Février 2016

Dix ans d’expérience dans l’aide à l’éducation des filles

Une nouvelle orientation, en partenariat avec CAUSE Canada et l’Université McGill

Cette année, nous avons choisi de subventionner un projet soumis par CAUSE Canada ayant pour but de mettre sur pied un programme d’alphabétisation par les pairs et de cyberapprentissage dans des régions rurales de la Sierra Leone. Un montant de 300 000$, s’échelonnant sur une période de deux ans, touchera 5 000 élèves dont plus de la moitié sont des filles. Une évaluation du projet par des chercheurs de l’Université McGill devrait aussi permettre d’approfondir nos connaissances relatives à l’impact de ce projet sur les résultats réels d’apprentissage.

Du matériel éducatif favorisant une meilleure qualité d’apprentissage

La Fondation 60 millions de filles est fermement convaincue du besoin d’adopter de nouvelles stratégies pour que les enfants défavorisés reçoivent une éducation de qualité. L’objectif de ce projet est de fournir du matériel éducatif supplémentaire aux enfants, ce qui permettra en premier lieu d’encourager leur amour et leur enthousiasme naturels pour apprendre et, ultimement, d’améliorer leur apprentissage global.

Les composantes du projet sont :

  • L’engagement de 100 tutrices en alphabétisation par les pairs. Il s’agit de filles de l’école secondaire locale qui travailleront sur les capacités de lecture des jeunes enfants pendant une période de deux ans et les encourageront à persister dans leurs études.
  • L’introduction du cyberapprentissage, après les classes. Il touchera 5 000 élèves du primaire par l’utilisation de tablettes dans un centre d’apprentissage local – programme qui sera sous la responsabilité des Clubs des mères. Les élèves auront ainsi accès à des vidéos et exercices interactifs en lecture, écriture, maths, sciences, musique, création de cyber-livres, etc.
  • L’analyse de l’impact du projet et des changements dans les résultats d’apprentissage. Elle sera réalisée par une équipe de l’Université McGill coordonnée par la Professeure Sonia Laszlo, professeure associée en Économique et directrice adjointe de l’Institut d’études en développement international.

Pour plus d’information sur le projet, consulter notre site Web.

L’accent sur la technologie est crucial

Les statistiques de l’UNESCO montrent clairement que, si nous poursuivons notre travail d’aide à l’éducation au même rythme que par le passé, il faudra plus d’une centaine d’années avant que toutes les filles aient accès aux premières années de l’école secondaire.

L’équipe R&D de 60 millions de filles s’est donc penchée sur les meilleurs moyens d’assurer une éducation de qualité aux enfants marginalisés à travers le monde. Nous en sommes venus à la conclusion que l’auto-apprentissage assisté par ordinateur, ou cyberapprentissage, peut améliorer les résultats scolaires et accroitre l’intérêt des jeunes envers l’éducation ainsi que leur motivation à apprendre. Le cout d’apporter un contenu scolaire interactif de qualité dans une région sans électricité ou sans accès à Internet ne représente qu’une fraction de ce qu’il faudrait pour fournir un équivalent en manuels ou encyclopédies. La méthode favorisée, le RACHEL (Remote Area Community Hotspots for Education and Learning) -Pi, peut facilement être mis à niveau en tout temps et, par des puces de mémoire additionnelles, on peut y ajouter plus de contenu et l’adapter aux besoins spécifiques d’un groupe.

De plus, les Centres d’apprentissage sur le terrain fourniront la base de cet auto-apprentissage non seulement pour les enfants, notamment en alphabétisation, mais aussi pour les adultes de la communauté : information pratique au jour le jour dans les domaines, entre autres, de l’agriculture, des soins prénataux et postnataux, de la nutrition, de la santé ou encore de la formation des instituteurs.

Un petit investissement peut avoir un énorme impact

Depuis sa fondation en 2006, 60 millions de filles a investi 2,1 millions de dollars dans 19 projets répartis dans 14 pays, ce qui signifie une influence directe sur les vies de plus de 15 000 filles et garçons. Dans certains cas, il y a un effet d’entrainement. Ainsi, nos investissements de 100 000$ au Kenya et en Indonésie ont amené des investissements encore plus importants de la part d’agences gouvernementales.

Nous n’aurions pas pu le faire sans nos partenaires

Au fil des ans, nos partenaires, incluant la Fondation Stephen Lewis, Enfants Entraide, CAUSE Canada, Handicap International, l’EUMC, et War Child Canada, nous ont fourni des aperçus précieux de ce qui marche vraiment, dans l’éducation des filles.

Nos relations suivies avec l’Institut de la statistique de l’UNESCO, l’Institut d’études en développement international de McGill et d’autres intervenants du monde du développement nous ont aussi aidé à voir ce qui pourrait être fait plus efficacement pour assurer une éducation de qualité à tous les enfants à travers le monde.

Du côté de la technologie, nous avons travaillé avec des partenaires tels que World Possible en Californie, Fantastic Phonics en Australie, et les développeurs de eXplorance, basé ici à Montréal, pour créer et ajouter une version hors ligne du programme d’alphabétisation Fantastic Phonics au RACHEL-Pi.

Comment vous pouvez aider

Nous sommes continuellement à la recherche d’expertises et de fournitures spécifiques pouvant aider à concrétiser ces initiatives éducationnelles sur le terrain. Si vous êtes en mesure d’aider, s’il-vous-plaît contactez-nous par courriel, téléphone ou médias sociaux. Nos besoins actuels sont :

    • des tablettes (300) ;
    • des RACHEL-Pi (20) ;
    • des panneaux solaires portables (20);
    • de l’aide dans l’analyse de nouvelles solutions technologiques potentielles ;
    • la numérisation de livres imprimés.

Un grand merci pour votre aide et votre foi dans le pouvoir de l’éducation des filles.

Décembre 2015

Paix sur terre aux gens de bonne volonté : Montréal, Vancouver, Ottawa, Québec, Toronto, Sherbrooke…

Je suis profondément touchée par la grande générosité démontrée par chaque municipalité, ville ou village du pays, au moment où les Canadiens se mobilisent pour accueillir un grand nombre de réfugiés. C’est le meilleur de nous-mêmes qui apparait en ce moment, nous montrant prêts à partager ce bonheur que beaucoup d’entre nous ont, tout simplement parce qu’ils sont nés dans le bon pays, au bon moment.

Votre généreux appui à 60 millions de filles, qui aide à nourrir les rêves d’enfants vulnérables à travers le monde, fait partie de cette même bonté profonde qui nous anime. Chaque enfant de l’univers a droit à l’éducation, et votre contribution aide à rendre des vies plus épanouies, à développer des talents et à renforcer des communautés. Tout cela, ultimement, mène à un peu plus d’égalité, de démocratie et de paix pour chaque être humain.

Aucun d’entre nous n’a choisi son lieu de naissance : pays de paix et de démocratie ou de guerre et de tyrannie. C’est la loterie de la vie qui a décidé. Toutefois, en écoutant l’histoire des réfugiés, nous prenons conscience qu’au fond, nous appartenons tous à la race humaine. Qu’au fond, nous sommes tous les mêmes : des mères, des pères, des enfants. Qu’au fond, nous cherchons tous à nous épanouir, à utiliser nos talents de façon à nous sentir bien, à profiter de la vie, à être en sécurité et à protéger ceux que nous aimons.

Tie-Dye-Knit-ScarfPar l’action – donner un manteau, tricoter un foulard, offrir du bénévolat ou des services spontanés, écouter un ami, ouvrir sa maison, partager un repas – nous transformons notre gratitude envers la vie en quelque chose de tangible. Nous donnons et traitons les autres comme nous voudrions recevoir et être traités, si les rôles étaient inversés.

Rien ne peut mettre en doute ma fierté et l’absolue conviction que nous posons l’action juste. Merci de votre aide, merci d’être la personne extraordinaire que vous êtes, chacun et chacune d’entre vous. Le monde a besoin de vous.

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles

Pourquoi devrais-je donner à la Fondation 60 millions de filles?
Par Tanya Guyatt

giftNous savons qu’il y existe de nombreuses causes nobles et d’options à considérer lorsque vient le temps de choisir un organisme de bienfaisance à soutenir. Même au sein de la sphère humanitaire internationale, une pléthore d’options se présente à nous en vue de contribuer à rendre le monde un peu meilleur.

Nous savons à quel point le choix peut être difficile. Afin de vous aider, nous avons rassemblé quelques informations sur la Fondation 60 millions de filles afin de démontrer ce qu’elle a à offrir et les efforts mis en œuvre afin que vos dons bénéficient aux personnes qui en ont vraiment besoin.

L’éducation engendre le changement

Tout d’abord, nous savons que les investissements en l’éducation, en particulier pour les filles, ont un impact essentiel sur toutes les initiatives de développement. Pour lire davantage…

Notre 10e conférence annuelle
Par Lesley Stewart

KBC 2 Cette année, pour célébrer notre 10e conférence annuelle, une surprise ! En effet, l’évènement débute par un concert du Kenyan Boys Choir, absolument merveilleux et surtout terriblement émouvant. Puis notre présidente, Wanda Bedard, décrit les nombreuses activités et réalisations de notre Fondation au cours des neuf dernières années et en particulier de celle qui vient de s’écouler.

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Nous avons ensuite accueilli notre conférencier d’honneur, Craig Kielburger. Cet activiste passionné du droit des enfants nous a parlé de la transformation de l’organisme Enfants Entraide (Free The Children) qu’il a mis sur pied il y une vingtaine d’années. Pour lire davantage…

juillet 2015

8 ans plus tard…
Par Wanda Bedard

On aurait dit que le temps s’était arrêté. Nous étions au Kenya, exactement au même endroit où nous étions huit ans plus tôt, dans le massif du Maasaï Mara. Je n’en revenais pas ! J’avais tant de fois utilisé cette image pour des présentations – une vue imprenable au-dessus du petit village, avec les collines au loin. Huit ans plus tôt, la photo montrait une douzaine de maisons en pisé, aux toits de chaume, isolées les unes des autres et réparties autour des écoles Enelerai et Emorijoi.

Aujourd’hui, avec mes compagnes de voyage (ma fille, Vida Fereydoonzad, qui était aussi avec moi en 2007, et Martine Michaud, amie de 60 millions de filles qui est aussi photographe professionnelle) nous pouvions constater que les maisons de terre crue étaient toujours là. Toutefois, à côté de la plupart d’entre elles, il y avait maintenant de solides maisons de brique aux toits de métal. Il y avait aussi des jardins, des cordes ou des supports à linge et des postes de lavage de mains à côté des latrines. Des kiosques d’eau le long de la route fournissaient une eau claire et fraiche à la communauté, et des cheminées ventilaient la fumée provenant des cuisines.

C’est alors que nous avons aperçu la maison de Monica. Nous ne pouvions le croire ! Monica ! Huit ans plus tôt, nous avions visité sa petite maison où elle avait fièrement établi un tout petit magasin – guère plus qu’une hutte de bois d’environ un mètre carré. Monica y vendait des travaux de broderie réalisés par elle et le groupe de femmes qu’elle animait. À ce moment déjà, elle était un leader pour les mamans locales et était résolument déterminée à aider à faire vivre sa famille et à s’assurer que ses enfants, incluant sa fille, aillent à l’école. Aujourd’hui sa maison se démarque dans le Mara avec son toit orange vif. Vous ne pouvez la manquer lorsque vous allez vers les chambres d’hôtes Bogani d’Enfants Entraide (Free The Children) ! Que s’est-il passé entretemps? La réponse, bien sûr, tient dans le progrès et dans l’évidence qu’une communauté a cru dans une nouvelle idée et l’a mise en pratique. L’impact qui en résulte est visible partout.

Nous avons appris que Monica voyage maintenant dans plusieurs pays pour parler de l’autonomisation des femmes et des questions concernant les femmes en Afrique. Elle est un leader fort et une conférencière recherchée qui partage son expérience sur la capacité des femmes de construire une communauté durable et aidante. Quel contraste avec le passé ! La transformation positive est apparue encore plus grande dans les jours suivants alors que nous avons eu la chance de parler avec les femmes, les filles et les familles des régions où Enfants Entraide travaille avec les communautés Maasaï, Kipsigi et Kisi.

Lorsque nous avions visité l’école primaire Enelerai en 2007, elle était en voie d’être complétée. Elle est maintenant plus grande, avec un poste d’eau, un édifice pour l’autonomisation des femmes, et des classes remplies d’enfants. Nous avons aussi  vu la clinique Baraka, avec ses services d’urgence, sa pharmacie, son laboratoire, son centre des naissances et, bientôt, des salles de radiologie et de chirurgie. Il s’agit d’une série de constructions propres, simples, bien fournies et bien équipées, qui rencontreraient toutes nos normes canadiennes !

Nous avons aussi visité l’école secondaire Oleleshwa, projet dans lequel nous avons investi 300 000$ au cours des deux dernières années et principale raison de notre visite au Kenya. Nous avons été ravies d’être reçues par un groupe de 30 filles qui nous ont fait visiter leur école innovatrice. En effet, celle-ci ne comporte ni étudiants ni enseignants, mais uniquement des apprenants et des éducateurs. Des valeurs communautaires fortes sont évidentes, comme en témoignent, partout dans l’école, de magnifiques peintures murales et des citations. Mais ce qui est aussi apparu dans nos discussions avec les filles, c’est qu’elles étaient déterminées et acharnées au travail, et qu’elles comprenaient l’immense potentiel qu’offre l’éducation. Elles ont un horaire quotidien qui s’étend de 4h30 à 22h. Elles sont animées d’un fort désir de réussir et rêvent de devenir ingénieures, médecins, enseignantes, écrivaines, scientifiques et journalistes. Après les avoir rencontrées, nous n’avons absolument aucun doute quant à leurs chances de réussite !

Cette visite à Enfants Entraide a été tout aussi inspirante que celle de la semaine précédente en Ouganda où nous avions passé quatre jours à voir le projet Nyaka pour les orphelins du VIH-SIDA. Il y a deux ans en effet, 60 millions de filles a subventionné les écoles primaires de Nyaka et Kutamba et, cette année, nous octroyons 100 000$ pour la construction déjà amorcée de l’école secondaire professionnelle de Nyaka, en collaboration avec notre partenaire, la Fondation Stephen Lewis.

Nous avons eu la chance d’être pilotées par Jennifer Nantale, la directrice nationale de la fondation Nyaka en Ouganda. Jennifer a une connaissance approfondie des questions de développement durable, une grande expérience, une grande passion et une grande compassion pour les centaines d’enfants sous son aile. Nous sommes convaincues que ces enfants et leur communauté seront capables de faire face à une réalité bien difficile, celle de grands-mères éplorées qui doivent dorénavant prendre soin d’enfants (parfois jusqu’à huit) rendus orphelins par le VIH-SIDA. Elles doivent donc trouver des sources de revenu pour garder ensemble leur famille, lui assurer un toit sécuritaire, envoyer les enfants à l’école, etc. La liste n’a pas de fin…

Des fermes fournissent chaque jour une nourriture saine et fraiche pour les élèves et le personnel de l’école. La clinique de santé, pour sa part, est ouverte non seulement aux élèves mais à toute la communauté. Il y a deux infirmières à temps plein et un médecin qui travaille deux jours semaine. Nous avons vu aussi la superbe bibliothèque munie de salles d’informatique et de panneaux solaires – l’endroit idéal pour leur laisser deux de nos Raspberry Pi Rachel (comme nous l’avions fait avec Enfants Entraide). Jennifer et son équipe ont perçu tout de suite l’impact du contenu académique, notamment celui de la Khan Academy en science et en santé, des centaines de livres et de manuels numériques ainsi que Wikipedia. Lorsqu’on réalise combien se rendre dans ces contrées éloignées est long et difficile, ainsi que le coût des livres et des manuels, sans compter le manque d’accès à Internet, ce Rachel, avec son contenu éducationnel, est réellement une sorte de petit miracle.

Nous avons été impressionnées, quoique non surprises, par la qualité des programmes et l’approche holistique qui entoure ces enfants. Enfants Entraide et la Fondation Stephen Lewis sont des partenaires de longue date de 60 millions de filles. Au fil des ans, la pensée directrice et l’expérience entourant leurs interventions communautaires ont été clairement évidentes. Toutefois, il est incroyable d’être directement témoin, sur le terrain, du résultat obtenu en quelques années.

Bien entendu, pendant notre voyage de trois semaines (autofinancé, il faut le préciser) nous avons fait beaucoup plus: un trekking gorilles dans l’époustouflante Forêt impénétrable Bwindi, une randonnée safari dans le Mara avec nos guides Maasaï, Wilson et Jackson, ainsi que la visite d’autres projets locaux. Nous avons appris beaucoup au sujet de nouvelles approches et il en est résulté une meilleure compréhension et une perspective différentes sur ce qui fonctionne le mieux pour aider une communauté. Nous avons fait une passionnante visite au centre d’innovation de l’UNICEF à Kampala où nous avons partagé nos notes et appris davantage sur la recherche et les projets pilotes de l’UNICEF concernant l’auto-apprentissage assisté par ordinateur.

Merci de nous avoir suivi sur Facebook pendant notre voyage et d’avoir ajouté vos commentaires. Cela nous permis de nous sentir plus proches du pays. Seule la présence de chacun de vous nous manquait pour que notre visite soit parfaite !

 

Jetez un coup d’œil !!!

Nous sommes extrêmement fiers de vous inviter à jeter un coup d’œil sur notre nouveau site Internet au www.60millionsdefilles.org. Cet important changement vient du besoin de pouvoir accéder au site à partir d’une tablette ou d’un téléphone intelligent, permettant ainsi un accès plus facile à l’information sur notre organisation et en particulier sur nos projets.

Nos plus sincères remerciements à Lesley Stewart, qui pilote l’équipe des communications, pour avoir dirigé ce projet, assistée de Louisa Sa, Patrice Belair et Negin Atashband, notre superbe artiste graphique. Un merci tout spécial aussi à Martine Michaud qui a fourni, à titre gracieux, les splendides photographies des projets de 60 millions de filles prises lors de notre récent voyage au Kenya et en Ouganda.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce nouveau site. Y a-t-il de l’information que vous voudriez y voir mais qui n’y est pas? Avez-vous des questions? Pouvez-vous trouver tout ce que vous cherchez en le consultant? Pour cela, communiquez avec nous à info@60millionsdefilles.org.

Et, s’il-vous-plait, n’oubliez pas de nous suivre sur Facebook et Twitter et de vous abonner à nos blogues pour recevoir nouvelles et articles touchant l’éducation des filles et l’autonomisation des femmes.

Réservez la date: le mardi 24 novembre – notre 10e conférence annuelle !

Cette année marque notre 10e conférence annuelle et nous sommes ravis d’annoncer le retourde Craig Kielburger, co-fondateur d’Enfants Entraide (Free The Children), en tant que conférencier invité. Craig nous a inspirés lors de notre deuxième conférence en 2007 et ceux qui ont assisté à cet événement ont certainement un beau souvenir de cet activiste passionné et engagé. Nous sommes fiers qu’il sera des nôtres une fois de plus cette année. Il sera accompagné par le chœur de garçons, The Kenyan Boys Choir. 60 millions de filles a travaillé en partenariat avec Enfants Entraide plusieurs fois, au Kenya et en Inde, en appuyant des projets d’éducation au primaire et au secondaire. Craig nous parlera de ces  projets et nous donnera une mise à jour depuis notre engagement.

Nous vous enverrons plus de détails sous peu. Au plaisir de vous revoir en novembre !

février 2015

Nos projets pour 2015

Chaque automne, l’équipe de 60 millions de filles s’engage dans le très difficile, mais fascinant processus de sélection des projets qu’elle financera pour l’année suivante. En fait, nous travaillons sur ces processus tout au long de l’année : rencontrer de nouvelles organisations se spécialisant dans l’éducation des filles pour évaluer comment nous pourrions conclure un partenariat; assister à des conférences; discuter avec des experts en éducation et en développement; suivre les toutes dernières statistiques, tendances et innovations relatives à l’éducation; garder contact avec nos partenaires passés; et faire un suivi des derniers rapports de projets presque achevés.

Nous ne cessons d’apprendre tout au long de ce processus. Nous apprenons sur ce qui fonctionne le mieux dans différents contextes et dans diverses communautés. Nous apprenons comment atténuer les risques dans les régions particulièrement difficiles. Nous sommes constamment à la recherche de moyens pour que nos investissements aient le plus grand impact durable possible.

Depuis sa fondation en 2006, 60 millions de filles a appuyé 19 projets, y compris ceux de 2015, dans 14 pays, pour un investissement total de 2,1 millions de dollars (dépensant toujours moins de 1 % de nos dons en frais d’administration). Grâce à ces projets, plus de 15 000 enfants ont reçu un soutien direct, filles (au moins 50 %) et garçons, assurant la parité de genre là où elle est souvent très difficile à atteindre.

C’est avec plaisir que nous annonçons les projets que nous appuierons cette année grâce à votre générosité.

Nicaragua avec Change for Children

Nous investirons 100 000 $ dans l’éducation des filles autochtones de la réserve de la biosphère Bosawas au Nicaragua avec notre tout nouveau partenaire Change for Children. Connue comme étant « les poumons de l’Amérique centrale », Bosawas est la plus grande forêt tropicale humide au nord du bassin de l’Amazone, couvrant 7 % de la surface terrestre du Nicaragua. De plus, elle abrite les communautés autochtones miskitos.

       

Notre financement permettra la construction de deux écoles secondaires pour 200 élèves, dont 52 % sont des filles, dans les villages de Tuburus et d’Aniwas. Il n’y a actuellement pas d’école secondaire dans ces villages. Les filles n’ont particulièrement pas eu accès à l’éducation secondaire, car les parents jugent trop dangereux de les laisser quitter le village pour aller étudier ailleurs. Après la construction de l’école, le ministère de l’Éducation et la municipalité de Wiwili s’occuperont de payer les salaires des enseignants. Le gouvernement autochtone de Bosawas de l’Ouest fournira la traduction des documents du programme, et couvrira les coûts d’entretien et de réparation des écoles. Le projet comprendra également une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’éducation des filles, qui atteindra 10 000 personnes sur une période de deux ans.

Ouganda avec la Fondation Stephen Lewis

Notre deuxième projet est notre quatrième partenariat avec la Fondation Stephen Lewis et il s’agit de la deuxième fois que nous appuyons le Nyaka AIDS Orphans Project en Ouganda. Nous sommes ravis de pouvoir soutenir le succès des deux écoles primaires de Nyaka en investissant dans la construction d’une école secondaire développée spécifiquement selon les besoins des filles et des orphelins. Une approche exhaustive et holistique permettra à ces enfants d’être en sécurité et entourés d’une communauté encourageante. Ils recevront de l’information sur la santé générale et reproductive, si importante pendant l’adolescence. De plus, ils pourront participer à une formation professionnelle.

       

Fait encore plus important, les filles ne se verront jamais refuser l’accès si elles tombent enceintes, comme c’est le cas dans d’autres écoles secondaires du pays (une politique qui place les filles en situation très vulnérable et marginalisée, leur laissant très peu de possibilités pour prendre soin d’elles et de leur enfant). Leur offrir du soutien et un accès à l’éducation assurera une bien meilleure situation pour elles et leur enfant.

Votre générosité contribue largement à la réalisation de ces projets. Merci d’investir dans la transformation de l’éducation des filles.

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles 

Éducation, technologie et Ebola
Par Bev Carrick, co-fondatrice de CAUSE CanadaLa crise actuelle de l’Ebola en Afrique de l’Ouest a fait des milliers de victimes et causé d’importantes perturbations, tant économiques que sociales, dans les communautés de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone. Au début de l’année 2015 par exemple, on comptait 10 150 cas en Sierra Leone seulement, pays où les taux d’infection avaient doublé au cours des deux derniers mois.

Heureusement, l’épidémie a eu aussi des retombées positives puisque des communautés éloignées ont adopté des mesures préventives en matière de santé publique. Ainsi, en donnant à de larges audiences extrêmement attentives une information réaliste au sujet de la propagation de l’infection, on a favorisé de nouvelles pratiques permettant de la combattre telles que l’importance de se laver les mains fréquemment ou encore des rites funéraires plus sécuritaires.

En juin 2014, les ravages d’Ebola ont amené le gouvernement de la Sierra Leone à fermer toutes les écoles du pays. Toutefois CAUSE Canada, par son Centre de ressources et d’apprentissage intégré situé à Kabala, a continué et continue toujours d’offrir de l’enseignement assisté par ordinateur, un accès aux bibliothèques et de l’éclairage permettant de lire lorsque la nuit tombe. Il y a chez les jeunes de cette partie éloignée du Nord du pays une telle soif d’apprendre que le Centre fonctionne à pleine capacité !

La Fondation 60 millions de filles a financé l’équipement du Centre en fournissant des ordinateurs portables à ces jeunes avides d’apprendre. Un service Internet n’étant pas disponible, on utilise comme serveur la technologie Raspberry Pi pour avoir accès non seulement à des livres numériques, mais aussi à des programmes tels que ceux offerts par la Khan Académie, notamment en sciences et en mathématiques. Les élèves du primaire et du secondaire, ainsi que les instituteurs intéressés, profitent donc de ces opportunités d’apprentissage numériques qui sont uniques et grandement valorisées.

En 2011, la Fondation 60 millions de filles avait subventionné CAUSE Canada pour mettre en place son Programme d’alphabétisation par les pairs en Sierra Leone. Par ce programme, on formait des filles du secondaire à la méthode phonétique et à l’enseignement à l’aide de jeux, de cartes et d’histoires. Au cours de l’année scolaire, celles-ci devenaient tutrices en alphabétisation des élèves du primaire. En retour, elles recevaient de l’aide pour poursuivre leurs études. Ce programme se continue toujours et il a constitué une aide précieuse face à la situation scolaire, compte-tenu des circonstances.

En effet, à cause de l’épidémie d’Ebola, le gouvernement du pays a non seulement fermé les écoles mais a aussi rendu illégal tout rassemblement de plus de 10 personnes. Toutefois, les tutrices du Programme d’alphabétisation par les pairs ont fait équipe avec les instituteurs locaux pour continuer d’offrir de l’aide à la maison à des groupes de 4 à 6 enfants à la fois. On utilise aussi des émissions radio pour atteindre une audience plus large d’élèves fort motivés!

C’est ainsi que, en Sierra Leone, la technologie a permis de contrer les difficultés provoquées par l’épidémie d’Ebola et de continuer le processus d’éducation.

Une pause réfléchir…
Par Lesley Stewart

Anita Chénier est propriétaire d’un studio de yoga à Laval. Elle sait que les recherches démontrent que les techniques de méditation et de relaxation ont des effets thérapeutiques sur la maladie et la douleur. De même, Anita sait que les recherches démontrent que, de tous les investissements communautaires effectués dans le monde en développement, l’éducation est l’un des plus efficaces. Sa compréhension de l’importance de l’éducation a été approfondie par des visites en Inde en 2012 et 2014. Anita a voyagé au Ladakh, une région très éloignée au nord du pays. Là, elle a visité trois écoles où elle a pu constater elle-même l’effet transformatif de l’éducation sur les enfants, leurs familles et leur communauté.

L’automne dernier, le studio de yoga d’Anita a tenu des soirées de méditation pour une période de sept semaines et nous a fait un don de 30% des revenus – un peu plus de 500 $. Sa générosité assure que nous pouvons continuer à soutenir des projets éducatifs qui auront un impact sur les filles et leurs communautés.

60 millions de filles chez Google
Par Lesley Stewart

Grâce à la générosité de Google à Montréal, 60 millions de filles a eu la chance de présenter un événement à leurs bureaux le 5 février. Une salle comble de près de 100 personnes a participé à ce cocktail 5 à 7 dont le thème était l’éducation et la technologie. Nos invités ont pu voir et essayer les logiciels éducatifs du Raspberry Pi/Rachel. Ce système d’auto-apprentissage par ordinateur permet aux étudiants et aux enseignants d’améliorer leur accès à de l’information et à des programmes de tutorat même dans les coins les plus isolés du monde. Il y avait également une excellente démonstration de « Google Glasses » et comment nous pourrions envisager l’avenir de la technologie. Nous remercions beaucoup Marie-Claude Élie d’avoir coordonné l’événement pour nous, ainsi de son grand enthousiasme pour la Fondation !

Décembre 2014

Sommes-nous encore 60 millions de filles?

L’époque actuelle semble ne nous apporter que des mauvaises nouvelles, des récits d’évènements négatifs et choquants partout à travers le monde. On dirait qu’il n’y a rien d’autre à nous raconter.

2015 sera la dernière année pour réaliser les Objectifs de développement du millénaire (ODM) établis en l’an 2000. Dans ce programme, la communauté mondiale s’était engagée à rencontrer huit objectifs, parmi lesquels on notait l’éradication de la pauvreté extrême, l’universalité d’une éducation de niveau primaire pour tous, la diminution de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle.

Au moment où, en 2006, la Fondation 60 millions de filles a été mise sur pied, le nom de l’organisme est venu d’une statistique il y avait cette année-là plus de 110 millions d’enfant d’âge scolaire au primaire qui, à chaque année, n’allaient pas à l’école. Parmi ces jeunes, les deux-tiers, soit 60 millions, étaient des filles.

Où en sommes-nous aujourd’hui?

Bonne nouvelle: depuis cette année 2006, le nombre d’enfants de niveau primaire qui ne vont pas à l’école est passé de 110 à 58 millions. Le nombre de filles, pour sa part, est passé de 60 à 32 millions.

Nouvelle encore meilleure: la poussée vers la scolarisation des filles a aidé indirectement à atteindre d’autres objectifs parmi les ODM tels que la réduction de la pauvreté et la diminution de la mortalité maternelle et infantile.

L’éducation des filles est l’une des forces sociales les plus positives pour créer un changement dans une communauté. Les statistiques et la recherche le démontrent, et nous pouvons le constater dans nos projets.

Toutefois, cette fréquentation de l’école primaire n’est pas suffisante: les enfants doivent aussi apprendre et, pour cela, une éducation de qualité est nécessaire. Les parents font en effet d’énormes sacrifices pour que leurs enfants aillent à l’école, gage pour eux d’une vie meilleure. C’est pour s’assurer qu’une telle éducation de qualité soit donnée aux élèves que notre équipe de R&D est continuellement à l’affut de pratiques innovatrices en matière d’éducation à travers le monde. À titre d’exemple, notre projet d’auto-apprentissage assisté par ordinateur en Sierra Leone a été un premier test pratique pour évaluer l’impact potentiel d’innovations technologiques en éducation. Et ce n’est qu’un premier pas…

Avec votre aide, au cours des huit dernières années, nous avons investi 1,9 million de dollars dans 17 projets répartis dans 13 pays, incluant les deux de cette année: 100,000$ à CARE Canada pour un projet en Afghanistan et la seconde moitié de notre investissement de deux ans de 300,000$ à Enfants Entraide pour une école secondaire pour filles au Kenya. Depuis nos débuts, nous avons maintenu nos frais d’administration à moins de 1%.

Ensemble, il faut continuer à travailler pour découvrir les approches les plus efficaces et les plus innovatrices qui vont aider à diminuer le nombre d’enfants n’allant pas à l’école dans le monde et à accroitre l’apprentissage, ce qui est l’objectif ultime de l’éducation.

cadeauLa saison des Fêtes est maintenant arrivée. Au moment où vous êtes à la recherche du cadeau parfait pour cette personne spéciale dans votre vie, pensez à ce merveilleux cadeau consistant à appuyer l’éducation d’une fille. Pensez à l’impact de votre geste sur son avenir. Il suffit d’unclic… pour faire un don et nous demander d’envoyer une carte en votre nom, avec un message de votre choix.

N’oublions pas que nous faisons partie d’un réseau global de personnes voulant changer le monde dans un sens positif – une très bonne nouvelle !

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles


Notre 9e conférence annuelle
Par Lesley StewartNotre 9e conférence annuelle a été sans contredit un immense succès! Environ 200 invités sont venus entendre nos deux conférencières principales, Bev Carrick de CAUSE Canada et Sheena Bell de l’Institut de la statistique de l’Unesco (ISU).

Bev Carrick

Bev nous a parlé des efforts de son organisation pour améliorer l’accès à l’éducation en Sierra Leone et le besoin d’instituteurs bien formés pour donner une éducation de qualité. Elle a aussi parlé de l’épidémie d’Ebola qui a entrainé la fermeture de toutes les écoles du pays. Néanmoins, notre projet pilote a quand même permis aux élèves de poursuivre leur éducation avec les logiciels fournis par 60 millions de filles.

Pour sa part, l’ISU a pour mission de collecter les données statistiques les plus fiables possibles relatives à l’éducation, aux sciences et à la technologie dans chacun des pays du monde. Sheena a expliqué l’importance de ces données pour permettre aux organisations, tant gouvernementales que non gouvernementales, de développer des programmes d’éducation appropriés. Bev et Sheena ont aussi discuté de l’importance d’utiliser tant ces données que les nouvelles technologies d’enseignement pour améliorer l’alphabétisation, facilitant ainsi un accès à l’éducation pour les enfants les plus vulnérables.

L’encan silencieux, pour sa part, a récolté 10,925 $, ce qui va nous aider dans le financement de nos projets de cette année. Enfin, pour clôturer la soirée, Wanda a présenté un chèque de 280,000$ à notre partenaire au Kenya, Enfants Entraide, et un autre de 80,000$ à notre partenaire en Afghanistan, CARE Canada.

L'équipe de 60 millions de filles

Merci à nos nombreux amis et sympathisants qui ont fait de cette soirée un tel succès !


Un après-midi inspirant à Vancouver
Par Paula GallagherLe dimanche 9 novembre dernier, le chapitre de Vancouver de la Fondation 60 millions de filles a été l’hôte de 75 invités à Hycroft, la très belle résidence historique du University Women’s Club de Vancouver. À cette occasion, la célèbre journaliste, écrivain et humanitaire Stephanie Nolen était la conférencière invitée.

Stephanie Nolen and Paula Gallagher

Ce fut certainement un après-midi inspirant ! Madame Nolen nous a parlé de son expérience avec l’école Prerna, dans la province du Bihar en Inde. Cette école accueille 125 filles Dalit qui, sans elle, n’auraient jamais eu accès à l’éducation et aux opportunités qui s’y rattachent. La conférencière a souligné une vérité toute simple, à savoir que l’école est la place où ces filles doivent être.

La réalité brute est que, si elles n’allaient pas à l’école, ces filles iraient probablement travailler, ou elles se marieraient, cela ne leur laissant pas beaucoup de choix pour leur avenir. Si elles n’étaient pas à l’école, elles ne connaitraient pas le plaisir d’apprendre, la joie de réaliser des petits succès au jour le jour ou la possibilité de découvrir des domaines improbables (tout au moins pour une fille Dalit), tels des cours d’auto-défense. Si elles n’étaient pas à l’école, ces filles ne feraient pas non plus l’expérience du gout exquis d’une crème glacée, du plaisir de la camaraderie ou de celui du jeu.

C’est dire que, pour ces filles, l’éducation va bien au-delà des statistiques : elle va au cœur de ce qui rend la vie exceptionnelle. Tout l’auditoire a été ému par les histoires et les photos de Madame Nolen.

Pour la majorité des invités, cet évènement a aussi été l’occasion de faire la connaissance de la Fondation 60 millions de filles. Nous avons eu de nombreuses questions, plusieurs suggestions positives, et un grand nombre de personnes attendent avec impatience le prochain évènement. L’après-midi fut donc un grand succès !


60 millions de filles : Éduquer pour créer un monde équitable
Par Manuela Clément-FrenciaL’exposition, 60 millions de filles : Éduquer pour créer un monde équitable, a pris l’affiche durant un mois au Musée des beaux-arts de Montréal.  À travers cette exposition nous avons réaffirmé le droit fondamental des enfants à l’éducation et fait entendre la voix de jeunes filles parmi les plus vulnérables dans le monde.

Cet événement de sensibilisation a reçu une  belle couverture médiatique et une excellente appréciation des visiteurs. La série d’entrevues que nous avons menées auprès de certains visiteurs nous a permis de recueillir des commentaires très élogieux sur la mission de la Fondation 60 millions de filles, et la qualité artistique et pédagogique de l’exposition. Les visiteurs ont particulièrement apprécié la beauté des œuvres photographiques et la pertinence des récits de vie des jeunes filles. L’appel à l’engagement a permis de recueillir plus de 200 actions et idées en faveur de l’éducation.

Musée des Beaux-Arts de Montréal

Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à tous ceux et celles qui ont rendu possible ce projet, et tout particulièrement, le Musée des beaux-arts de Montréal qui nous a généreusement offert cette prestigieuse tribune pour nous exprimer. Nous remercions également les partenaires de projet Enfants Entraide, Entraide Universitaire Mondiale du Canada/Windle Trust Kenya et Right To Play qui nous ont permis de rencontrer les jeunes filles, leurs familles et les membres des communautés dans le cadre de projets parrainés par la fondation avec votre soutien. Enfin, surtout et avant tout, nous remercions les jeunes filles qui ont accepté de partager leur histoire avec nous et avec les visiteurs.

Musée des Beaux-Arts de Montréal

Rappelons que le reportage photographique a été réalisé par Dominique et Maria Cabrelli, Arvind Eyunni, Jean-François Lemire et moi-même.

Forts de cette expérience unique, nous continuerons notre engagement pour l’éducation des filles  pour faire résonner le vibrant plaidoyer de Malala Yousafzai, Prix Nobel de la Paix 2014, dans son discours prononcé à l’ONU le 12 juillet 2013 : « Je ne parle pas en mon nom mais au nom de tous ceux dont la voix ne peut être entendue. Au nom de tous ceux qui luttent pour leur droit de vivre dans la paix, leur droit d’être traité avec dignité, leur droit à l’égalité des chances et leur droit à l’éducation. »

Septembre 2014

Un automne bien occupé !

Alors que l’été n’est pas encore officiellement terminé, l’automne arrive quand même à grand pas – en particulier avec la rentrée scolaire. Pour nous, cette période nous rappelle ces millions d’enfants à travers le monde qui ne peuvent se rendre à l’école. Comment les aider – entre autres les filles? Et comment s’assurer que les jeunes fréquentant l’école reçoivent une éducation de qualité?

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons planifié quatre activités cet automne.

Tout d’abord, à la mi-octobre, nous présenterons à l’Université Concordia les résultats techniques des deux phases de notre projet pilote sur l’auto-apprentissage assisté par ordinateur dans une communauté rurale en Sierra Leone. Diplômés et étudiants du département de l’Éducation ont été invités à y assister. Il s’agit d’une opportunité en or de parler de ce que nous avons accompli et d’échanger des idées avec un public spécialisé.

Ensuite, à partir du 23 octobre pour une durée de un mois, le Musée des beaux-arts de Montréal accueillera une exposition de photos tirées des projets de 60 millions de filles. Manuela Clément-Frencia, membre de notre comité exécutif, a visité quatre de nos projets en Inde, au Kenya et en Éthiopie, accompagnée d’une équipe de photographes professionnels. Ce reportage a été rendu possible grâce à la collaboration de nos partenaires de projets Enfants Entraide, Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), Windle Trust Kenya et Right To Play. Il s’agit là d’une occasion unique de voir les portraits de quelques-unes des jeunes filles qui bénéficient des programmes éducatifs de la fondation. L’accès à l’exposition est gratuit. 

sept2014_bev_carrickTroisième activité, notre conférence annuelle le mardi 4 novembre prochain. Nous espérons que vous serez nombreux à venir entendre notre conférencière invitée, Bev Carrick, co-fondatrice de CAUSE Canada, organisme partenaire de 60 millions de filles en Sierra Leone. Bev va partager avec nous sa vaste expérience en matière de développement international et parler plus spécifiquement de notre projet sur l’éducation des filles ainsi que de notre projet pilote. Une représentante de l’Institut de la statistique de l’UNESCO nous parlera également des statistiques sur l’éducation dans les pays en développement, ainsi que de l’impact de ces recherches sur des projets comme les nôtres.

sept2014_stephanie_nolenEnfin, il ne faut pas oublier notre groupe affilié de Colombie Britannique qui organise une conférence extraordinaire, le dimanche 9 novembre à Vancouver, avec comme conférencière invitée Stephanie Nolen du Globe and Mail. Difficile de trouver journaliste plus expérimentée et plus éclairée en ce qui a trait à l’éducation des filles.

Comme vous le voyez, 60 millions de filles a bien travaillé cet été. Nous apprécions toujours votre aide et espérons que vous assisterez à notre conférence annuelle.

S’il-vous-plaît, partagez cette information avec votre réseau de contacts. Comme vous le savez, nos frais d’administration sont au-dessous de 1% des dons reçus. Cela signifie que nous ne faisons pas de publicité couteuse, par exemple dans des brochures de luxe ! C’est pourquoi nous comptons sur vous, par le bouche à oreille, et sur votre confiance dans nos projets destinés à subventionner l’éducation des filles dans les pays en développement. Amenez un ou une amie, et constatez combien nous pouvons en faire encore plus, grâce à votre aide !!

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles


Le Collège Sainte-Anne, une véritable perspective internationale !

Le Collège Sainte-Anne de Lachine soutient 60 millions de filles depuis longtemps. Ensemble, nous avons planché sur de nombreuses activités, notamment sur son programme DéfiMonde. De nouveau cette année, le CSA n’a pas fait que parler de changer les choses, mais il a concrètement mis ses talents à notre disposition. Le Collège a joué un rôle déterminant pour nous aider à poursuivre le développement du soutien technique et à en faire l’essai pour notre projet pilote sur l’apprentissage autonome en Sierra Leone. Nous voulons remercier chaleureusement Michel Twigg, Marc Gallucio et toute la communauté du CSA pour leur enthousiasme et leurs idées novatrices !


Recueillir des fonds en grande pompe !

UniAction, fondé par Thi Be Nguyen, l’une de nos infatigables bénévoles, a organisé une élégante soirée pour soutenir 60 millions de filles. L’événement s’est tenu le 13 septembre, au restaurant Chez Chine du Holiday Inn Select, au centre ville de Montréal. 150 invités ont eu droit à un repas chinois 10 services, à un encan silencieux, à une exposition d’art, à un défilé de mode présentant des bénévoles de la fondation et, pour clore la soirée, à un tirage. De plus, deux de nos athlètes olympiques, Joannie Rochette et Jennifer Jones, étaient présentes pour apporter leur soutien à l’événement. Les invités présents au cocktail VIP qui précédait l’événement avaient la chance de se faire photographier en compagnie de ces athlètes d’élite.

À la fin de la soirée, un chèque de 25 000 $ a été présenté à Wanda Bedard. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont participé à cet événement magnifique !! Les profits contribueront grandement à soutenir les deux projets de cette année au Kenya et en Afghanistan.

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Suivez-nous !

60 millions de filles s’engage à investir chaque dollar que vous donnez dans des projets d’éducation qui auront les effets à long terme les plus importants et les plus durables possible. Cependant, nous souhaitons constamment améliorer notre visibilité et obtenir plus d’abonnés. N’hésitez surtout pas à nous aimer sur Facebook, à nous suivre sur Twitter et à vous connecter sur LinkedIn. Nous avons hâte que vous et vos amis soyez des nôtres sur toutes les plateformes de médias sociaux, à portée de clic !

Juillet 2014

Réservez cette date – le mardi 4 novembre – notre 9e conférence annuelle !

2015 est l’année-limite de réalisation des objectifs du millénaire pour le développement, définis en l’an 2000. Où en sommes-nous? Avons-nous atteint ces objectifs? Sommes-nous sur la bonne voie? Quelle est la prochaine étape?Joignez-vous à nous pour une intéressante conversation avec Bev Carrick sur l’éducation dans les pays en développement et les progrès accomplis dans ce domaine au cours des 15 dernières années. Nos projets, passés et actuels, ainsi que les défis qui nous attendent, seront également discutés.Notre conférencière principale, Bev Carrick, co-fondatrice de CAUSE Canada, nous parlera du travail de sa fondation en Sierra Leone au cours des 25 dernières années. Elle traitera aussi de l’éducation des filles et de notre projet pilote axé sur l’auto-apprentissage assisté par ordinateur dans la communauté de Kabala.

Bev sera accompagnée d’un membre de l’équipe de l’Institut de la statistique de l’UNESCO (ISU), basé à Montréal, qui nous aidera à mieux comprendre les nuances sous-jacentes aux statistiques relatives au monde de l’éducation. Ces dernières sont importantes pour être en mesure de définir des objectifs d’investissements réalistes en ce qui a trait à l’éducation des filles, et pour cibler des projets dans les domaines ayant le plus grand impact sur le plus grand nombre d’élèves.

Nous vous attendons donc à cet évènement annuel et espérons que vous amènerez vos amis! Avec moins de 1% de frais d’administration, 60 millions de filles compte sur son réseau de supporters – et sur de nouveaux amis – pour investir dans les programmes les plus transformateurs en matière d’éducation des filles.

S’il-vous-plaît, notez cette date dans votre agenda !

Wanda Bedard
Présidente, Fondation 60 millions de filles


60 millions de filles entre au Musée
Par Manuela Clément-Frencia

La Fondation 60 millions de filles est heureuse de vous annoncer que le Musée des beaux-arts de Montréal accueillera une exposition photographique sur l’éducation des filles du 23 octobre au 23 novembre 2014.

july2014_indian-girl© Dominique Cabrelli

Cette exposition présentera des portraits et histoires de jeunes filles rencontrées dans le cadre des projets parrainés par 60 millions de filles dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya, dans la communauté Kamoda en Inde et dans la communauté de Wuchale en Éthiopie.

L’objectif de l’exposition est de rendre hommage à ces jeunes filles qui sont de véritables héroïnes au quotidien. Les récits de vie soulignent toute la détermination et la confiance que ces jeunes filles ont à réussir et à changer le cours de leur destin, un destin qui semble souvent tracé à l’avance. Les portraits mettent en lumière ce qui fait l’essence même de la personne, sa dignité.

À la fois artistique et pédagogique, cette exposition se veut le catalyseur d’une plus grande sensibilisation des citoyens à l’importance de l’éducation comme moyen d’autonomisation pour les jeunes filles et comme vecteur de transformation collective pour toute une communauté.

Enfin l’exposition est le fruit du reportage photographique qui a été réalisé à titre bénévole par Dominique Cabrelli, Arvind Eyunni, Jean-François Lemire et moi-même.

60 millions de filles remercie le Musée des beaux-arts de Montréal de l’opportunité inestimable qui lui est offerte de présenter les projets de la fondation à travers ce reportage photographique.


60 millions de filles à Vancouver
Nous avons le plaisir d’annoncer que Stephanie Nolen, auteure et journaliste bien connue, sera la conférencière invitée à notre conférence de Vancouver qui aura lieu le 9 novembre prochain. Mme Nolen est actuellement en charge du bureau de l’Amérique latine pour le Globe and Mail et vit à Rio de Janeiro. Elle a travaillé cinq ans en Afrique, puis cinq autres années en Inde. Elle est également l’auteure du livre 28 : Stories of AIDS in Africa, qui traite de l’aspect humain du VIH-SIDA. Plus d’information sur l’évènement nous parviendra sous peu.

Changer les choses
Par Natalie KarneefJe n’arrête pas de penser à l’histoire de ces étoiles de mer. Vous savez? Celle à propos de l’homme qui, tout en se promenant sur la plage, trouve un garçon qui lance des étoiles de mer dans l’océan. L’homme lui demande ce qu’il fait et le garçon lui explique qu’il essaie de sauver les étoiles de mer qui se sont échouées sur le rivage et meurent d’un manque d’oxygène. L’homme lui fait remarquer qu’il y a des milliers d’étoiles de mer sur cette plage, et qu’il existe des centaines de plages comme celle ci. Il dit au garçon que ses efforts sont vains, qu’ils ne changent rien. Le garçon prend une autre étoile de mer, la lance dans l’eau et dit : « J’ai changé le sort de celle ci ! »Lorsque 60 millions de filles a décidé d’appuyer un projet de Nyaka AIDS Orphans Project en 2012, son fondateur, Jackson Kaguri, a prononcé une allocution lors de notre congrès annuel cette année là. Je n’ai jamais oublié les histoires qu’il a partagées et, deux ans plus tard, je ne pouvais plus ignorer mon besoin de cesser de vivre pour moi même et d’aider les autres. Cependant, l’idée de faire du bénévolat à l’étranger me faisait un peu peur. Je craignais d’être inutile, car je n’ai aucune formation en médecine, en santé ou en enseignement. Wanda, notre présidente, m’a recommandé de communiquer avec M. Kaguri et, après un appel téléphonique de 30 minutes au cours duquel il m’a expliqué qu’en tant que rédactrice et représentante des médias j’avais des compétences précieuses pour Nyaka, j’étais convaincue.J’étais déjà allée dans un pays en développement, mais il est très facile d’oublier à quel point notre vie est simple ici en Occident. À mon arrivée à Kambuga, j’oscillais entre composer avec ce que je savais être un immense choc culturel et réaliser combien la vie est ardue pour les gens ici. C’était pénible au début et je me suis vraiment demandé, pendant quelques jours, si ma présence était véritablement significative.Puis, j’ai commencé à travailler avec des élèves du secondaire, leur enseignant les rudiments du blogage et de la rédaction. Je les ai aidés à raconter leurs histoires. Chaque lien que j’ai créé m’a touchée au cœur et aidée à continuer lorsque je me sentais seule, ce qui arrive encore d’ailleurs. J’ai rencontré un garçon qui rêve de devenir cinéaste, une fille qui veut être journaliste et j’ai pu donner des conseils aux deux. J’ai informé les jeunes à propos d’Internet, outil auquel très peu d’entre eux ont accès, de la création de documentaires ainsi que de l’importance des médias et de la communication. J’ai aidé à réviser des billets de blogue rédigés par des jeunes ayant perdu un de leur parent ou les deux à cause du SIDA. Ils veulent simplement s’éduquer afin de vivre une meilleure vie, mais ils font face à tant d’obstacles causés par l’ignorance et le manque de fonds.Si on pense au nombre de personnes qui ont besoin d’aide sur cette planète, mon apport ne change pas grand chose. Toutefois, lorsque des jeunes de 17 ans me disent que le fait de m’avoir rencontré a changé leur vie et donné une vision, alors je sais que non seulement je les ai aidés énormément, mais qu’eux aussi en aideront d’autres. La bonté, c’est contagieux. De plus, je peux constater les énormes avantages inestimables que des organismes comme 60 millions de filles, et leurs partenaires, offrent à ces personnes. L’éducation est la commodité la plus durable, importante et précieuse qu’une personne, une famille, une communauté et un pays puissent avoir, et ce, à tout point de vue. Je vois les effets de l’éducation sexuelle, de la lecture, de l’écriture et simplement d’avoir l’appui et l’encouragement pour poursuivre des études dans une société où de nombreux aînés ne comprennent toujours pas l’importance de l’éducation. Un diplômé de Nyaka m’a raconté comment, après avoir perdu sa mère, il était destiné à devenir un gardien de troupeau pour le bétail appartenant à d’autres personnes. Maintenant, à 19 ans, il se dirige vers l’école de médecine. Il dit prévoir aider les gens qui ne peuvent se payer des soins de santé.

Le pouvoir de l’éducation, et de l’aide, est exponentiel. M. Kaguri et l’école ainsi que les communautés concernées font des vagues et ont une portée de plus en plus grande. M. Kaguri est un héros pour les jeunes qui veulent à leur tour être des héros pour d’autres. C’est un cycle qui ne fera que devenir plus fort avec le temps et je suis honorée d’en avoir fait un peu partie.

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Une levée de fonds pour amateurs de vins
Par Lesley StewartJeannette Janzen et François Richard sont de passionnés supporters de l’éducation et de 60 millions de filles. Ils sont convaincus qu’une éducation dont la qualité laisse à désirer, surtout chez les filles, est l’une des racines de la pauvreté dans les pays en développement. Pour venir en aide à notre fondation, ils ont invité amis et collègues à nous faire des dons tout en profitant d’une soirée VIP au Salon Cocktails, Bières Importées et Vins d’Été qui s’est tenu à la Place Forzani de Laval, le 28 février dernier. L’évènement a été un énorme succès, Jeannette et François ayant attiré de nombreux amis. Pour clôturer la soirée, tous deux ont parlé avec passion de la mission et du travail de 60 millions de filles. Leur générosité, ainsi que celle de leurs amis, va aider au financement de nos deux projets au Kenya et en Afghanistan.

Petit et ciblé
Par Lesley StewartUn récent article publié dans le The Globe and Mail par Christopher Ragan, professeur agrégé d’économie à l’Université McGill et chercheur associé au C.D. Howe Institute, décrivait l’engagement du Canada envers l’aide étrangère (0,3 % du PIB) et son efficacité à sortir les pays en développement de la pauvreté. On se demande actuellement comment gérer le développement de l’aide étrangère. Selon William Easterly, il existe un rôle constructif pour les petits projets ciblés qui sont simples à mettre en œuvre et faciles à évaluer. Cependant, malgré les divergences d’opinions sur la façon de dépenser l’argent, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut l’investir dans les filles et les femmes.M. Ragan cite 60 millions de filles en exemple. Notre petite fondation cible l’éducation des filles, examine scrupuleusement les partenaires potentiels et leurs projets, puis, lorsque le processus de sélection est terminé, s’assure qu’une évaluation du rendement du projet est effectuée. La fondation, entièrement gérée par des bénévoles dévoués, dépense seulement 1 % de son budget sur l’administration. Voici comment M. Ragan résume son article :[…] si M. Easterly voit juste et que les petits projets ciblés constituent la façon la plus efficace de promouvoir le développement économique, alors peut être devrions nous considérer le travail de groupes comme 60 millions de filles en tant que solution supérieure. Voilà l’excellence en matière d’œuvres caritatives.

Mars 2014

Leçons apprises…
Par Wanda Bedard

Au cours des huit dernières années, 60 millions de filles a investi 1,9 million de dollars pour soutenir 17 projets dans 13 pays, venant ainsi en aide à plus de 10 000 enfants, dont la majorité est des filles. Nous sommes fiers de ces réussites, mais, selon moi, notre plus grande réalisation demeure les connaissances que nous avons acquises pendant cette période.Ce que nous avons appris :

    1. L’importance vitale d’avoir d’excellents partenaires. Grâce à leurs nombreuses expériences dans le domaine de l’éducation des filles, nos partenaires ont été une source incroyable d’information et d’expertise pour nous. Par ces relations solides, engagées, transparentes et ouvertes, nous avons appris le bon fonctionnement des choses ainsi que le moment et la façon de procéder. L’approche et l’expertise de chaque partenaire sont uniques, et nous avons eu la chance d’observer les différentes questions sous des angles variés. Les pratiques exemplaires des meilleurs partisans de l’éducation des filles dans le monde nous en enseignent beaucoup !
    2. Le réseautage. Nous discutons constamment avec toute sorte de gens œuvrant dans différents domaines d’expertise du développement, nous avons des rencontres avec eux et, plus important encore, nous les écoutons. Qu’il s’agisse d’économie de la pauvreté, de problèmes et de défis concernant la littératie et la numératie, de préoccupations de gouvernance, de responsabilité, de santé, d’autonomisation, chaque domaine d’étude procure de nouvelles perspectives sur ce qui rend un programme efficace.
    3. Sortir des sentiers battus. Pourquoi les guerriers massaï possèdent ils donc des téléphones cellulaires??? La technologie mobile a transformé les communications dans les pays en développement de telle sorte qu’elles auraient semblé inimaginables il y a à peine dix ans. Il est incroyable de constater que ces pays ont passé outre une génération entière de technologie et sauté par dessus les lignes terrestres pour aller directement aux téléphones cellulaires! Pouvons nous repenser l’??ducation en régions rurales de la même façon? Le monde a changé. L’enseignement doit il absolument avoir une approche traditionnelle? Pouvons nous faire mieux?
    4. Le réseautage. En ai je déjà parlé? Puisque nous pensons toujours au travail de la fondation, nous discutons des problèmes d’éducation avec toutes les personnes que nous rencontrons, qu’il s’agisse de spécialistes des TI, de neuroscientifiques, d’entrepreneurs, d’enseignants, d’économistes, d’artistes, d’ingénieurs ou de designers. Ces gens présentent tous une nouvelle perspective et une foule d’aptitudes à résoudre des problèmes.

Les connaissances que nous avons accumulées et notre petite structure souple nous permettent d’exploiter ce que nous faisons de mieux en matière d’approches innovatrices.

Si vous avez assisté à notre conférence en octobre dernier, vous vous souviendrez peut être que j’ai mentionné des clés USB qui étaient en route pour la Sierra Leone le soir même. Elles faisaient partie de la phase 1 d’un projet pilote peu coûteux que nous avons développé avec notre partenaire, CAUSE Canada, et nommé « apprentissage sur ordinateur autogéré dans un milieu rural ». Nous avons réussi à atteindre nos très modestes objectifs et de mettre en place l’utilisation d’un programme de tutorat en mathématique (KA Lite) pour 60 filles du secondaire à Kabala. Nous sommes maintenant à définir la phase 2, laquelle rejoindra des centaines d’élèves au cours de plusieurs mois, ainsi qu’à mesurer ses répercussions sur leurs résultats à l’examen national. Ainsi, nous aurons davantage d’information pour la prestation d’apprentissages autogérés.

Il se passe des choses absolument excitantes pour aider à soutenir la performance scolaire à l’aide de solutions techniques peu coûteuses et conviviales!

Nos campagnes de 2014!

C’est grâce à vous que nous pouvons continuer de financer nos prochaines campagnes pour 2014!!

Nous entreprendrons la deuxième année de notre engagement de deux ans de 300 000 $ avec Enfants Entraide pour l’école secondaire pour filles de Oleleshwa, au Kenya. Ce merveilleux projet constitue la continuation de notre investissement précédent de la construction de l’école primaire Oloosiyioi du Massaï Mara. Les jeunes filles diplômées avaient des occasions particulièrement limitées de poursuivre leur éducation à l’école secondaire. Oleleshwa procure un environnement magnifique pour ces filles intelligentes et déterminées afin qu’elles puissent réaliser leur plein potentiel dans cette école bien équipée et innovatrice.

march2014_careNous continuons également d’offrir notre soutien à l’éducation en Afghanistan. Le projet original que nous avons appuyé en 2008 consistait à bâtir des écoles communautaires et à offrir une formation en enseignement aux enseignantes au moment même où les enfants étaient nombreux à réintégrer le système scolaire après la chute du règne des talibans. Notre nouveau projet, avec CARE Canada, se concentrera sur la construction d’une école nécessaire dans la province de Khost et un engagement communautaire pour travailler au sein de la plaque tournante du système scolaire ainsi que l’élaboration de plans d’amélioration pour les écoles de la région. Les filles en Afghanistan se situent toujours au bas de la plupart des indices de scolarité mondiaux. Malgré les faibles statistiques, les parents réclament des espaces sécuritaires permanents pour leurs filles afin de les envoyer à l’école. Ce projet représente une occasion de soutenir ces filles très vulnérables et de les aider à transformer leur vie.

Quelle vérité? Quel type de réconciliation?

Par Lesley Stewart
L’Institut d’étude du développement international (IEDI) de l’Université McGill tiendra une conférence internationale les 13 et 14 mars 2014. L’objectif sera d’explorer les facteurs qui déterminent le succès des Commissions de vérité et de réconciliation (CVR). Les CVR ont été mises en place dans de nombreux pays, dont le Canada, pour reconnaître les violations des droits de la personne commises dans le passé et s’assurer que ces injustices ne se reproduisent pas. Il existe maintenant près de 30 CVR dans le monde. La conférence de l’IEDI présentera un forum pour permettre l’exploration de ces événements de façon comparative. Parmi les distingués conférenciers, on retrouvera Bev Carrick, directrice générale de CAUSE Canada, notre partenaire dans la Sierra Leone. Elle donnera un aperçu des mesures prises par son organisme pour tenter d’atténuer les effets d’une guerre civile de 10 ans, la réintégration socioéconomique des amputés de guerre et des enfants soldats ainsi que des projets de reconstruction, notamment en ce qui concerne l’infrastructure d’enseignement.

Suivez Wanda…

À l’occasion de la Semaine internationale de la femme, notre présidente, Wanda Bedard, sera la conférencière d’honneur du colloque Muriel V. Roscoe qui aura lieu le 6 mars à l’Université McGill. Elle ira ensuite donner une conférence au Cégep John Abbott le 10 mars dans le cadre du programme sur l’étude des femmes et des genres.

L’iniquité en éducation

À quoi ressemble l’iniquité en éducation? Le sexe, le lieu de naissance et le statut socioéconomique dicteront la réussite scolaire d’un enfant, actuelle et future. Ces représentations graphiques, qui proviennent du plus récent Rapport Mondial de Suivi sur l’Éducation pour tous de l’UNESCO, illustrent bien ces enjeux.

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Septembre 2013

N’oubliez pas d’amener un ami !
Par Wanda Bedard

La 8e conférence annuelle de 60 millions de filles se tiendra à l’Ermitage, sur le campus du Collège de Montréal, le lundi 21 octobre, de 18 à 21h.

sept2013_01Notre conférencière invitée sera Caroline Ouellette, championne olympique triple médaillée d’or, membre de l’équipe nationale féminine de hockey du Canada qui participera aux Jeux olympiques de Sotchi et porte-parole de l’organisme Right To Play, notre partenaire pour le projet que nous subventionnons cette année en Éthiopie.

Le chemin vers l’excellence de Caroline, dans un sport essentiellement masculin, est dû en grande partie à des mentors et des modèles de rôle féminins, aux encouragements de sa famille et à sa volonté sans faille. Sa croyance profonde dans le sport comme moyen de développer la force physique et la santé, de même que son expérience dans une équipe qui a connu le succès, l’ont aidée à développer la confiance en soi, le leadership, des talents de communication ainsi que l’excellence académique. Comprenant les bénéfices du sport et du jeu pour les enfants, Caroline est devenue une ambassadrice passionnée de Right To Play.

Le projet en Éthiopie utilise le programme de Right To Play qui a fait ses preuves pour favoriser le sport chez les filles et les garçons d’âge scolaire, de façon à diminuer les taux de décrochage et accroitre l’apprentissage pour tous dans un environnement de coopération.

Amenez un ami avec vous à la conférence pour entendre l’histoire de l’extraordinaire carrière de Caroline et de son implication dans la communauté qui cherche à développer toujours davantage le soutien à l’investissement le plus vital, l’éducation des filles.

60 millions de filles et l’Institut d’études en développement international de l’Université McGill

Ce fut un grand honneur pour Wanda Bedard, récemment, d’accepter un mandat de trois ans comme membre du Conseil consultatif de l’Institut d’études en développement international de l’Université McGill (IÉDI).

La création de cet Institut en 2008 témoignait du désir de l’Université McGill d’établir des ponts avec la communauté du développement international en constituant un point unique où convergerait la recherche interdisciplinaire pouvant contribuer à l’amélioration des politiques et des pratiques en matière de développement. Par ce moyen, l’IÉDI espère découvrir des solutions concrètes aux défis actuels les plus urgents du développement. Il le fera en conjuguant toutes les ressources de McGill, de façon à maximiser les synergies et à établir des liens entre le monde universitaire et les praticiens du développement – fonctionnaires, organismes internationaux, secteur privé et communauté des ONG qui, sur le terrain, développe un grand éventail d’initiatives.

L’IÉDI offre aussi un programme de certificat pour former des cadres en développement international. Le programme, intitulé International Development : Bridging the Worlds of Theory, Policy and Practice, se tiendra à Montréal du 21 au 25 octobre prochain.

La Fondation 60 millions de filles est fière de faire partie du Conseil consultatif de l’IÉDI, ce qui lui permettra de bénéficier de l’expérience des membres qui en font partie et des professeurs de l’Institut.

Deux filles, deux vies
Par Lesley Stewart

Si vous vous êtes un jour demandé quelle différence l’éducation peut apporter dans une vie, alors il faut regarder la vidéo intitulée Two girls, two lives. C’est l’histoire de deux filles, Mary et Susan, nées le même jour dans un milieu défavorisé. La ressemblance s’arrête là car, alors que leurs débuts sont similaires, leurs chemins vont être fort différents. Pendant que Susan franchit les marches de son école, Mary, elle, grimpe sur un tas d’ordures. Alors que Susan se penche sur ses livres et apprend à lire et à écrire, Mary gagne sa vie en triant des déchets. Toutes deux vont se rencontrer à l’âge de 24 ans, au moment où Mary amène à l’hôpital son bébé à l’article de la mort et que Susan l’accueille en tant qu’infirmière. Ces deux vies sont illustrées sans complaisance et l’on peut voir combien l’écart est énorme entre elles.

Oui, l’éducation fait toute une différence !

Pour une éducation tenant compte des questions de conflits
Par Manuela Clément-Frencia

Aujourd’hui, 1,5 milliard de personnes vivent dans des contextes de conflit et de fragilité, et environ 70 % d’entre eux connaissent le conflit depuis 1989. Dans ces zones de conflit, 20 millions de filles ne vont pas à l’école, et elles ne représentent que 30 % des réfugiés inscrits à l’école secondaire.

C’est dans ce contexte que l’institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO et le réseau international pour l’éducation en situations d’urgence (INEE) ont organisé un symposium de haut niveau intitulé Pour une éducation tenant compte des questions de conflits – Finalités et modalités le 8 avril dernier au siège de l’UNESCO à Paris.

Ce symposium a réuni environ 200 participants représentant des ministères de l’Éducation et d’autres organismes gouvernementaux, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales, des agences des Nations Unies, des organisations bilatérales de développement, des entités du secteur privé, des organisations de la société civile et des organismes œuvrant dans le domaine. La Fondation 60 millions de filles a eu le très grand privilège d’assister à cet événement (cette participation l’a été à titre bénévole).

Cette opportunité nous a permis de mieux appréhender les défis que doivent relever les populations et les gouvernements en cas de conflit et de connaître les initiatives et programmes d’éducation adaptés à ces situations. Elle nous a également conforté dans les choix judicieux de la Fondation de soutenir, en 2008 et 2011, deux projets d’éducation et de leadership dans les camps de réfugiés de Dadaab et Kakuma au Kenya et de Dzaleka au Malawi, en collaboration avec nos partenaires EUMC (Entraide universitaire mondiale du Canada) et Windle Trust Kenya.

Le cadre de référence présenté lors de cette journée comporte des principes directeurs et outils en soutien aux politiques et programmes d’éducation. À titre d’exemple quelques principes : « Les programmes ne doivent pas favoriser intentionnellement un groupe par rapport à un autre », « Protéger les enseignants et les étudiants des attaques et du recrutement dans les forces armées » ou encore « Offrir une protection psycho-sociale ». Ce cadre est accompagné d’une déclaration qui renforce le rôle primordial de l’éducation comme moyen de consolidation de la paix, de prévention de la violence et de résilience des populations.

Cette occasion d’apprentissage unique permettra à 60 millions de filles de continuer à choisir les projets les plus efficaces et les plus porteurs pour les jeunes filles et de faire les meilleurs investissements en vue d’une éducation de qualité, pertinente, sécuritaire et transformatrice.

Juin 2013

Un effet multiplicateur de notre action !
Par Wanda BedardEn 2008 et 2011, la fondation 60 millions de filles a investi dans des classes de rattrapage pour les filles du primaire dans les camps de réfugiés de Dadaab et Kakuma au Kenya, et de Dzaleka au Malawi, le tout en collaboration avec notre merveilleux partenaire, l’Entraide universitaire mondiale Canada (EUMC) et, à travers lui, avec Windle Trust Kenya (WTK). Notre investissement total, au montant de 200 000 $, a permis à des centaines de jeunes filles d’avoir accès à des heures de classe supplémentaires, de façon à leur permettre de compléter avec succès leurs huit années d’école élémentaire. Notre subvention a aussi permis d’offrir un certain nombre de bourses d’études pour filles.Le programme a eu un franc succès et a été reçu avec enthousiasme par les filles. En dépit de leurs lourdes tâches domestiques, celles-ci ont allongé leur temps de travail et trouvé l’énergie nécessaire pour étudier encore davantage en vue de saisir cette chance de changer leur vie en poursuivant leurs études.Le mois dernier, EUMC nous est arrivé avec les meilleures nouvelles imaginables. À cause du succès de ces projets que nous avons subventionnés, EUMC et WTK ont pu obtenir une nouvelle subvention de 12 millions £ (environ 20 millions $ CAN) provenant du ministère du Développement international du Royaume-Uni, subvention qui leur permettra de poursuivre leur œuvre, mais à plus large échelle pour une durée de trois ans ! Ce nouveau programme intitulé « Équité dans les programmes d’éducation au Kenya » a pour but d’accroître la participation et les réalisations des filles dans les régions de Dadaab et Kakuma, ainsi que dans les communautés environnantes. Notre contribution et notre foi dans un partenariat avec les programmes d’EUMC ont résulté en un effet-levier multipliant par cent l’impact financier de ce que nous aurions pu faire uniquement par nous-mêmes !

60 millions de filles est à la recherche constante de moyens pour continuer à valoriser son expérience et ses capacités à recueillir des fonds. C’est ainsi que, l’an passé, nous avons créé une équipe de R&D à l’interne. Son but est de rechercher, découvrir et analyser les pratiques les plus efficaces, les plus innovatrices et les plus durables pour assurer le succès de l’éducation des filles dans les pays en développement. Nous sommes convaincus que le plus important impact de 60 millions de filles proviendra de la flexibilité et de la créativité de notre modèle : une approche «entrepreneuriale» au développement, à partir de notre réseau en constante croissance de bénévoles – spécialistes en éducation, universitaires, chercheurs, entrepreneurs sociaux et philanthropes – en collaboration avec nos partenaires de programmes.

Un investissement de 200 000 $ résultant en une subvention de 20 millions $, tel est le résultat d’avoir choisi des partenaires aux approches innovatrices en matière d’éducation des filles.

Des dates à retenir
Par Vida FereydoonzadNotre conférence annuelle, le 23 octobre 2013, à 18h, à l’Ermitage du Collège de Montréal : Un regard en profondeur sur notre projet en Éthiopie qui utilise le sport et le jeu comme moyens, pour les filles, d’atteindre non seulement la réussite scolaire, mais aussi une plus grande confiance en soi, des capacités de leadership et de meilleures relations interpersonnelles.Le 4e tournoi de soccer de 2G2, le dimanche 16 juin 2013 au Parc Dorset, à Baie d’Urfé : Sortez vos souliers de soccer et participez au jeu ! Notre tournoi arrive bientôt et la compétition est plus féroce que jamais cette année. Nous avons des équipes qui reviennent pour gagner la première place et des nouvelles qui se joignent à nous pour ajouter au défi. Vous voulez avoir du plaisir au soleil ? Chacun est le bienvenu. Les équipes seront mixtes !Comment ça marche ? Nous avons besoin d’équipes composées d’environ 10 joueurs pour jouer au soccer extérieur à 6 joueurs. En vous enregistrant au coût de 20$ par joueur, on vous garantit un minimum de 3 parties et une journée d’exercice et de plaisir. Pour plus d’information, veuillez m’adresser un courriel à vida.fereydoonzad@hotmail.com. Faites-le savoir autour de vous et venez jouer pour une bonne cause !

Merci à l’équipe de soccer du Lakeshore qui continue à soutenir cette manifestation.

Un dîner avec Marc Kielburger
Par Paula GallagherLe 8 avril dernier, le chapitre de la Colombie Britannique a tenu un dîner et une conversation intimes avec Marc Kielburger, cofondateur d’Enfants Entraide (Free The Children) et de Me to We, auteur, activiste et figure emblématique canadienne. L’événement a eu lieu au Canadian Centre for Peace par une magnifique journée de printemps, soit un cadre idéal pour un après midi inspirant.Marc a présenté la philosophie de l’organisme Enfants Entraide à l’assistance ainsi que ses activités d’entreprise sociale et d’engagement communautaire très avant gardistes, non seulement en ce qui concerne les projets internationaux, mais également auprès des jeunes d’ici, au Canada.Cette année, nous nous associons avec Enfants Entraide pour réaliser un projet au Kenya. Bien sûr, nous souhaitions vivement en apprendre davantage sur l’école secondaire pour filles d’Oleleshwa, dans la région du Maasaï Mara. Marc nous a présenté un compte rendu direct en plus de nombreuses photos et d’anecdotes personnelles. Son exposé nous a tous reconfirmé l’importance capitale de l’éducation des filles. L’assistance était totalement captivée !

Toutes les personnes présentes qui souhaitaient parler avec Marc ont eu la chance de le faire. En fait, je ne suis pas certaine qu’il ait eu le temps de manger ! Il est un jeune homme des plus courtois et inspirants, un excellent modèle et une des personnes les plus occupées que j’ai jamais rencontrées ! L’assistance était très heureuse se constater à quel point le soutien de la fondation 60 millions de filles est précieux pour Marc et son organisme, en plus de partager la mission de l’accès à l’éducation pour toutes les filles du monde.

C’était une journée magnifique !

Salone, Sierra Leone – février 2013
Par Wanda BedardSi l’on considère que ce pays a traversé une guerre civile brutale et dévastatrice longue d’une décennie, qui a finalement pris fin en 2002, ce que l’on a observé était incroyablement positif !En février, quatre membres de 60 millions de filles se sont rendues dans le district de Koinadugu, dans le nord de la Sierra Leone, à nos frais, afin de visiter des projets que nous avons financés avec notre partenaire, CAUSE Canada. Negin Atashband, notre graphiste par excellence, mes filles et spécialistes de 2G2, Vida et Liah Fereydoonzad, et moi même avons mis confort (!!), distance et temps de côté pour nous plonger pendant 10 jours dans la réalité du village de Kabala, où la population est de 15 000 habitants.Avec une température moyenne de 35° C, sans électricité (c. à d. sans ventilateurs, air conditionné, boissons froides), des nids de poule qui feraient la fierté des Montréalais, on peut dire que la vie était plus « rustique » que ce à quoi nous avons l’habitude. Cependant, l’accueil de Bev et de Paul Carrick, cofondateurs de CAUSE Canada, de leur personnel et de toutes les autres personnes que nous avons rencontrées (des centaines d’élèves, des enseignants, des directeurs et des mères) a largement compensé la moiteur, la chaleur et la poussière !

Si l’on jette un coup d’œil aux statistiques en éducation et en santé de la Sierra Leone, on se rend rapidement compte que l’accès à l’éducation, la parité hommes femmes, la diplomation et la mortalité maternelle comptent parmi les pires au monde. Et pourtant, ce dont nous avons été témoins à Kabala était surprenant et beaucoup plus positif que ce à quoi on peut s’attendre. Dans les écoles primaires, il y avait au moins autant de filles que de garçons dans les classes souvent débordantes d’élèves. Parfois, les filles étaient même plus nombreuses que les garçons. Les locaux étaient remplis même jusqu’en sixième année, dernière année scolaire du primaire en Sierra Leone. Dans les écoles secondaires, nous avons remarqué presque autant de filles que de garçons.

june2013_01Nous avons rencontré le groupe de paires facilitatrices en alphabétisation que nous finançons. Ce groupe de 15 à 20 filles du secondaire consacre huit semaines de la formation d’été à apprendre comment enseigner la lecture et la phonétique aux élèves du primaire, à raison de quatre heures par semaine, de septembre à juin. En retour, elles obtiennent un accès à des ordinateurs pendant toute une journée les samedis et un soutien financier pour les aider avec les frais scolaires. Ces filles sont incroyablement motivées et assidues. De plus, elles servent de modèles aux jeunes filles et garçons avec qui elles travaillent dans les écoles primaires.

june2013_02Nous avons également rencontré des groupes de femmes qui font partie des clubs de mères dans les écoles primaires. Grâce à une subvention initiale de 125 $ destinée à un fonds d’entretien des écoles, ces femmes ont augmenté la subvention à 500 $ en un an dans une des écoles et de plus de 4 000 $ en trois ans dans une autre école. L’argent est utilisé pour l’achat d’équipement et de bureaux, le maintien de l’école, l’offre de repas quotidiens grâce à des jardins communautaires, le soutien de nouveaux programmes (selon ce que le comité scolaire juge important pour l’école). Les clubs de mères, qui se basent de très près sur les principes fructueux de microfinancement, constituent une source incroyablement durable de soutien pour les écoles.

Bien que ce que nous avons vu contrastait terriblement avec ce que les statistiques mondiales de ce pays indiqueraient, il n’est pas difficile de comprendre que c’est en grande partie grâce à l’excellent partenariat de CAUSE Canada avec les communautés du district de Koinadugu. CAUSE Canada est dans la région depuis plus de 25 ans, c’est à dire que l’organisme était présent pendant la guerre civile durant laquelle il employait 75 personnes. En fait, au cours de notre séjour, cette solidarité avec les habitants de la Sierra Leone a été soulignée lorsque l’Université de Makeni a présenté un doctorat honorifique à Paul Carrick.

Bev et Paul ont été des guides exceptionnels pendant notre visite. Leur ouverture, leur sensibilité culturelle, leur croyance profonde en la justice sociale et leur esprit « entrepreneurial » débordaient de toutes parts. En outre, nous avons pu profiter de leur expérience de développement riche de plus de 60 années combinées entre les deux en Afrique, en Asie et en Amérique latine, en posant littéralement des centaines de questions et en absorbant leurs merveilleuses histoires.

J’ai personnellement beaucoup appris, non seulement sur les barrières, les contraintes et la difficulté d’offrir des programmes de développement, mais peut être davantage sur les occasions de changement incroyablement durable et bénéfique qui vont main dans la main avec la communauté locale.

Nous tenons à remercier vivement CAUSE Canada pour leur travail remarquable, leur profond engagement envers le changement et le soutien positifs, et leur accueil chaleureux. Notre investissement ne pourrait être entre meilleures mains !

L’éducation à la croisée des chemins
Par Tanya GuyattApprendre aux enfants à penser de façon créative n’a jamais été aussi important que dans notre monde en rapide transformation où ce que l’on connaît devient moins important que la capacité d’apprendre et de s’adapter. Selon Sugata Mitra, considéré par certains comme un visionnaire (il a obtenu en février dernier un prix de 1 million de dollars de TEDTalks : « L’école telle que nous la connaissons est désuète. » Pour la remplacer, il propose la création d’une « École dans le nuage » (« School in the Cloud »), un apprentissage auto-dirigé basé sur Internet.

Le fondement de son raisonnement est que les enfants sont curieux par nature et que, avec la supervision minimale d’un enseignant (et même parfois sans aucune aide), ils peuvent s’éduquer eux-mêmes. Il a appelé son approche un « environnement d’apprentissage auto-organisé » (« Self-Organized Learning Environment » ou SOLE). Une « tutrice grand-mère » n’a qu’à donner à un groupe d’enfants, via Skype, un thème à étudier pour ensuite leur fournir des encouragements. Les enfants s’occupent du reste par eux-mêmes.

Le point de départ de SOLE est survenu en 1999, dans un bidonville de New Delhi, quand Mitra a installé un ordinateur dans un « trou dans le mur » : il s’agit d’un dispositif donnant aux enfants accès à un ordinateur au moyen d’une ouverture, insérée dans le mur d’une bâtisse. Après quelques mois, il a découvert que les enfants avaient appris par eux-mêmes suffisamment d’anglais pour faire fonctionner la souris et surfer sur Internet. Mi-sérieux, il affirmait que le seul regret des jeunes était que l’ordinateur n’allait pas assez vite ! Il a répété cette expérience dans toute l’Inde, insérant parfois des programmes avec des leçons de chimie avancée pour tester si les enfants pouvaient comprendre tout seuls. Cela a été le cas. Une idée a alors germé chez Mitra, celle de SOLE.

Cette expérience a des applications intéressantes, notamment dans les régions où les enseignants sont difficiles à trouver. Si on leur donnait les outils d’apprentissage, i.e. un ordinateur, un Internet à haut débit et un accès à un tuteur grand-parent via Skype, les enfants des pays en développement pourraient-ils apprendre par eux-mêmes ?

La méthode SOLE n’est toutefois pas une panacée pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation dans toutes les régions rurales, mais il s’agit là d’une voie nouvelle et intéressante pour l’apprentissage. En effet, plusieurs de ces idées novatrices peuvent être modifiées pour les régions n’ayant pas accès à un Internet à haut débit. Il est clair que ce sont précisément les élèves des régions les plus isolées et les plus pauvres qui pourront bénéficier, par ces nouveaux outils, d’une importante amélioration de leurs résultats scolaires.

Ceci dit, l’éducation reste toujours l’objectif principal ; néanmoins, l’utilisation de la technologie montre qu’il y a de nombreuses façons – outre la brique et le mortier – d’y parvenir. Le tutorat en ligne de la Khan Academy, par exemple, est très populaire, avec plus de 256 millions de visiteurs sur son canal dans YouTube. Son objectif est de dépasser l’environnement d’apprentissage scolaire traditionnel, avec ses classes, pour offrir aux jeunes autre chose, tels ces logiciels de tests en ligne qui corrigent les travaux et même encouragent les élèves en difficulté.

Un autre exemple nous est donné par une initiative sud-africaine, Yoza, qui propose aux enfants et aux jeunes des histoires en ligne pouvant être téléchargées gratuitement sur un téléphone cellulaire. Un rapport récent, dont le titre est « eTransformAfrica », considère lui aussi différentes façons dont les technologies de l’information peuvent être utilisées pour améliorer la vie des gens, incluant l’éducation. L’UNESCO a énoncé une déclaration sur l’apprentissage ouvert, un thème voisin de celui qui nous intéresse, et qui permettrait l’accès à du matériel éducatif gratuitement via Internet.

L’éducation est à la croisée des chemins. Il existe maintenant de formidables opportunités pour les jeunes, particulièrement dans les régions les plus éloignées et les plus défavorisées de la planète.

Au-delà des limites
Par Lesley StewartLe 22 septembre 2012, l’entreprise Dormez-vous a tenu son troisième tournoi de golf annuel dans le but d’aider 60 millions de filles. Le thème était : « Au-delà des limites ».De partout au Canada, les employés, les commanditaires et les amis de Dormez-vous ainsi que ceux de Sleep Country Canada ont été invités à participer à ce tournoi, tenu au Club de Golf Whitlock d’Hudson. L’organisatrice, Lynn Martel, vice-présidente de Dormez-vous, a fait en sorte que chacun profite au maximum de sa journée. Et quelle journée !Un magnifique parcours de golf, un soleil radieux, des concours, des tirages avec de nombreux prix ainsi que des surprises ! Invitée à prendre la parole le soir, Wanda Bedard, notre présidente, a parlé du besoin d’une éducation de qualité pour les enfants des pays en développement. Elle a aussi insisté sur l’effet de transformation que la scolarisation des filles peut avoir sur les femmes, leur famille et leur communauté.

La culture d’entreprise de Dormez-vous met l’accent sur l’importance d’agir en bon citoyen dans les communautés où leurs magasins sont établis. Donner à une cause internationale représentait donc pour eux un certain écart par rapport à cette tradition : toutefois, Lynn a compris l’importance de la mission de 60 millions de filles consistant à rendre l’éducation accessible à tous, objectif partagé sans aucun doute par tous les Canadiens. Lors de cette journée, la générosité des golfeurs a permis de recueillir presque 13 000 $ pour aider nos projets de cette année en Éthiopie et au Kenya.

Quand créativité et générosité vont de pair
Par Lesley StewartLa Queen of Angels Academy (QAA), une école secondaire pour filles de Dorval, a un historique de générosité. Chaque année, l’institution choisit une œuvre caritative pour son projet du carême. Cette année encore, 60 millions de filles a bénéficié du grand cœur des élèves. Déjà en effet, en 2009, QAA avait recueilli plus de 9 000 $ pour notre projet au Honduras et, l’an dernier, plus de 7 000 $ pour notre projet en République démocratique du Congo.Cette année encore, QAA a choisi l’un de nos projets, celui du Kenya qui, en partenariat avec Enfants Entraide, vise la construction d’une école secondaire pour filles à Oleleshwa. Invitée pour lancer la campagne de financement, notre présidente, Wanda Bedard, a décrit l’effet de transformation que l’éducation peut avoir sur les filles, leur famille et leur communauté. Les élèves ont répondu avec enthousiasme et développé une myriade d’activités innovatrices. Elles ont vendu des bagues-sucettes, des tablettes de chocolat et des smoothies, ont organisé une journée pyjama, une compétition de gâteaux et un tirage. Les filles de Secondaire 5, pour leur part, ont tenu de nombreuses autres activités, dont une soirée pyjama.Quel enthousiasme et quelle générosité ! Les filles de la QAA apportent ainsi une différence réelle dans la vie de celles du Kenya.

june2013_03
Gens de cœur
Par Wanda BedardMerci d’avoir été si nombreux à voter pour le concours Radio-Canada/Manuvie – Gens de cœur, les votes sont arrivés par centaines. Le compte était très serré, il ne nous en manquait pas beaucoup pour atteindre le nombre de votes nécessaire pour remporter le don de 20 000 $. L’honneur est revenu à une jeune femme remarquable et dévouée, Véronique Bigras, pour son travail en soins palliatifs.Le concours a accru la visibilité de 60 millions de filles en plus, bien sûr, de fournir un don de 1 000 $ de Manuvie, dont nous sommes très reconnaissants.Nous vous remercions de nous avoir appuyés avec enthousiasme, d’avoir partagé l’événement dans vos réseaux et de nous avoir envoyé d’innombrables courriels nous souhaitant meilleurs vœux et succès. Quelle fantastique équipe nous formons ensemble !