L’UNICEF demande une somme record de 3,1 milliards de dollars

Dans un rapport publié cette semaine, l’UNICEF évalue à 62 millions le nombre d’enfants en 2015 dont la santé sera menacée par l’instabilité politique. À la lumière de la gravité de la situation, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a lancé un appel record au financement de 3,1 milliards de dollars US. Un article publié dans Le Devoir du 29 janvier [accessible seulement aux abonnés] citait David Morley, directeur d’UNICEF au Canada, qui signalait que, « Si de façon générale, la situation des enfants s’améliore dans le monde, elles continuent par contre de s’aggraver dans les zones de conflits, notamment dans la région syrienne, au Nigeria et en République centrafricaine. » Il précise qu’en Syrie, 60 % des hôpitaux ont été détruits, ainsi que 20 % des écoles. De conclure David Morley, « Trois milliards, c’est beaucoup, mais il faut mettre cela en perspective. C’est moins que le budget de la Ville de Montréal pour subvenir aux besoins d’enfants en danger sur toute la planète. »

Le taux et le nombre d’enfants non scolarisés stagnent depuis 2007

rapport 2015 enfants non scolarisés

L’Institut de statistique de l’UNESCO et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) viennent de publier les Résultats de l’Initiative mondiale en faveur des enfants non scolarisés. Le rapport conclut notamment que le nombre d’enfants d’âge primaire non scolarisés a chuté de 42 % à l’échelle mondiale entre 2000 et 2012. Toutefois, le taux et le nombre d’enfants non scolarisés stagnent depuis 2007. En fait, 9 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire et 17 % des adolescents en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire sont exclus du système éducatif. En tout, 58 millions d’enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés à l’échelle mondiale.

http://www.uis.unesco.org/education/pages/oosci-global-reportFR.aspx

Haïti cinq ans après le tremblement de terre

Haïti marque aujourd’hui le cinquième anniversaire du séisme qui a tué plus de 200 000 personnes et jeté à la rue 1,5 million de personnes. La majorité des rescapés ont réussi à se reloger sans toutefois retrouver leur niveau de vie d’avant 2010. La famille Descat peut se compter chanceuse que tous les membres de la famille ont survécu, mais, comme bien d’autres Haïtiens, le père n’arrive pas à trouver d’emploi stable et la mère doit marcher près de deux heures par jour pour se rendre à son travail et en revenir. Ils vivent à quatorze personnes dans une maison exiguë de construction précaire. Les Descat espèrent améliorer leur sort, notamment en s’assurant que les enfants vont à l’école et pourront décrocher éventuellement des emplois.

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201501/12/01-4834268-haiti-cinq-ans-apres-la-maison-sur-la-colline.php

Malala reçoit son prix Nobel

C’est hier que Malala Yousafzai recevait son prix Nobel de la paix. À 17 ans, elle est la plus jeune lauréate de ce prestigieux prix qu’elle partage avec un autre défenseur des enfants, l’Indien Kailash Satyarthi. « Une jeune fille et un homme somme toute plus âgé, une Pakistanaise et un Indien, une musulmane et un hindou, tous deux [sont des] symboles de ce dont le monde a besoin : davantage d’unité, de la fraternité entre les nations », a dit le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland.

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/426366/malala-recoit-son-prix-nobel

Le Canada met de la pression sur la Tanzanie pour combattre les mariages forcés

Par suite d’un rapport accablant du Human Rights Watch (HRW), publié le mois dernier, le Canada travaille en coulisses pour faire pression sur la Tanzanie pour qu’elle adopte une politique visant à faire cesser les mariages forcés des jeunes filles. Selon l’étude du HRW, l’absence de législation pour protéger les enfants en Tanzanie ouvre la voie aux mariages forcés, lesquels entravent l’accès à l’éducation pour les jeunes filles, en plus de les exposer à des problèmes de santé et de violence. L’organisme des droits de la personne presse donc les autorités à fixer l’âge minimal des mariages à 18 ans.

Le premier ministre Stephen Harper et le président tanzanien Jakaya Kikwete sont responsables de la Commission de l’information et de la redevabilité pour la santé de la femme et de l’enfant de l’Organisation des Nations unies depuis 2010. Le Canada a donc choisi de convaincre discrètement la Tanzanie de combattre les mariages forcés, plutôt que de dénoncer publiquement ce pays africain.

http://www.ledevoir.com/non-classe/424085/le-canada-met-de-la-pression-sur-la-tanzanie
http://www.huffingtonpost.ca/2014/11/16/ottawa-child-marriages-tanzania_n_6167786.html

Écoles fermées en raison du virus Ebola

Les écoles sont fermées dans les trois pays les plus touchés par le virus Ebola, soit le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée. Des organisations non gouvernementales, dont CAUSE Canada et les partenaires du Partenariat mondial pour l’éducation, privilégient l’apprentissage à domicile dans ces pays. CAUSE Canada verse notamment des allocations aux personnes acceptant d’aller aux domiciles des élèves pour leur enseigner et a également mis en place plus de 7 500 points de lavage pour endiguer l’épidémie. Quant au Partenariat mondial pour l’éducation, ses partenaires membres soutiennent la diffusion de cours à la radio à l’intention des élèves et appuient une campagne d’information sur le virus. Des plans sont en voie d’élaboration en vue de la réouverture des écoles. En date du 25 octobre, l’épidémie du virus Ebola comptait 10 141 cas et avait fait 4 922 morts.
https://www.globalpartnership.org/fr/blog/cinq-%C3%A9v%C3%A9nements-importants-que-vous-avez-peut-%C3%AAtre-rat%C3%A9s-en-octobre

Retour sur la 9e conférence annuelle

Quelque 200 personnes ont assisté à la 9e conférence annuelle de la fondation 60 millions de filles, tenue le 4 novembre à l’Ermitage du Collège de Montréal. L’encan silencieux a permis d’amasser 10 400 $, qui serviront à financer nos projets. La conférencière invitée Bev Carrick, de CAUSE Canada, nous a entretenu de la présence de cet organisme en Sierra Leone, présentement en proie au virus Ebola. La Fondation a collaboré à deux de ses projets dans cette région, dont le projet pilote d’autoapprentissage assisté par ordinateur dans un environnement rural, qui s’est terminé en juin.

Par ailleurs, Sheena Bell, de l’Institut de la statistique de l’UNESCO, a brossé le tableau évolutif de l’éducation des filles dans les pays en développement. En bref, les statistiques montrent une amélioration constante jusqu’en 2008. La situation stagne depuis ce temps pour plusieurs raisons. Si le taux d’inscription à l’école est en hausse, le nombre total d’enfants l’est aussi. Certains pays se démarquent malgré tout en se rapprochant des Objectifs du Millénaire pour le développement de l’UNESCO relativement à l’accès à l’éducation primaire, dont le Malawi et la Zambie.

Ce qu’on peut tirer comme conclusion des deux conférences, c’est que les solutions à apporter ne peuvent être universelles, elles doivent tenir compte de chaque contexte.