Février 2016

Dix ans d’expérience dans l’aide à l’éducation des filles

Une nouvelle orientation, en partenariat avec CAUSE Canada et l’Université McGill

Cette année, nous avons choisi de subventionner un projet soumis par CAUSE Canada ayant pour but de mettre sur pied un programme d’alphabétisation par les pairs et de cyberapprentissage dans des régions rurales de la Sierra Leone. Un montant de 300 000$, s’échelonnant sur une période de deux ans, touchera 5 000 élèves dont plus de la moitié sont des filles. Une évaluation du projet par des chercheurs de l’Université McGill devrait aussi permettre d’approfondir nos connaissances relatives à l’impact de ce projet sur les résultats réels d’apprentissage.

Du matériel éducatif favorisant une meilleure qualité d’apprentissage

La Fondation 60 millions de filles est fermement convaincue du besoin d’adopter de nouvelles stratégies pour que les enfants défavorisés reçoivent une éducation de qualité. L’objectif de ce projet est de fournir du matériel éducatif supplémentaire aux enfants, ce qui permettra en premier lieu d’encourager leur amour et leur enthousiasme naturels pour apprendre et, ultimement, d’améliorer leur apprentissage global.

Les composantes du projet sont :

  • L’engagement de 100 tutrices en alphabétisation par les pairs. Il s’agit de filles de l’école secondaire locale qui travailleront sur les capacités de lecture des jeunes enfants pendant une période de deux ans et les encourageront à persister dans leurs études.
  • L’introduction du cyberapprentissage, après les classes. Il touchera 5 000 élèves du primaire par l’utilisation de tablettes dans un centre d’apprentissage local – programme qui sera sous la responsabilité des Clubs des mères. Les élèves auront ainsi accès à des vidéos et exercices interactifs en lecture, écriture, maths, sciences, musique, création de cyber-livres, etc.
  • L’analyse de l’impact du projet et des changements dans les résultats d’apprentissage. Elle sera réalisée par une équipe de l’Université McGill coordonnée par la Professeure Sonia Laszlo, professeure associée en Économique et directrice adjointe de l’Institut d’études en développement international.

Pour plus d’information sur le projet, consulter notre site Web.

L’accent sur la technologie est crucial

Les statistiques de l’UNESCO montrent clairement que, si nous poursuivons notre travail d’aide à l’éducation au même rythme que par le passé, il faudra plus d’une centaine d’années avant que toutes les filles aient accès aux premières années de l’école secondaire.

L’équipe R&D de 60 millions de filles s’est donc penchée sur les meilleurs moyens d’assurer une éducation de qualité aux enfants marginalisés à travers le monde. Nous en sommes venus à la conclusion que l’auto-apprentissage assisté par ordinateur, ou cyberapprentissage, peut améliorer les résultats scolaires et accroitre l’intérêt des jeunes envers l’éducation ainsi que leur motivation à apprendre. Le cout d’apporter un contenu scolaire interactif de qualité dans une région sans électricité ou sans accès à Internet ne représente qu’une fraction de ce qu’il faudrait pour fournir un équivalent en manuels ou encyclopédies. La méthode favorisée, le RACHEL (Remote Area Community Hotspots for Education and Learning) -Pi, peut facilement être mis à niveau en tout temps et, par des puces de mémoire additionnelles, on peut y ajouter plus de contenu et l’adapter aux besoins spécifiques d’un groupe.

De plus, les Centres d’apprentissage sur le terrain fourniront la base de cet auto-apprentissage non seulement pour les enfants, notamment en alphabétisation, mais aussi pour les adultes de la communauté : information pratique au jour le jour dans les domaines, entre autres, de l’agriculture, des soins prénataux et postnataux, de la nutrition, de la santé ou encore de la formation des instituteurs.

Un petit investissement peut avoir un énorme impact

Depuis sa fondation en 2006, 60 millions de filles a investi 2,1 millions de dollars dans 19 projets répartis dans 14 pays, ce qui signifie une influence directe sur les vies de plus de 15 000 filles et garçons. Dans certains cas, il y a un effet d’entrainement. Ainsi, nos investissements de 100 000$ au Kenya et en Indonésie ont amené des investissements encore plus importants de la part d’agences gouvernementales.

Nous n’aurions pas pu le faire sans nos partenaires

Au fil des ans, nos partenaires, incluant la Fondation Stephen Lewis, Enfants Entraide, CAUSE Canada, Handicap International, l’EUMC, et War Child Canada, nous ont fourni des aperçus précieux de ce qui marche vraiment, dans l’éducation des filles.

Nos relations suivies avec l’Institut de la statistique de l’UNESCO, l’Institut d’études en développement international de McGill et d’autres intervenants du monde du développement nous ont aussi aidé à voir ce qui pourrait être fait plus efficacement pour assurer une éducation de qualité à tous les enfants à travers le monde.

Du côté de la technologie, nous avons travaillé avec des partenaires tels que World Possible en Californie, Fantastic Phonics en Australie, et les développeurs de eXplorance, basé ici à Montréal, pour créer et ajouter une version hors ligne du programme d’alphabétisation Fantastic Phonics au RACHEL-Pi.

Comment vous pouvez aider

Nous sommes continuellement à la recherche d’expertises et de fournitures spécifiques pouvant aider à concrétiser ces initiatives éducationnelles sur le terrain. Si vous êtes en mesure d’aider, s’il-vous-plaît contactez-nous par courriel, téléphone ou médias sociaux. Nos besoins actuels sont :

    • des tablettes (300) ;
    • des RACHEL-Pi (20) ;
    • des panneaux solaires portables (20);
    • de l’aide dans l’analyse de nouvelles solutions technologiques potentielles ;
    • la numérisation de livres imprimés.

Un grand merci pour votre aide et votre foi dans le pouvoir de l’éducation des filles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *