C’est un fait : l’éducation réduit la pauvreté

La pauvreté est inversement et inextricablement liée à l’éducation. Plus vous êtes éduqués, plus vous devriez être en mesure d’augmenter votre capacité de gagner un revenu pour sortir votre famille de la pauvreté. Mais, voici le hic : les personnes pauvres sont moins susceptibles d’aller à l’école. De plus, la plupart des enfants et des jeunes non scolarisés vivent dans des pays à faible revenu et ont moins de ressources pour accéder à une éducation de qualité. Cela a des conséquences tragiques et perpétue la pauvreté intergénérationnelle. En d’autres termes, les personnes pauvres restent pauvres.

Il est clair que les réponses politiques et les efforts d’aide au développement doivent viser à abaisser les obstacles pour briser ce cycle vicieux et donner aux personnes pauvres une chance d’apprendre.

Analysons le tout – Qui va à l’école, et qui n’y va pas

Commençons par quelques chiffres. Selon un document d’orientation de l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), 263 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés, soit un sur cinq enfants, adolescents et jeunes, un chiffre qui est demeuré constant au cours des huit dernières années. En d’autres termes, la tendance précédemment à la baisse s’est stabilisée et il n’y a pas eu d’amélioration récente du taux de déscolarisation, malgré des progrès significatifs (en particulier au niveau primaire) au début des années 2000.

D’un point de vue régional, en Afrique subsaharienne, 34 millions d’enfants d’âge primaire (soit plus de la moitié de la population mondiale non scolarisée pour ce groupe d’âge) et 62 millions de jeunes de niveau secondaire ne sont pas scolarisés. En Asie du Sud, 10 millions d’enfants et 68 millions de jeunes ne vont pas à l’école.

Dans l’ensemble, la carte ci-dessous montre que bien que dans les régions pauvres, cette tendance est encore plus prononcée : 62% des jeunes des pays à faible revenu ne sont pas scolarisés. Ce taux tombe à 47% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, à 22% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et à 7% pour les pays à revenu élevé.

La lutte contre la pauvreté est la clé pour scolariser tous les enfants

Il y a de multiples causes derrière la non scolarisation des enfants, notamment les conflits et la croissance de la population réfugiée, le sexe, le handicap et l’appartenance ethnique. De plus, le manque d’accès à une éducation de qualité signifie que, parfois, les enfants finissent l’école primaire sans les compétences de base qui leur permettraient de poursuivre leurs études au niveau secondaire.

La pauvreté, cependant, transcende toutes les autres barrières. Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, les enfants des familles parmi les 20% plus pauvres sont huit fois plus susceptibles d’être non scolarisés que les enfants des familles parmi les 20% plus riches.

L’éducation est onéreuse. Les coûts directs, comme les frais de scolarité, ainsi que les coûts indirects, tels les livres et les uniformes, restent hors de portée pour de nombreuses familles pauvres. Et parce que l’accès à l’école secondaire n’est souvent pas obligatoire, il est plus logique pour les familles pauvres d’envoyer leurs enfants au travail et, pour les filles de se marier en bas âge, ce qui réduit le coût de leur entretien pour les finances familiales.

Cela renforce encore le cycle intergénérationnel de la pauvreté. Des millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école parce que leurs familles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Pourtant, en même temps, l’éducation est le principal moyen de sortir de la pauvreté.

L’éducation est une étape cruciale dans la réduction de la pauvreté

La recherche montre que chaque année supplémentaire de scolarité peut augmenter le revenu d’une personne d’au moins 10%. En fait, le document de l’ISU montre que seulement deux années supplémentaires d’études secondaires pourraient aider à sortir 60 millions de personnes de la pauvreté. Si tous les adultes avaient fait des études secondaires, 420 millions de personnes pourraient sortir de la pauvreté. C’est impressionnant!

Une personne éduquée possède davantage de compétences et de connaissances qui, ensemble, augmentent sa productivité. Une personne plus instruite cherchera de plus des moyens de diversifier ses sources de revenu. Les personnes éduquées sont également plus résilientes au changement – économique, environnemental et personnel.

L’éducation est particulièrement stimulante pour les filles et les femmes. Les mères, en mesure de rendre des meilleures décisions pour leur famille, peuvent avoir un impact profond sur l’élimination de la pauvreté. Elles peuvent choisir d’avoir moins d’enfants et de s’assurer que leurs enfants ont accès à la vaccination, aux soins médicaux, à une meilleure nutrition et à la scolarisation.

FAIT: une mère éduquée est plus susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école. Cela peut briser les effets intergénérationnels persistants de la pauvreté et de l’inégalité.

Alors qu’est-ce qui est fait?

À l’échelle mondiale, l’objectif de développement durable pour l’éducation (ODD 4) se fonde sur les succès d’initiatives antérieures, mais avec un focus élargi, visant à inclure l’école secondaire dans l’éducation universelle pour tous. En fait, l’objectif déclaré est d’«assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie».

Cela implique des objectifs qui, par exemple, évolueront vers une éducation gratuite et universelle aux niveaux primaires et secondaires d’ici 2030, l’enseignement préscolaire, la formation des enseignants, l’égalité des sexes dans l’accès à l’éducation et une éducation de meilleure qualité pour que les élèves puissent réellement apprendre.

De notre côté, plusieurs de nos projets des dernières années se sont concentrés sur les élèves du secondaire – en offrant la possibilité aux enfants que nous avons appuyés au niveau primaire de poursuivre leurs études. Cette année, nous travaillons avec MWEDO, à travers la Fondation Stephen Lewis, pour éduquer 100 filles du Masai Mara en Tanzanie. Cette population rurale pauvre est généralement sous-scolarisée, en particulier les filles qui sont souvent mariées à l’âge de 15 ans. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre projet ICI.

À la Fondation 60 millions de filles, nous croyons sincèrement que l’éducation de tous les enfants et jeunes, en particulier les filles, est essentielle pour réduire la pauvreté et améliorer le bien-être individuel. Travaillons ensemble pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école et d’apprendre.

 

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