Focus Global sur la Qualité de l’Éducation dans les Pays en Développement

QUALITÉ VS ACCÈS: Combien d’enfants reçoivent une éducation de qualité?

Les Objectifs du Millénaire pour le développement, en vigueur de 2000 à 2015, ont permis à de nombreux d’enfants de s’instruire. L’UNESCO estime qu’on compte aujourd’hui 4 millions d’enfants et d’adolescents déscolarisés de moins dans le monde qu’il y a 15 ans.

Toutefois, l’augmentation du nombre d’étudiants sur les bancs d’école a laissé certains pays pauvres aux prises avec des classes surchargées. Devant cette situation, combinée à une pénurie persistante d’enseignants qualifiés, on peut se poser la question: Combien d’enfants reçoivent réellement une éducation de qualité?

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Cliquez sur ce lien pour plus d’informations sur la pénurie d’enseignants.

L’ACCÈS À L’ÉDUCATION NE SUFFIT PAS

Il n’est plus suffisant de promouvoir l’accès à l’éducation. Si l’Objectif du millénaire pour le développement portant sur l’éducation prônait un accès universel à l’éducation primaire, l’Objectif de développement durable pour l’éducation vise quant à lui à «Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. » Ainsi, à l’avenir, le mot d’ordre de l’agenda mondial pour l’éducation (Education 2030) est « QUALITÉ », tel que promu par la nouvelle campagne du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (EPT) : #EducationWeWant.

L’ONU a défini sept objectifs cibles en vue d’améliorer la qualité de l’éducation dans les pays en développement. Pour savoir si nous les atteignons, nous devons mesurer la situation sur le terrain. À cette fin, l’UNESCO et UNICEF développent des indicateurs en vue d’évaluer l’impact de l’éducation et sa qualité, laquelle est actuellement vaguement définie comme « la maîtrise de compétences en littératie et en numératie pour les enfants qui vont actuellement à l’école ».

De son côté, la Fondation 60 millions de filles s’efforce de cibler des projets éducatifs dans les pays où les besoins sont importants et où les enfants marginalisés et vulnérables ont un accès limité à l’éducation. Veiller à ce que notre financement conduise à une éducation de meilleure qualité pour ceux-ci est un aspect fondamental de notre approche. Accéder aux bancs d’école ne suffit plus. Les enfants ont également besoin d’avoir accès à du matériel d’apprentissage et à des enseignants qualifiés en vue d’optimiser leur potentiel.

Gardez un œil sur notre prochain article portant sur l’équité dans l’accès à l’éducation. Nous croyons que tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, mais que, pour certains, les obstacles à l’éducation sont encore trop élevés.

L’accès Équitable à l’Éducation est Nécessaire

Jetons un œil sur l’équité et l’égalité des chances en matière d’éducation pour les enfants dans les pays en développement.

Les données prouvent que l’accès à l’école s’est démocratisé au cours des 15 dernières années. Mais, quand on creuse un peu plus, on se rend compte que les chances d’accéder à l’éducation demeurent tout de même profondément inégales.

Qu’est-ce que cela signifie?

Les statistiques concernant les enfants déscolarisés démontrent des améliorations considérables quant au nombre d’enfants, filles et garçons, qui fréquentent les bancs d’école. Ce qui est fantastique.

Globalement, près de 100 millions d’enfants de niveau primaire étaient non scolarisés en 2000. Il y en a maintenant 59 millions. En Afrique subsaharienne, leur nombre est passé de 40 millions à 30 millions en 15 ans, en dépit de la forte croissance démographique. Les chiffres par pays illustrent le même phénomène : davantage d’enfants fréquentent l’école. Ainsi, un plus grand nombre d’entre eux ont la chance de s’éduquer. Mais, clairement, avec 59 millions d’enfants non scolarisés à travers le monde, nous ne pouvons pas affirmer que l’accès à l’éducation est équitable. Tous les enfants n’ont pas les mêmes possibilités, souvent pour des raisons hors de leur contrôle.

L’équité en éducation, c’est de donner à chaque enfant la même chance.

Une fille pauvre habitant en région rurale devrait bénéficier de la même chance d’aller à l’école et d’obtenir une éducation de qualité qu’un garçon issu d’une famille riche et résidant en milieu urbain. C’est une question de justice.

C’est pourquoi, lorsque les conditions ne sont pas favorables à leur éducation, les enfants défavorisés doivent pouvoir bénéficier d’une aide supplémentaire pour corriger ce déséquilibre. C’est une question d’équité.

Apprenez-en davantage sur l’équité en matière d’éducation dans ce document d’orientation de l’UNESCO. En effet, l’objectif de développement durable pour l’éducation (ODD4) traite d’équité. Il consiste à « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». On ne parle donc pas seulement de l’importance d’une éducation de qualité, mais également d’équité dans l’accès à celle-ci.

Qui sont ces enfants non scolarisés?

Les enfants sont maintenus en dehors des bancs d’école en raison d’obstacles sur lesquels ils n’ont pas d’emprise.

Le genre, la pauvreté, habiter en milieu rural ou dans une zone de guerre, être handicapé ou issu d’un groupe ethnique minoritaire sont les principaux facteurs qui entravent leur accès à l’éducation. Certains enfants sont confrontés à plusieurs de ces barrières, qui s’additionnent.

Les conflits mondiaux entraînent la déscolarisation d’un nombre de plus en plus nombreux d’enfants. L’infographie ci-dessous illustre clairement la baisse de la scolarisation des enfants en Syrie, un pays où l’accès à l’école était auparavant quasi universel.

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De plus, selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, la moitié des enfants déscolarisés vivent dans 19 pays (cela n’inclut pas l’Afghanistan, la République démocratique du Congo et la Somalie, des pays où les conflits affectent la scolarisation d’un grand nombre d’enfants, mais où les données sont encore trop difficiles à obtenir).

Ainsi, certains groupes d’enfants sont laissés pour compte dans la course à l’éducation, ce qui aura un impact important sur leur santé ainsi que leurs capacités à générer des revenus et à défendre leurs intérêts et leurs croyances.

Si nous cheminons tranquillement vers un accès plus large à l’éducation à l’échelle mondiale, on ne peut encore parler d’équité dans cet accès pour certains groupes d’enfants vulnérables, qui demeurent clairement défavorisés dans ce domaine.

La Fondation 60 millions de filles s’efforce de travailler avec les enfants marginalisés, de sorte que davantage d’entre eux aient accès à une éducation de qualité. C’est leur droit.

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Comment S’assurer Que Votre Investissement Compte

Nous savons qu’il y existe de nombreuses causes nobles et d’options à considérer lorsque vient le temps de choisir un organisme de bienfaisance à soutenir. Même au sein de la sphère humanitaire internationale, une pléthore d’options se présente à nous en vue de contribuer à rendre le monde un peu meilleur.

Nous savons à quel point le choix peut être difficile. Afin de vous aider, nous avons rassemblé quelques informations sur la Fondation 60 millions de filles afin de démontrer ce qu’elle a à offrir et les efforts mis en œuvre afin que vos dons bénéficient aux personnes qui en ont vraiment besoin.

L’éducation engendre le changement

Tout d’abord, nous savons que les investissements en l’éducation, en particulier pour les filles, ont un impact essentiel sur toutes les initiatives de développement. Le Partenariat mondial pour l’éducation affirme d’ailleurs que l’éducation a une importance cruciale dans l’atteinte de tous les objectifs de développement durable, lesquels guideront les efforts de développement pour les 15 prochaines années.

De plus, les effets immédiats de l’éducation des filles sont incontestables. Que ce soit sur le plan de l’économie, de la santé, du progrès social ou du leadership politique, l’éducation constitue un des outils les plus efficaces pour engendrer un changement réel et durable.

D’accord, l’éducation est bénéfique. Mais, pourquoi devrais-je donner à la Fondation 60 millions de filles?

Nos frais d’administration ne dépassent jamais 1%.

60 millions de filles est un organisme dirigé par des bénévoles. Sans frais d’opération ou de salaires, nous sommes donc en mesure de maintenir nos coûts administratifs à un minimum absolu. Cela signifie que 99% de votre bénéficie directement aux enfants que nous soutenons.

La recherche est faite pour vous.

Nous effectuons une recherche et une analyse approfondies lors du choix de nos projets. Nous utilisons une méthode d’évaluation rigoureuse des propositions de projets reçues afin d’assurer que le partenaire et les projets sélectionnés répondent à nos critères et auront un maximum d’impact sur les enfants qui en ont le plus besoin.

Notre système de suivi vous permet de voir que votre argent est bien dépensé.

Nous soutenons en général deux projets de 100 000 $ par année. Après avoir versé les fonds que nous sont confiés, nous nous assurons que notre partenaire nous fera un suivi de l’évolution du projet sur une base régulière, ou de façon plus rapprochée dans le cas d’un changement important qui pourrait avoir un impact sur la mise en œuvre du projet sur le terrain. Consultez l’article publié sur notre blogue (en anglais) suivant l’évaluation successeuse de notre projet d’école secondaire Oleleshwa pour filles au Kenya, géré par notre partenaire Enfants Entraide.

Nous croyons en l’importance de la technologie pour faire progresser l’éducation.

60 millions de filles croit que l’utilisation des meilleures pratiques en matière de technologie sera cruciale afin de faire en sorte que tous les enfants aient accès à une éducation de qualité. Avec 124 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés et une pénurie d’enseignants qualifiés, la technologie constitue une alternative essentielle en vue d’accroître l’accès à l’éducation et au matériel pédagogique pour les enfants.

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À cette fin, nous disposons d’une équipe de recherche et développement engagée à prendre connaissance des meilleures pratiques dans le domaine de la technologie et de l’éducation. Depuis novembre 2013, nous avons mis en œuvre un projet pilote en Sierra Leone avec CAUSE Canada afin de permettre aux enfants d’accéder à KA Lite et d’autre matériel pédagogique. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre programme ICI (en anglais).

Cela fait du bien de savoir qu’on peut faire la différence.

Enfin, savoir que vous pouvez faire une différence fait du bien. Chaque dollar compte et chaque contribution est extrêmement appréciée.

Cette année, nos projets se déroulent en Ouganda et au Nicaragua.

S’il vous plaît, aidez-nous à accroître les possibilités d’éducation pour les enfants vulnérables et marginalisés à travers le monde.

Pourquoi cibler les filles?

Investir dans l’éducation des filles a démontré des résultats.

Nous savons qu’éduquer une fille a un impact durable et significatif tant pour celle-ci que pour sa famille et sa communauté. Instruire une fille a un impact positif sur le développement et améliore l’égalité entre les sexes.

Voici quelques aspects positifs mis de l’avant par le Fonds Malala:

Croissance économique plus forte: Augmenter de 1% seulement le nombre de femmes qui terminent leur éducation secondaire pourrait améliorer la croissance économique d’un pays de 0,3%. Mais, de façon encore plus significative, une augmentation du nombre de personnes ayant de fortes compétences en lecture, en écriture et en arithmétique pourrait entraîner une croissance économique de l’ordre de 2%.

Meilleurs salaires et perspectives d’emploi: Pour chaque année d’éducation supplémentaire, une femme augmente son salaire de 12% en moyenne. En outre, si elle détient des compétences supérieures à la moyenne en mathématiques, elle peut espérer améliorer ses revenus de 18% supplémentaires.

Plus de vies sauvées: Accroitre l’éducation des filles réduit la mortalité infantile et maternelle puisque les mères instruites ont moins d’enfants, sont moins susceptibles de tomber enceintes à l’adolescence et sont plus en mesure de se prévaloir et de négocier l’accès à des soins de santé essentiels pour elles-mêmes et leurs jeunes enfants. En fait, chaque année supplémentaire de scolarité de la mère peut réduire de 14% la prévalence de maladies comme la pneumonie et la rougeole.

Des familles plus petites et en meilleure santé: La réduction du nombre de filles mères avant l’âge de 17 ans contribue à ce que les familles soient plus petites et en meilleure santé. Si toutes les femmes détenaient une éducation primaire, les naissances précoces pourraient diminuer de 10%. Ce chiffre chuterait à 49% si toutes les femmes complétaient leur éducation secondaire et la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans diminuerait également de 49%.

Amélioration de l’accès à l’éducation: Une mère instruite est plus susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école.

De toute évidence, investir dans l’éducation entraîne d’énormes bénéfices. S’il vous plaît, envisagez d’appuyer la Fondation 60 millions de filles en donnant cette saison.

Cette année, nous investissons dans les possibilités d’éducation pour les enfants en Ouganda et au Nicaragua.

Tous les enfants ont droit à l’éducation.

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L’impact de nos actions

La fondatrice de 60 millions de filles, Wanda Bedard, et deux autres volontaires, Vida Fereydoonzad et Martine Michaud, se sont récemment envolées pour l’Ouganda pour prendre connaissance de l’avancement de projets soutenus par la Fondation, de rencontrer d’autres organismes porteurs et d’en apprendre davantage sur l’éducation des filles à l’aide de la technologie. Les trois bénévoles, qui ont elles-mêmes financé leur voyage, poursuivront ensuite leur périple au Kenya.

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Dans sa lettre ci-dessous, de Wanda Bedard partage avec vous, à chaud, son aventure en Ouganda:

L’impact de nos actions!

Nous en sommes encore au tout début de notre voyage, mais je tiens à partager avec vous ce que nous constatons déjà: l’impact de nos actions va bien au delà de nos investissements en argent. Et, ces mêmes investissements ont un impact qui va plus loin que le simple changement direct du projet.

Nous avons visité le Centre mondial d’innovation en technologie de l’Unicef à Kampala, en Ouganda, et avons rencontré la spécialiste en éducation, Katie Mulloy, et la spécialiste en technologie de l’éducation, Joy Birabwa (originaire de l’Ouganda). Nous avons discuté durant 90 minutes non-stop de leurs expériences ainsi que des bons coups, des difficultés et des défis reliés à la mise en place de l’auto-apprentissage par ordinateur. En effet, l’Unicef emprunte presque le même chemin que nous, ayant été inspiré par le travail de Sugata Mitra. Ainsi, depuis 2008, il travaille par essai et erreur afin de comprendre comment l’éducation par auto-apprentissage peut palier le manque énorme d’enseignants qualifiés et la pénurie perpétuelle de livres et outils pédagogiques dans les pays en développement. Du digital school in a box au drum kiosk (basé sur l’idée des kiosques développés par Sugata Mitra), l’Unicef est passé par plusieurs itérations et chamboulements du concept afin d’en arriver maintenant à se concentrer davantage sur le contenu éducatif et, également, sur sa présentation de façon conviviale, intéressante et motivante pour les jeunes. Comme nous le savons, un contenu sec, plate et ennuyant – aussi pertinent soit-il – ne captera pas plus l’attention des étudiants que celle des enseignants.


Ainsi, l’Unicef a commencé par intégrer le curriculum ougandais dans les kiosques portatifs rendus disponibles pour des enfants de tout âge dans des centres communautaires. Après avoir travaillé sur le contenant (pour assurer sa compatibilité avec les ordinateurs et les protéger contre la poussière, la chaleur et le vol), ils se sont vite aperçus que le contenu était leur plus grand défi.  Il ont donc travaillé à développer leur propre contenu, pour ajouter à ce qui existe déjà, et à faire plus de recherche pour trouver et motiver le développement de contenu convivial pur les utilisateurs. Ils ont constaté que leur contenu était bon, mais difficile d’accès sur l’ordinateur (6 à 7 clics étaient parfois nécessaires afin de trouver l’information recherchée). Il y a quelques années, ils ont donc commencé à travailler avec l’organisme norvégien Design without Borders pour reformater leur contenu de façon plus conviviale sur une plateforme plus dynamique. Le produit final, dont nous avons vu le prototype, sera accessible à tous en ligne fin 2015 (toujours en format utilisable hors connexion). Ce contenu augmentera de façon significative ce qui est déjà sur le Raspberry Pi.

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Les deux spécialistes de l’Unicef connaissaient bien le RPi Rachel! L’Unicef utilise KA Lite maintenant et ont un accord de collaboration avec Khan Academy pour continuer le développement du produit spécifiquement pour les pays en développement. Ils ont trouvé, comme nous, que les jeunes avaient de la difficulté avec l’anglais américain. Ils pensent refaire les vidéos avec l’accent africain anglais. Et, comme nous, ils cherchent à améliorer la littératie des élèves, qu’ils reconnaissent comme fondamentale pour tout le reste.

Je leur ai parlé de Fantastic Phonics, qu’elles ne connaissaient pas et que Joy a immédiatement ouvert sur son ordinateur. Elle a été intriguée et m’a demandé de partager avec eux les résultats de nos démarches à savoir si le logiciel pourrait être utilisé «free source» et quel serait l’impact sur le terrain avec les Peer Literacy girls. Elles ont été étonnées et intriguées par les activités du projet pilote, les résultats qui concordent beaucoup avec leurs expériences, nos recherches et notre réseau de connaissances dans le milieu des ONG ainsi que la façon dont nous avons bâti ce réseau de ressources et d’expertise. L’Unicef prévoit dans la prochaine année un projet massif de M&E (measurement and evaluation) pour valider l’impact de l’auto-apprentissage par ordinateur. Katie nous a aussi parlé d’un collègue au Liban qui se penche également sur l’idée des MOOC, particulièrement dans les camps de réfugiés.

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Tout cela pour vous dire qu’on est sur une piste similaire des grands joueurs et que nos efforts contribuent à l’avancement du projet. Ces deux femmes ont été superbes par leur ouverture et transparence pour parler de leurs succès autant que des défis et difficultés. Cela nous permettra d’encore mieux cibler nos efforts!

Et que dire du Raspberry Pi en action sur le terrain!! Ici à Nyaka, on a fait l’essai pratique à la bibliothèque de l’école. Vous ne pouvez pas imaginer la réaction de Jennifer Nantale, la directrice nationale de Nyaka, quand on a installé ce petit bidule hier en présence de son personnel. Elle était bouche bée. Elle n’en revenait pas et a répété sans cesse qu’elle se sentait comme un enfant à Noël recevant le plus beau cadeau imaginable. Le choc total sur son visage. Son directeur tech et biblio a immédiatement voulu défaire le RPi pour mieux en comprendre les possibilités. Jennifer nous a parlé de son wish list pour Nyaka qu’elle a toujours avec elle. L’accès à des livres et à de l’information pour ses étudiants est sa plus grande priorité depuis longtemps, mais ils n’avaient jamais les fonds et ne pouvaient même pas imaginer comment transporter tout cela dans leur région éloignée. Elle m’a demandé tout au long de la journée si je savais vraiment la valeur de ce cadeau qu’on leur a donné. Elle a immédiatement convoqué son personnel pour lui dire comment il pouvait s’en servir immédiatement pour les étudiants, la formation des enseignants, la formation des mères, l’utilisation par leurs infirmières, les personnes responsables de leur ferme communautaire et les agriculteurs des environs. Tout au long de la journée, elle en a parlé aux autres membres de son personnel qu’elle rencontrait et même aux étudiants lorsqu’elle nous présentait.

On continue aujourd’hui à Katumba, la 2e école primaire de Nyaka à 2 heures de notre base. On arrivera RPi en main!

L’UNICEF demande une somme record de 3,1 milliards de dollars

Dans un rapport publié cette semaine, l’UNICEF évalue à 62 millions le nombre d’enfants en 2015 dont la santé sera menacée par l’instabilité politique. À la lumière de la gravité de la situation, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a lancé un appel record au financement de 3,1 milliards de dollars US. Un article publié dans Le Devoir du 29 janvier [accessible seulement aux abonnés] citait David Morley, directeur d’UNICEF au Canada, qui signalait que, « Si de façon générale, la situation des enfants s’améliore dans le monde, elles continuent par contre de s’aggraver dans les zones de conflits, notamment dans la région syrienne, au Nigeria et en République centrafricaine. » Il précise qu’en Syrie, 60 % des hôpitaux ont été détruits, ainsi que 20 % des écoles. De conclure David Morley, « Trois milliards, c’est beaucoup, mais il faut mettre cela en perspective. C’est moins que le budget de la Ville de Montréal pour subvenir aux besoins d’enfants en danger sur toute la planète. »

Le taux et le nombre d’enfants non scolarisés stagnent depuis 2007

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L’Institut de statistique de l’UNESCO et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) viennent de publier les Résultats de l’Initiative mondiale en faveur des enfants non scolarisés. Le rapport conclut notamment que le nombre d’enfants d’âge primaire non scolarisés a chuté de 42 % à l’échelle mondiale entre 2000 et 2012. Toutefois, le taux et le nombre d’enfants non scolarisés stagnent depuis 2007. En fait, 9 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire et 17 % des adolescents en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire sont exclus du système éducatif. En tout, 58 millions d’enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés à l’échelle mondiale.

http://www.uis.unesco.org/education/pages/oosci-global-reportFR.aspx