Février 2018

Une nouvelle année, de nouveaux projets, de nouveaux pays…

Chaque automne, notre équipe d’évaluation de projets a l’immense tâche de choisir le meilleur projet d’éducation des filles dans lequel investir. Nous cherchons des projets innovateurs et réfléchis, répondant aux besoins des communautés et gérés par des partenaires expérimentés ayant une profonde connaissance du contexte dans lequel ils travaillent. Nous voulons que nos fonds, notre investissement ait le plus grand impact possible.

Nous invitons un groupe de partenaires potentiels présélectionnés à soumettre d’abord une lettre d’intention nous présentant ses meilleurs projets. À partir de ces propositions, nous réduisons nos choix à 5 ou 6 projets reflétant le mieux nos buts, nos objectifs et notre philosophie. Les organisations partenaires seront ensuite invitées à soumettre un projet complet incluant le budget, le calendrier, les résultats financiers et les plans de contrôle et d’évaluation.

À partir de cette information, notre équipe de quatre personnes évaluera indépendamment chaque proposition de projet, dont nous débattrons en groupe. C’est en apportant nos visions et expériences spécifiques que nous évaluons les projets qui auront un impact significatif dans la communauté.

Chaque année, le choix est difficile compte tenu de la grande qualité des projets présentés par nos partenaires. Et pourtant, nous devons choisir! Et c’est ce que nous avons fait. Trois projets, aux contextes très différents, ont été retenus. Ils ciblent tous les filles et les garçons en situation de grande vulnérabilité. L’investissement total est de 300 000 $.

Dans le camp de réfugiés de Nduta en Tanzanie, nous travaillerons avec notre partenaire, l’Entraide universitaire mondiale du Canada, afin de soutenir des classes de rattrapage pour des adolescentes burundaises présentant des risques élevés de violence basée sur le genre; nombreuses sont celles qui ne fréquentent pas l’école actuellement. Le projet a pour but de leur fournir un environnement sécuritaire afin d’améliorer leurs compétences en littératie et en calcul, ainsi qu’un soutien social garantissant qu’elles resteront en classe ou du moins qu’elles seront mieux outillées pour faire face aux conditions difficiles auxquelles elles sont confrontées.

Au Liberia, nous subventionnerons un deuxième projet avec notre partenaire, CODE Canada. Le projet GALI permettra de soutenir des filles qui sont trop âgées pour fréquenter des classes de niveau inférieur. Le programme parascolaire apportera des compétences en littératie et en mathématiques. Accélérer l’acquisition des compétences permet aux filles de passer dans une classe correspondant à leur niveau d’âge. Ces élèves présentent des risques élevés d’abandonner l’école en raison de la pression et des exigences auxquelles elles doivent faire face. Elles auront également accès à des informations concernant la santé reproductive afin de les aider à franchir le cap crucial qu’est l’adolescence. Lorsque les filles pubères fréquentent l’école, les risques de mariages précoces et de grossesses chutent de façon considérable, et leur revenu potentiel s’accroit de 15 à 25 % pour chaque année de scolarité supplémentaire.

Pour notre troisième projet, nous travaillerons à nouveau avec Change for Children, cette fois-ci au Guatemala. Le projet se déroulera dans les communautés autochtones de Maya-Mam dans les hautes terres de l’Ouest. Deux centres technologiques seront construits dans des zones rurales isolées où moins de 30 % des élèves fréquentent le secondaire. Ces centres, basés sur le modèle de notre laboratoire d’apprentissage mobile (LAM), abriteront le serveur RACHEL-Plus et des tablettes afin de permettre aux enseignants et aux élèves d’accéder à des contenus pédagogiques à jour, interactifs et de grande qualité. De plus, Change for Children mettra à disposition de 33 communautés 8 LAM supplémentaires, offrant des outils d’apprentissage incroyables, là où le besoin se fait sentir.

C’est uniquement grâce à votre soutien que nous pouvons investir dans des projets éducatifs significatifs.

Merci!

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles

Des ados qui agissent!

Depuis 17 ans, l’école secondaire Beaconsfield organise un spectacle de variétés tous les ans et cette année n’a pas fait exception. Par le passé, les profits de cet événement-bénéfice fort populaire étaient affectés à des organismes de bienfaisance situés au Népal et au Malawi, entre autres. Toutefois, cette année, une élève de 2e secondaire, Cassandra Bedard, a demandé à Nancy Dubuc, l’animatrice des services communautaires de BHS et l’organisatrice de l’événement, d’attribuer les profits du spectacle de variétés à 60 millions de filles.

Tenu les 18 et 19 janvier derniers, le spectacle de variétés comprenait 26 numéros et mettait en valeur les nombreux talents de la population étudiante de l’école. Pendant plus de deux heures et demie, les spectateurs ont été épatés par un éventail de chanteurs, de danseurs et de plusieurs groupes musicaux, ainsi que par une superbe interprétation de Hallelujah par Ceri Howe et Rick O’Loughlin et un passage éclair au saxophone par le directeur musical de l’école, Phil Legault. D’autres membres du personnel ont aussi grandement contribué à la réussite du spectacle.

Lors de la soirée d’ouverture, Wanda a présenté la Fondation et a décrit le laboratoire d’apprentissage mobile ainsi que son utilisation dans le cadre de notre nouveau projet au Guatemala. Le lendemain, Nancy a réitéré ce message. Plusieurs personnes ont fait de généreux dons à la Fondation et, de plus, Cassandra et ses amies ont vendu des t-shirts 60 millions de filles. Au cours des deux soirées, le spectacle de variétés nous a permis d’amasser environ
4 000 $ pour notre projet.

Nous sommes extrêmement reconnaissants de l’engagement extraordinaire et de l’enthousiasme débordant des élèves de l’école secondaire Beaconsfield. Vous avez su changer les choses!

L’avenir de l’éducation

60 millions de filles présentera son premier événement « phare » le 14 mai prochain à Montréal. Nous réunirons les ONG canadiennes œuvrant dans le champ de l’éducation, ainsi que les spécialistes des technologies de l’information, les professeurs et les développeurs pour présenter officiellement le laboratoire d’apprentissage mobile (LAM) et discuter des possibilités qu’offre la technologie dans l’éducation pour les pays en développement.

Le potentiel est grand. Notre équipe de recherche et développement poursuit l’exploration de pistes novatrices d’exploiter la technologie comme moyen de d’augmenter l’apprentissage dans les communautés rurales isolées où les enseignants qualifiés sont en demande et où les livres et outils pédagogiques sont quasi inexistants.

Vous pouvez assister à cet événement uniquement sur invitation. Si vous souhaitez y participer, communiquez avec nous avant le 15 mars à l’adresse suivante : info@60millionsdefilles.org.

 

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