est tout simplement pas acceptable. Il est nécessaire de considérer une nouvelle approche. La question est de savoir COMMENT atteindre ces enfants.

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Heureusement, du matériel éducatif d’accès libre et gratuit (open source) et de nouvelles technologies mobiles ouvrent la porte à une myriade de possibilités. Notre équipe de recherche a analysé les meilleures pratiques et les moyens les plus efficaces pour intégrer ces technologies dans le processus d’apprentissage.

Notre projet en Sierra Leone cette année permettra aux filles et aux garçons d’une communauté éloignée d’avoir accès à distance au matériel d’apprentissage hors ligne KA Lite et Fantastic Phonics après les heures de classe. Nous voulons que le programme soit amusant afin d’allumer et de maintenir la passion de l’apprentissage chez les enfants. De plus, grâce à un partenariat avec l’Université McGill, nous allons mesurerons les résultats du projet afin de mieux comprendre l’impact de nos investissements et leur applicabilité à différents groupes d’enfants non scolarisés.

Vous pouvez aider. Les enfants sont le futur. Contribuez à ce que chaque enfant reçoive une éducation de qualité.

Focus Global sur la Qualité de l’Éducation dans les Pays en Développement

QUALITÉ VS ACCÈS: Combien d’enfants reçoivent une éducation de qualité?

Les Objectifs du Millénaire pour le développement, en vigueur de 2000 à 2015, ont permis à de nombreux d’enfants de s’instruire. L’UNESCO estime qu’on compte aujourd’hui 4 millions d’enfants et d’adolescents déscolarisés de moins dans le monde qu’il y a 15 ans.

Toutefois, l’augmentation du nombre d’étudiants sur les bancs d’école a laissé certains pays pauvres aux prises avec des classes surchargées. Devant cette situation, combinée à une pénurie persistante d’enseignants qualifiés, on peut se poser la question: Combien d’enfants reçoivent réellement une éducation de qualité?

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Cliquez sur ce lien pour plus d’informations sur la pénurie d’enseignants.

L’ACCÈS À L’ÉDUCATION NE SUFFIT PAS

Il n’est plus suffisant de promouvoir l’accès à l’éducation. Si l’Objectif du millénaire pour le développement portant sur l’éducation prônait un accès universel à l’éducation primaire, l’Objectif de développement durable pour l’éducation vise quant à lui à «Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. » Ainsi, à l’avenir, le mot d’ordre de l’agenda mondial pour l’éducation (Education 2030) est « QUALITÉ », tel que promu par la nouvelle campagne du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (EPT) : #EducationWeWant.

L’ONU a défini sept objectifs cibles en vue d’améliorer la qualité de l’éducation dans les pays en développement. Pour savoir si nous les atteignons, nous devons mesurer la situation sur le terrain. À cette fin, l’UNESCO et UNICEF développent des indicateurs en vue d’évaluer l’impact de l’éducation et sa qualité, laquelle est actuellement vaguement définie comme « la maîtrise de compétences en littératie et en numératie pour les enfants qui vont actuellement à l’école ».

De son côté, la Fondation 60 millions de filles s’efforce de cibler des projets éducatifs dans les pays où les besoins sont importants et où les enfants marginalisés et vulnérables ont un accès limité à l’éducation. Veiller à ce que notre financement conduise à une éducation de meilleure qualité pour ceux-ci est un aspect fondamental de notre approche. Accéder aux bancs d’école ne suffit plus. Les enfants ont également besoin d’avoir accès à du matériel d’apprentissage et à des enseignants qualifiés en vue d’optimiser leur potentiel.

Gardez un œil sur notre prochain article portant sur l’équité dans l’accès à l’éducation. Nous croyons que tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, mais que, pour certains, les obstacles à l’éducation sont encore trop élevés.

L’accès Équitable à l’Éducation est Nécessaire

Jetons un œil sur l’équité et l’égalité des chances en matière d’éducation pour les enfants dans les pays en développement.

Les données prouvent que l’accès à l’école s’est démocratisé au cours des 15 dernières années. Mais, quand on creuse un peu plus, on se rend compte que les chances d’accéder à l’éducation demeurent tout de même profondément inégales.

Qu’est-ce que cela signifie?

Les statistiques concernant les enfants déscolarisés démontrent des améliorations considérables quant au nombre d’enfants, filles et garçons, qui fréquentent les bancs d’école. Ce qui est fantastique.

Globalement, près de 100 millions d’enfants de niveau primaire étaient non scolarisés en 2000. Il y en a maintenant 59 millions. En Afrique subsaharienne, leur nombre est passé de 40 millions à 30 millions en 15 ans, en dépit de la forte croissance démographique. Les chiffres par pays illustrent le même phénomène : davantage d’enfants fréquentent l’école. Ainsi, un plus grand nombre d’entre eux ont la chance de s’éduquer. Mais, clairement, avec 59 millions d’enfants non scolarisés à travers le monde, nous ne pouvons pas affirmer que l’accès à l’éducation est équitable. Tous les enfants n’ont pas les mêmes possibilités, souvent pour des raisons hors de leur contrôle.

L’équité en éducation, c’est de donner à chaque enfant la même chance.

Une fille pauvre habitant en région rurale devrait bénéficier de la même chance d’aller à l’école et d’obtenir une éducation de qualité qu’un garçon issu d’une famille riche et résidant en milieu urbain. C’est une question de justice.

C’est pourquoi, lorsque les conditions ne sont pas favorables à leur éducation, les enfants défavorisés doivent pouvoir bénéficier d’une aide supplémentaire pour corriger ce déséquilibre. C’est une question d’équité.

Apprenez-en davantage sur l’équité en matière d’éducation dans ce document d’orientation de l’UNESCO. En effet, l’objectif de développement durable pour l’éducation (ODD4) traite d’équité. Il consiste à « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». On ne parle donc pas seulement de l’importance d’une éducation de qualité, mais également d’équité dans l’accès à celle-ci.

Qui sont ces enfants non scolarisés?

Les enfants sont maintenus en dehors des bancs d’école en raison d’obstacles sur lesquels ils n’ont pas d’emprise.

Le genre, la pauvreté, habiter en milieu rural ou dans une zone de guerre, être handicapé ou issu d’un groupe ethnique minoritaire sont les principaux facteurs qui entravent leur accès à l’éducation. Certains enfants sont confrontés à plusieurs de ces barrières, qui s’additionnent.

Les conflits mondiaux entraînent la déscolarisation d’un nombre de plus en plus nombreux d’enfants. L’infographie ci-dessous illustre clairement la baisse de la scolarisation des enfants en Syrie, un pays où l’accès à l’école était auparavant quasi universel.

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De plus, selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, la moitié des enfants déscolarisés vivent dans 19 pays (cela n’inclut pas l’Afghanistan, la République démocratique du Congo et la Somalie, des pays où les conflits affectent la scolarisation d’un grand nombre d’enfants, mais où les données sont encore trop difficiles à obtenir).

Ainsi, certains groupes d’enfants sont laissés pour compte dans la course à l’éducation, ce qui aura un impact important sur leur santé ainsi que leurs capacités à générer des revenus et à défendre leurs intérêts et leurs croyances.

Si nous cheminons tranquillement vers un accès plus large à l’éducation à l’échelle mondiale, on ne peut encore parler d’équité dans cet accès pour certains groupes d’enfants vulnérables, qui demeurent clairement défavorisés dans ce domaine.

La Fondation 60 millions de filles s’efforce de travailler avec les enfants marginalisés, de sorte que davantage d’entre eux aient accès à une éducation de qualité. C’est leur droit.

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Comment S’assurer Que Votre Investissement Compte

Nous savons qu’il y existe de nombreuses causes nobles et d’options à considérer lorsque vient le temps de choisir un organisme de bienfaisance à soutenir. Même au sein de la sphère humanitaire internationale, une pléthore d’options se présente à nous en vue de contribuer à rendre le monde un peu meilleur.

Nous savons à quel point le choix peut être difficile. Afin de vous aider, nous avons rassemblé quelques informations sur la Fondation 60 millions de filles afin de démontrer ce qu’elle a à offrir et les efforts mis en œuvre afin que vos dons bénéficient aux personnes qui en ont vraiment besoin.

L’éducation engendre le changement

Tout d’abord, nous savons que les investissements en l’éducation, en particulier pour les filles, ont un impact essentiel sur toutes les initiatives de développement. Le Partenariat mondial pour l’éducation affirme d’ailleurs que l’éducation a une importance cruciale dans l’atteinte de tous les objectifs de développement durable, lesquels guideront les efforts de développement pour les 15 prochaines années.

De plus, les effets immédiats de l’éducation des filles sont incontestables. Que ce soit sur le plan de l’économie, de la santé, du progrès social ou du leadership politique, l’éducation constitue un des outils les plus efficaces pour engendrer un changement réel et durable.

D’accord, l’éducation est bénéfique. Mais, pourquoi devrais-je donner à la Fondation 60 millions de filles?

Nos frais d’administration ne dépassent jamais 1%.

60 millions de filles est un organisme dirigé par des bénévoles. Sans frais d’opération ou de salaires, nous sommes donc en mesure de maintenir nos coûts administratifs à un minimum absolu. Cela signifie que 99% de votre bénéficie directement aux enfants que nous soutenons.

La recherche est faite pour vous.

Nous effectuons une recherche et une analyse approfondies lors du choix de nos projets. Nous utilisons une méthode d’évaluation rigoureuse des propositions de projets reçues afin d’assurer que le partenaire et les projets sélectionnés répondent à nos critères et auront un maximum d’impact sur les enfants qui en ont le plus besoin.

Notre système de suivi vous permet de voir que votre argent est bien dépensé.

Nous soutenons en général deux projets de 100 000 $ par année. Après avoir versé les fonds que nous sont confiés, nous nous assurons que notre partenaire nous fera un suivi de l’évolution du projet sur une base régulière, ou de façon plus rapprochée dans le cas d’un changement important qui pourrait avoir un impact sur la mise en œuvre du projet sur le terrain. Consultez l’article publié sur notre blogue (en anglais) suivant l’évaluation successeuse de notre projet d’école secondaire Oleleshwa pour filles au Kenya, géré par notre partenaire Enfants Entraide.

Nous croyons en l’importance de la technologie pour faire progresser l’éducation.

60 millions de filles croit que l’utilisation des meilleures pratiques en matière de technologie sera cruciale afin de faire en sorte que tous les enfants aient accès à une éducation de qualité. Avec 124 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés et une pénurie d’enseignants qualifiés, la technologie constitue une alternative essentielle en vue d’accroître l’accès à l’éducation et au matériel pédagogique pour les enfants.

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À cette fin, nous disposons d’une équipe de recherche et développement engagée à prendre connaissance des meilleures pratiques dans le domaine de la technologie et de l’éducation. Depuis novembre 2013, nous avons mis en œuvre un projet pilote en Sierra Leone avec CAUSE Canada afin de permettre aux enfants d’accéder à KA Lite et d’autre matériel pédagogique. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre programme ICI (en anglais).

Cela fait du bien de savoir qu’on peut faire la différence.

Enfin, savoir que vous pouvez faire une différence fait du bien. Chaque dollar compte et chaque contribution est extrêmement appréciée.

Cette année, nos projets se déroulent en Ouganda et au Nicaragua.

S’il vous plaît, aidez-nous à accroître les possibilités d’éducation pour les enfants vulnérables et marginalisés à travers le monde.

Pourquoi cibler les filles?

Investir dans l’éducation des filles a démontré des résultats.

Nous savons qu’éduquer une fille a un impact durable et significatif tant pour celle-ci que pour sa famille et sa communauté. Instruire une fille a un impact positif sur le développement et améliore l’égalité entre les sexes.

Voici quelques aspects positifs mis de l’avant par le Fonds Malala:

Croissance économique plus forte: Augmenter de 1% seulement le nombre de femmes qui terminent leur éducation secondaire pourrait améliorer la croissance économique d’un pays de 0,3%. Mais, de façon encore plus significative, une augmentation du nombre de personnes ayant de fortes compétences en lecture, en écriture et en arithmétique pourrait entraîner une croissance économique de l’ordre de 2%.

Meilleurs salaires et perspectives d’emploi: Pour chaque année d’éducation supplémentaire, une femme augmente son salaire de 12% en moyenne. En outre, si elle détient des compétences supérieures à la moyenne en mathématiques, elle peut espérer améliorer ses revenus de 18% supplémentaires.

Plus de vies sauvées: Accroitre l’éducation des filles réduit la mortalité infantile et maternelle puisque les mères instruites ont moins d’enfants, sont moins susceptibles de tomber enceintes à l’adolescence et sont plus en mesure de se prévaloir et de négocier l’accès à des soins de santé essentiels pour elles-mêmes et leurs jeunes enfants. En fait, chaque année supplémentaire de scolarité de la mère peut réduire de 14% la prévalence de maladies comme la pneumonie et la rougeole.

Des familles plus petites et en meilleure santé: La réduction du nombre de filles mères avant l’âge de 17 ans contribue à ce que les familles soient plus petites et en meilleure santé. Si toutes les femmes détenaient une éducation primaire, les naissances précoces pourraient diminuer de 10%. Ce chiffre chuterait à 49% si toutes les femmes complétaient leur éducation secondaire et la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans diminuerait également de 49%.

Amélioration de l’accès à l’éducation: Une mère instruite est plus susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école.

De toute évidence, investir dans l’éducation entraîne d’énormes bénéfices. S’il vous plaît, envisagez d’appuyer la Fondation 60 millions de filles en donnant cette saison.

Cette année, nous investissons dans les possibilités d’éducation pour les enfants en Ouganda et au Nicaragua.

Tous les enfants ont droit à l’éducation.

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